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En bref

  • Les avocats affirment que les agents ne leur ont pas remis de copie du mandat à l'avance ni contacté le bureau du conseil général de la Chambre, comme l'avait exigé un juge d'instruction pour la perquisition du lundi 12 octobre.

  • Les agents ont saisi le téléphone d'Omar, et plus d'une douzaine d'assignations de grand jury ont été délivrées, y compris à certains de ses proches, selon des sources.

  • Les enquêtes de la Sécurité intérieure examinent si Omar, 44 ans, ou des membres de sa famille ont menti sur des documents d'immigration datant de plusieurs décennies utilisés pour obtenir un statut légal et la citoyenneté.

  • La perquisition a eu lieu quelques semaines avant les élections de mi-mandat du 3 novembre, auxquelles Omar est candidate, et les avocats affirment qu'elle a enfreint une pratique consistant à éviter les actes d'enquête publics visant un candidat dans les 60 jours précédant une élection.

Washington
Washington · États-Unis
Comment on en est arrivé là
  1. 12 oct.Des agents fédéraux perquisitionnent le domicile d'Omar à Washington et saisissent son téléphone
  2. 16 oct.Les avocats d'Omar envoient une lettre aux procureurs fédéraux pour exiger la restitution des biens saisis
  3. 3 nov.Élections de mi-mandat, auxquelles Omar est candidate

La perquisition et la lettre

Des agents fédéraux ont perquisitionné lundi 12 octobre le domicile de la représentante démocrate du Minnesota Ilhan Omar à Washington, dans le cadre d'une enquête pour fraude présumée à l'immigration. Les agents ont passé plusieurs heures dans la résidence et sont repartis avec plusieurs cartons d'objets saisis, ainsi que son téléphone. Vendredi 16 octobre, ses avocats ont adressé une lettre aux procureurs fédéraux pour exiger la restitution des biens saisis et la préservation de tout enregistrement audio et vidéo réalisé pendant la perquisition. La lettre, rédigée par les avocates Amy Jeffress et Joshua Matz, a été obtenue par l'Associated Press.

Les limites fixées par le juge

Les avocats affirment que les agents ont ignoré les conditions imposées par un juge d'instruction fédéral sur le déroulement de la perquisition. Ces conditions exigeaient que les enquêteurs remettent aux avocats d'Omar une copie du mandat et contactent le bureau du conseil général de la Chambre avant la perquisition. Si ce contact avait eu lieu, Omar aurait pu consulter des avocats du Congrès au sujet de travaux législatifs susceptibles d'être exemptés de saisie, soutiennent les avocats. Ils qualifient la perquisition de « ni justifiée ni légale » et affirment que les procédures du juge visent à protéger les droits constitutionnels d'Omar en tant que membre en exercice du Congrès. Les avocats soutiennent également que l'enquête est politiquement motivée car elle a débuté quelques semaines avant les élections de mi-mandat du 3 novembre, auxquelles Omar est candidate. Ils accusent le ministère de la Justice d'avoir enfreint sa pratique de longue date consistant à éviter les actes d'enquête publics visant un candidat dans les 60 jours précédant une élection.

La réponse du ministère de la Justice

Une porte-parole du ministère de la Justice, Emily Covington, a déclaré que la lettre était truffée d'allégations fausses et d'inexactitudes. Dans un message texte, la porte-parole a écrit :

« Nos avocats et nos partenaires des forces de l'ordre ont respecté toutes les ordonnances judiciaires et obligations légales, comme ils le font toujours. »

Emily Covington

Omar a nié l'allégation au cœur de l'enquête sur l'immigration. L'enquête fait suite à des années durant lesquelles Donald Trump et des figures des médias conservateurs ont propagé des rumeurs selon lesquelles l'ancien mari d'Omar serait en réalité son frère et qu'elle l'aurait épousé pour qu'il puisse obtenir un statut migratoire. Ces affirmations restent non étayées, et Omar les a rejetées.

L'ampleur de l'enquête

L'ampleur de l'enquête n'est pas claire. Le secrétaire à la Sécurité intérieure, Markwayne Mullin, a indiqué que les autorités examinaient d'éventuelles infractions liées aux documents d'immigration de la famille, et en septembre il a suggéré que l'enquête pourrait finalement aboutir à l'expulsion d'Omar. La procureure fédérale de Washington, Jeanine Pirro, a déclaré que plusieurs enquêtes étaient en cours concernant Omar et que son bureau examinait les déclarations financières de la congressiste. Selon trois personnes proches du dossier, les enquêteurs ont examiné des messages texte familiaux provenant d'un téléphone saisi plus tôt cette année auprès de l'une des sœurs d'Omar, et ces messages ont contribué à convaincre un juge fédéral d'autoriser la perquisition. L'enquête est portée devant un grand jury fédéral dans le Minnesota et cherche à savoir si Omar et des proches ont menti ou omis des informations clés dans des documents d'immigration déposés depuis leur arrivée aux États-Unis dans les années 1990, après avoir fui la guerre civile somalienne en tant que réfugiés.

La suite

Des responsables fédéraux ont délivré ces derniers jours des assignations à comparaître à la sœur et à plusieurs autres personnes de l'entourage d'Omar, et plus d'une douzaine d'assignations de grand jury ont été envoyées au total, y compris à certains de ses proches. Les avocats d'Omar demandent la préservation de tout enregistrement audio et vidéo de la perquisition, ainsi que la restitution des objets saisis. La lettre expose les arguments que son équipe juridique pourrait présenter devant un tribunal si elle est inculpée. Les élections de mi-mandat ont lieu le 3 novembre.

À suivre dans l’édition du jour

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Sources et contexte

  • Al Jazeera Onlineil y a 2 hLes avocats d'Ilhan Omar demandent la restitution des biens saisis lors de la perquisitionIlhan Omar's lawyers demand the return of property seized in house raid · original en anglais
  • The Guardianil y a 3 hLes avocats d'Ilhan Omar affirment que la perquisition fédérale de son domicile n'était ni justifiée ni légaleIlhan Omar's attorneys say federal search of her home was 'neither justified nor lawful' · original en anglais
  • Irish Examineril y a 10 hLes avocats de la politicienne américaine Omar demandent la restitution des biens après la perquisitionLawyers for US politician Omar demand return of property after home searched · original en anglais
  • Washington Postil y a 15 hLes avocats de la représentante Ilhan Omar affirment que les autorités ont ignoré les restrictions du juge sur la perquisitionRep. Ilhan Omar's lawyers say authorities ignored judge's restrictions on home search · original en anglais
Ilhan Omar
Représentante démocrate du Minnesota dont le domicile à Washington a été perquisitionné dans le cadre d'une enquête pour fraude à l'immigration
Amy Jeffress
Avocate d'Omar qui a coécrit la lettre aux procureurs fédéraux
Markwayne Mullin
Secrétaire à la Sécurité intérieure qui a suggéré que les autorités examinaient d'éventuels crimes liés aux documents d'immigration de la famille d'Omar
Jeanine Pirro
Procureure fédérale de Washington dont le bureau enquête sur les déclarations financières d'Omar
Donald Trump
Président des États-Unis dont les critiques envers Omar sont citées par les avocats comme motivation politique de l'enquête

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Publié aujourd’hui à 18:00.

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Fondé sur les articles de

Al Jazeera Online, The Guardian, Irish Examiner, Washington Post, The Independent, The New York Times

Liste des sources

Gouvernement · Washington

Les avocats d'Ilhan Omar réclament la restitution des biens saisis lors de la perquisition de son domicile à Washington

Des agents fédéraux ont perquisitionné le domicile d'Ilhan Omar à Washington lundi 12 octobre, et ses avocats affirment désormais que la perquisition a enfreint les limites fixées par un juge et qu'elle était politiquement motivée à l'approche des élections de mi-mandat.

Washington

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Texte IA fondé sur les articles de Al Jazeera Online, The Guardian, Irish Examiner et d’autres médias. Publié aujourd’hui à 18:00.

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