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Football·-20 h

Les célébrations de la Ligue des champions du PSG tournent au drame : un mort, 219 blessés, 780 interpellations en France

Les célébrations nationales de la deuxième Ligue des champions consécutive du Paris Saint-Germain ont dégénéré samedi soir, laissant un mort, 219 blessés et 780 interpellations lors de heurts dans toute la France.

Une nuit de chaos

Ce qui avait commencé comme des célébrations joyeuses pour la victoire spectaculaire du Paris Saint-Germain en finale de la Ligue des champions contre Arsenal à Budapest a rapidement tourné à la violence généralisée en France. Des milliers de supporters s'étaient rassemblés, avec environ 20 000 personnes convergeant vers les Champs-Élysées à Paris seulement, allumant des fumigènes et klaxonnant après le coup de sifflet final. Mais au fil de la nuit, des groupes plus restreints ont commencé à vandaliser des magasins, à allumer des incendies et à affronter la police dans des scènes qualifiées d'« absolument inacceptables » par le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez.

La grande majorité est sortie pour fêter et tout s'est parfaitement passé. Mais quelques individus, et ce ne sont pas des supporters du PSG, mais des gens qui ne regardent même pas les matchs, sont sortis pour créer des incidents et du désordre.

La violence ne s'est pas limitée à la capitale. Des incidents ont été signalés dans environ 15 villes selon les premières estimations de la police, bien que des rapports ultérieurs aient fait état de jusqu'à 71 villes touchées par des troubles. À Toulouse, 18 personnes ont été interpellées après que des poubelles et des trottinettes aient été incendiées. À Montpellier, cinq arrestations ont été effectuées pour tentatives d'effraction, vandalisme et violences contre des forces de l'ordre, qui ont été visées par des canettes et des pierres. Des scènes similaires se sont déroulées à Bordeaux, Rennes, Nantes, Lyon, Nice, Nancy, Strasbourg, Grenoble et de nombreuses autres villes avant que le calme ne revienne vers 1 heure du matin.

Un accident mortel à la Porte Maillot

L'incident le plus tragique de la nuit s'est produit près du Parc des Princes. Un jeune homme d'une vingtaine d'années est mort après que sa moto de motocross a heurté des blocs de béton installés sur une rampe de sortie du périphérique parisien, à la Porte Maillot. Le parquet de Paris a confirmé le décès, tandis qu'une autre personne a été hospitalisée dans un état critique. Les barrières en béton avaient été placées dans le cadre des mesures de sécurité pour les célébrations.

Chronologie des événements : samedi soir à dimanche
  1. Le PSG bat Arsenal aux tirs au but en finale de la Ligue des champions à Budapest ; les célébrations commencent dans toute la France
  2. Accident mortel de moto à la sortie de la Porte Maillot sur le périphérique parisien
  3. Le calme revient dans la plupart des villes après des heures de heurts, d'incendies et de vandalisme
  4. Les joueurs du PSG attendus à l'aéroport Charles-de-Gaulle en provenance de Budapest
  5. Défilé de la victoire au Champ-de-Mars, avec 80 000 à 100 000 personnes attendues
  6. Le président Macron reçoit l'équipe du PSG au palais de l'Élysée
  7. Célébration au stade du Parc des Princes

Le bilan humain

Dimanche matin, les chiffres officiels dressaient un tableau sombre. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a fait état de 219 blessés dans toute la France, dont huit grièvement. Sept policiers figurent parmi les blessés. Au total, 780 personnes ont été interpellées dans tout le pays, dont 457 placées en garde à vue, soit une augmentation de 32 % par rapport aux troubles de l'année précédente après la victoire. À Paris seulement, près de 300 interpellations ont eu lieu. Un petit groupe a même tenté de prendre d'assaut un commissariat du 8e arrondissement avant d'être dispersé.

Nous avons eu quelques rassemblements dans une ambiance festive partout sur le territoire national. La situation est restée globalement sous contrôle malgré quelques débordements, régulièrement réprimés par les forces de l'ordre.

Les dégâts sont considérables. Des abribus détruits, des vitres brisées, des poubelles et des véhicules calcinés, et des vélos renversés jonchaient les rues de nombreux arrondissements. Les agents municipaux ont passé dimanche matin à déblayer les débris des routes encore marquées par les stigmates du saccage nocturne.

Répercussions politiques et tolérance zéro

La violence a suscité une réaction politique rapide. Marine Le Pen, cheffe du Rassemblement National, s'est exprimée sur X samedi soir pour déplorer que « seulement en France, la victoire d'un club » déclenche de telles scènes. Le ministre de l'Intérieur Nuñez a promis de continuer avec fermeté, déclarant la « tolérance zéro » pour tout nouveau désordre lors des célébrations prévues dimanche.

Nous ne tolérerons aucun excès, aucun désordre. Nous continuerons à faire preuve de la plus grande fermeté.

Un jour de fête sous haute surveillance

Malgré la violence nocturne, les autorités ont confirmé que les festivités prévues dimanche se dérouleraient comme prévu. Plus de 22 000 policiers et gendarmes ont été mobilisés dans la capitale — un chiffre ensuite précisé par la préfecture de police de Paris à 5 780 — pour sécuriser les événements. Les joueurs du PSG, de retour de Budapest, étaient attendus à l'aéroport Charles-de-Gaulle vers 15 heures avant de se rendre au Champ-de-Mars près de la tour Eiffel, où plus de 80 000 à 100 000 personnes étaient attendues. Le président Emmanuel Macron devait recevoir l'équipe au palais de l'Élysée à 18 heures, suivi d'une célébration au Parc des Princes à partir de 19 h 30.

Bilan des victimes et interpellations : célébrations PSG 2026 · people
Total des interpellés
780 people
Placés en garde à vue
457 people
Total des blessés
219 people
Blessés graves
8 people
Policiers blessés
7 people
Morts
1 people

Le contraste entre la gloire sportive et le désordre civil était frappant. Comme le soulignait un éditorial, l'exploit du club a été accueilli à la fois par « la gloire et la honte nationales ». Les événements de la nuit ont fait écho à la violence post-titre de l'année précédente, lorsque 201 personnes avaient été blessées et plus de 500 arrestations effectuées dans toute la France, soulevant des questions difficiles sur la planification de la sécurité pour les célébrations de masse.

Paris · Budapest · Toulouse · Montpellier · Bordeaux · Lyon

8 sources

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