
L'Argentine ferme les chutes d'Iguazú aux visiteurs alors qu'El Niño multiplie par six le débit du fleuve
Les autorités argentines ont restreint l'accès aux chutes d'Iguazú le lundi 12 octobre 2026, après que le débit du fleuve a dépassé 12 000 mètres cubes par seconde, une réouverture étant prévue pour le mardi 13 octobre.
Accès restreint alors que le débit du fleuve grimpe
Le lundi 12 octobre 2026, l'administration du parc national d'Iguazú et l'entreprise qui exploite le site ont restreint l'accès aux zones touristiques des chutes après que le débit du fleuve a dépassé 12 000 mètres cubes par seconde, plus de six fois sa moyenne habituelle. Le parc a indiqué que la mesure était préventive en raison de fortes pluies liées à El Niño. La première annonce ne précisait aucune date de réouverture.
Une restriction temporaire de la circulation des personnes et de l'accès aux zones ouvertes au public a été mise en place.
Plus tard dans la journée, le parc a fait état d'un « déclin progressif » du débit du fleuve, ce qui lui a permis de lever la restriction préventive et de reprendre les activités normales à partir du mardi 13 octobre. Le directeur du parc, José María Hervás, a déclaré que la fermeture avait été décidée parce que « la pluie ne cesse pas » et que le volume d'eau relâché par les barrages en amont sur le fleuve Iguazú ne diminuait pas. Les chutes d'Iguazú, reconnues par l'UNESCO et s'étendant sur environ 2 700 mètres à la frontière entre l'Argentine et le Brésil, figurent parmi les plus grandes chutes d'eau du monde.
Alertes de crue sur le Paraná et l'Uruguay
Les autorités ont également émis des alertes sur la montée des débits du Paraná et de l'Uruguay, alimentée par les pluies d'El Niño. L'organisme binational qui exploite la centrale hydroélectrique de Yacyretá, à la frontière entre l'Argentine et le Paraguay, a indiqué lundi que le débit du Paraná dépassait de 37 % ses moyennes historiques en septembre et de 40 % depuis le début du mois d'octobre. Selon les médias locaux, les crues de l'Uruguay ont contraint des dizaines de personnes à évacuer des zones riveraines autour de Concordia et de Paso de los Libres.
- Septembre 2026
- 37 %
- Depuis début octobre 2026
- 40 %
Une série de fermetures
Le parc avait également fermé les chutes pour cause de crue en 2023 et 2024, lors d'un épisode antérieur d'El Niño qui avait détruit des passerelles dans la zone touristique connue sous le nom de Gorge du Diable. En août 2026, le parc a fermé cette section du sentier et démonté ses passerelles par précaution, anticipant un épisode météorologique similaire ou plus intense. La succession des fermetures et des mesures de précaution est présentée ci-dessous.
- Parc fermé aux visiteurs en raison de crues lors d'un épisode El Niño
- Parc fermé de nouveau en raison de crues
- Les autorités ont fermé la section du sentier de la Gorge du Diable et démonté les passerelles par précaution
- Accès aux zones touristiques restreint après que le débit du fleuve a dépassé 12 000 mètres cubes par seconde
- Reprise prévue des activités normales après la levée de la restriction
Perspectives El Niño
Les météorologues du monde entier ont averti que l'El Niño actuel pourrait devenir le plus intense jamais enregistré. Le phénomène débute dans le Pacifique équatorial, où la modification des vents libère la chaleur de l'océan vers l'atmosphère, et atteint son pic en décembre tout en affectant la météo jusqu'à l'année suivante. El Niño fait monter les températures dans le Pacifique tropical, ce qui peut accroître le risque de sécheresse comme d'inondation, et les scientifiques considèrent désormais que le réchauffement climatique d'origine humaine intensifie ces événements. En Argentine, le service météorologique national (SMN) a indiqué que les précipitations sur la côte avaient été excessives tout au long de septembre, comparables à la moyenne des épisodes El Niño forts.
Les excédents sont relativement faibles au début, mais augmentent au fil de l'année, en particulier pendant l'été et l'automne austral de 2027.
L'avertissement du SMN annonce des excédents croissants au cours de l'été et de l'automne austral de 2027.

