
Mattarella accepte l'examen du parquet de Milan et confirme l'absence de motifs pour rouvrir la grâce de Nicole Minetti
Le président italien Sergio Mattarella a pris acte des conclusions d'une nouvelle enquête du procureur général de Milan, qui n'a trouvé aucune raison de révoquer la grâce accordée à l'ancienne conseillère régionale Nicole Minetti.
La déclaration présidentielle
Le président Sergio Mattarella a formellement pris acte des conclusions du parquet général de Milan, qui a mené un nouvel examen de la grâce accordée à Nicole Minetti. Le Quirinal a publié un communiqué confirmant que le chef de l'État « a pris respectueusement acte des conclusions du parquet général de Milan, selon lesquelles aucun motif n'est trouvé pour une réévaluation de la mesure de clémence adoptée, réitérant sa confiance dans la justice. » Le communiqué remercie également le ministre de la Justice Carlo Nordio d'avoir rapidement facilité la nouvelle enquête.
Les conclusions de l'enquête
Le parquet général de la cour d'appel de Milan a effectué les vérifications demandées par la présidence de la République et sollicitées par le ministère de la Justice. L'enquête a examiné le caractère prétendument infondé des conditions ayant conduit à la grâce. Selon le Quirinal, le procureur général « a ordonné des vérifications approfondies dans toutes les directions nécessaires, via les forces de police italiennes et Interpol, aboutissant à la conclusion qu'elles ne correspondent pas à la réalité. » L'enquête a été déclenchée par des articles de presse, en particulier des articles d'Il Fatto Quotidiano, qui avaient soulevé des questions sur les circonstances entourant la grâce.
Les allégations examinées
Il Fatto Quotidiano avait rapporté des allégations de fêtes impliquant des escortes et de la drogue dans le ranch uruguayen de Minetti et de son compagnon Giuseppe Cipriani. La nouvelle enquête, qui s'est également appuyée sur les enquêtes défensives de Minetti et Cipriani, a conclu que le tableau initial restait inchangé : il s'agissait uniquement de réunions sociales, et non des fêtes illicites alléguées. L'enquête n'a pas inclus le témoignage d'une masseuse qui s'était confiée à Il Fatto Quotidiano.
La procédure standard défendue
Le Quirinal a rejeté les suggestions d'un secret inhabituel entourant la grâce. Le communiqué note que « pour le décret de grâce en question, le Quirinal n'a pas dérogé à son comportement habituel, sans aucun secret inhabituel : dans la plupart des cas d'octroi d'une grâce, aucun communiqué de presse n'est publié par le Quirinal, en raison de la présence de données sensibles. » La présidence a cité les maladies, les affaires familiales, l'implication d'enfants et d'autres aspects délicats qui doivent être protégés de la divulgation.
Les chiffres des grâces présidentielles
Pour fournir un contexte, le Quirinal a révélé qu'au cours du mandat présidentiel actuel, qui a duré plus de quatre ans, 42 grâces ont été accordées. Parmi celles-ci, 12 ont été rendues publiques par un communiqué de presse, tandis que 30 cas impliquaient des données sensibles et n'ont pas été annoncés. Le communiqué a également souligné que depuis plus de onze ans, chaque fois qu'une demande de grâce est accompagnée d'un avis favorable des instances judiciaires compétentes, le président de la République a coutume d'accorder la grâce « sans être influencé par des considérations étrangères aux finalités humanitaires de la grâce. »
- Rendues publiques (communiqué de presse émis)
- 12
- Non rendues publiques (données sensibles)
- 30

