RécitPourparlers sur la sécurité régionale à Téhéran

Sécurité · Téhéran et Le Caire

Les émissaires saoudien, turc et pakistanais à Téhéran pour éviter un nouvel affrontement entre l'Iran, les États-Unis et Israël

Des délégations d'Arabie saoudite, de Turquie et du Pakistan sont arrivées à Téhéran lundi 26 octobre, tandis que le Parlement égyptien autorisait un soutien à la défense saoudienne contre les attaques houthies. L'Iran a de son côté proposé un pacte de sécurité régional dont les États-Unis seraient exclus.

Texte IA fondé sur les articles de NEWS 24/7, ΣΚΑΪ, Ειδήσεις et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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En bref

Téhéran, Le Caire · Iran, Égypte
Comment on en est arrivé là
  1. 26 oct.Des délégations d'Arabie saoudite, de Turquie et du Pakistan rencontrent des responsables iraniens à Téhéran
  2. 27 oct.Les élections israéliennes sont prévues
  3. 3 nov.Les élections américaines sont prévues

Les émissaires arrivent à Téhéran

Des délégations de haut rang d'Arabie saoudite, de Turquie et du Pakistan, les trois signataires de l'accord de défense du pacte de La Mecque, sont arrivées à Téhéran lundi 26 octobre pour éviter un nouvel affrontement militaire entre l'Iran et les États-Unis et Israël. Deux responsables régionaux, s'exprimant sous couvert d'anonymat, ont indiqué que ces visites intervenaient alors que la rhétorique se durcissait des deux côtés et que beaucoup en Iran se préparaient à un retour à une guerre totale. Le ministre saoudien de la Défense Khalid bin Salman, le chef de l'armée pakistanaise le maréchal Asim Munir et le chef du renseignement turc Ibrahim Kalin devaient rencontrer de hauts responsables iraniens de la sécurité et des négociateurs afin de faire avancer un accord entre Téhéran et Washington. Un haut responsable iranien de la sécurité a annoncé la réunion sur la télévision d'État, sans que sa date soit officiellement confirmée. Un vice-ministre saoudien des Affaires étrangères a confirmé les discussions et indiqué qu'elles visent à soutenir le dialogue et les efforts de médiation du Qatar et du Pakistan. Le président iranien Masoud Pezeshkian a appelé à l'unité régionale lors de la réunion, selon un communiqué de son cabinet, et exhorté les quatre pays à adopter une position coordonnée.

À l'ordre du jour : attaques houthies et pacte élargi

Les discussions devaient porter sur la guerre au Yémen et les attaques houthies contre l'Arabie saoudite, selon des responsables s'exprimant sous couvert d'anonymat. Les houthis, rebelles soutenus par l'Iran au Yémen, ont mené des attaques destructrices de missiles et de drones contre des infrastructures en Arabie saoudite et affirment avoir contraint l'aéroport de Riyad à fermer. Des responsables auraient également discuté de la possibilité pour l'Iran de rejoindre un nouveau pacte de sécurité impliquant des pays islamiques. Oman figure parmi les États du Golfe qui ont envisagé un pacte de sécurité régional incluant l'Iran. Le débat dans le Golfe a aussi rouvert la question de savoir si l'importante présence militaire américaine dans leurs pays est une garantie de sécurité ou une source d'insécurité.

La proposition iranienne et la controverse du pacte de La Mecque

Le pacte de La Mecque, accord de défense mutuelle, a été signé en août par l'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie. Certains en Iran craignent qu'il ait été conçu pour contenir Téhéran, mais les trois signataires assurent qu'il s'agit purement d'un pacte de défense mutuelle. Le ministère iranien des Affaires étrangères a proposé à plusieurs reprises un pacte de sécurité régional dans lequel l'Iran, et non les États-Unis, jouerait le rôle principal. La proposition de Téhéran, transmise à Washington par des médiateurs à la mi-septembre 2026, demande la levée du blocus américain des ports iraniens, l'allègement des sanctions sur les exportations pétrolières iraniennes et la fin des hostilités sur tous les fronts régionaux. Un haut responsable iranien a déclaré que Téhéran ne discuterait pas de son programme nucléaire lors des pourparlers et que les États-Unis devaient d'abord satisfaire aux conditions posées par Téhéran pour mettre fin à la guerre.

L'Égypte autorise un soutien à la défense saoudienne

Lundi 26 octobre, le Parlement égyptien a autorisé les forces armées à soutenir la défense de l'Arabie saoudite, selon des parlementaires et des médias locaux. Cette décision pourrait engager directement Le Caire dans un conflit régional qui s'est élargi à mesure que les attaques houthies contre le royaume s'intensifiaient. Le président Abdel Fattah al-Sisi avait demandé la semaine précédente au Parlement d'approuver un tel soutien si Riyad sollicitait de l'aide contre les houthis, dont les avancées menacent aussi le détroit de Bab el-Mandeb, porte d'entrée du canal de Suez. L'Égypte a condamné à plusieurs reprises les attaques contre les États du Golfe attribuées à l'Iran ou à des forces soutenues par l'Iran, mais elle n'a ni rejoint le pacte de La Mecque ni pris part à des combats directs. Le ministre des Affaires étrangères Badr Abdelatty a déclaré ce mois-ci que l'adhésion éventuelle de l'Égypte restait à l'étude. En 2015, l'Égypte avait envoyé des navires de guerre et promis un soutien aérien à la coalition menée par l'Arabie saoudite au Yémen, aux côtés d'environ 800 soldats au sol au rôle limité.

Appel de l'ONU et calendrier

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'exprimant au Caire, a appelé à la fin de l'escalade au Moyen-Orient avant la réunion de Téhéran. Il a averti qu'une attaque militaire massive combinée contre l'Iran et une attaque massive iranienne contre les États du Golfe devaient être évitées à tout prix, et que les conséquences seraient inimaginables. Un commentaire publié par Kathimerini décrit des dirigeants israéliens et américains intensifiant leurs menaces à l'approche des élections dans les deux pays. Les élections israéliennes sont prévues mardi 27 octobre et les élections américaines le 3 novembre.

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Sources et contexte

Organisations
Reuters

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