Macroéconomie · Washington et Decorah

L'économie américaine progresse de 3,4 % au troisième trimestre, portée par l'investissement dans l'IA et la consommation

La croissance s'est accélérée après 2,2 % au deuxième trimestre, mais l'inflation élevée et les coûts énergétiques liés au conflit avec l'Iran pèsent sur les ménages, à quelques jours des élections de mi-mandat du 3 novembre.

Texte IA fondé sur les articles de NPR, Η Ναυτεμπορική, Axios et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Washington, Decorah · États-Unis
Comment on en est arrivé là
  1. 28 oct.La Fed laisse son taux directeur inchangé ; le Bureau du recensement publie le déficit commercial de septembre
  2. 29 oct.Le département du Commerce publie une estimation du PIB du troisième trimestre à 3,4 %
  3. 3 nov.Élections de mi-mandat
  4. décembre 2026Prochaine réunion de la Fed, sous pression pour relever les taux

La croissance dépasse les attentes

L'économie américaine a progressé de 3,4 % en rythme annualisé de juillet à septembre, selon un rapport du département du Commerce publié le jeudi 29 octobre. C'est plus rapide que les 2,2 % du deuxième trimestre et au-dessus des quelque 3,2 % anticipés par les économistes. La croissance sous-jacente, mesurée par les ventes finales réelles aux acheteurs privés nationaux, a augmenté de 4,9 % en rythme annualisé, contre 4,6 % au trimestre précédent. L'investissement des entreprises a progressé de près de 13 %, les dépenses d'équipement s'accélérant rapidement sous l'effet de l'essor de l'IA. Le commerce extérieur a pesé sur la croissance, les importations ayant augmenté, y compris les équipements étrangers achetés pour les nouveaux centres de données dédiés à l'IA. L'estimation est préliminaire et sera révisée au moins deux fois.

Croissance annualisée du PIB par trimestre, 2026%
T1 2026
2.5 %
T2 2026
2.2 %
T3 2026
3.4 %

Données tirées du texte de l’article

Les consommateurs sous la pression des prix

La consommation des ménages a progressé de 3,8 % en rythme annualisé, au même rythme qu'au deuxième trimestre, et a contribué pour 2,5 points de pourcentage au PIB. Les ménages les plus aisés ont porté l'essentiel de ces dépenses, tandis que les Américains modestes sont plus en difficulté et que la progression des salaires est passée sous l'inflation. Siri Steven, gérante d'un magasin de seconde main à Decorah, dans l'Iowa, explique que son mari et elle repoussent les réparations de leur maison, vieille de plus de 130 ans. Elle dit que sa famille n'arrive pas à épargner et vit d'un salaire à l'autre.

« Nous sortons à peine manger au restaurant désormais. »

Siri Steven

Le taux d'épargne des ménages est tombé à 3,8 % en septembre, contre 4,1 % en août, selon un autre rapport du département du Commerce. Mark Zandi, économiste en chef de Moody's Analytics, avertit que la croissance paraît fragile malgré des chiffres du PIB solides.

Taux d'épargne des ménages, août et septembre 2026%
2026-08
4.1 %
2026-09
3.8 %

Données tirées du texte de l’article

Inflation et Fed

Les prix ont augmenté de 3,6 % en septembre sur un an selon une mesure et de 3,7 % selon une autre, les deux au-dessus de l'objectif de 2 % de la Réserve fédérale. Les prix à la consommation ont progressé de 3,5 % au troisième trimestre sur un an, tandis que l'inflation PCE sous-jacente a augmenté de 2,5 % en rythme annualisé, contre 3,3 % au deuxième trimestre. Le mercredi 28 octobre, la Fed a laissé son taux directeur inchangé, et son président Kevin Warsh a qualifié la croissance de « solide » tout en jugeant l'inflation « élevée ». Warsh a déclaré aux journalistes que l'économie allait dans la bonne direction mais que l'inflation restait un problème.

« L'activité réelle va clairement dans la bonne direction. C'est une bonne nouvelle. Mais l'inflation est trop élevée. »

Kevin Warsh, président de la Réserve fédérale

Commerce, énergie et mi-mandat

Le déficit commercial a atteint près de 135 milliards de dollars en septembre, en hausse de plus de 2 % sur un mois et à son plus haut niveau en 18 mois, a indiqué le Bureau du recensement mercredi. L'essence était cotée à 4,22 dollars le gallon, soit 45 % de plus qu'un an plus tôt, et le gazole à 6,34 dollars, en hausse de 80 %, le conflit avec l'Iran faisant monter les coûts énergétiques. Les sondages montrent que les électeurs attribuent la cherté de la vie au président Donald Trump et aux républicains du Congrès, tandis que ces derniers espèrent que les chiffres de la croissance les aideront à conserver leurs majorités lors du scrutin du 3 novembre. Le Bureau du budget du Congrès estime que l'économie tourne à un rythme qu'elle ne peut soutenir sans aggraver l'inflation. Les économistes interrogés par Bloomberg News s'attendent à un ralentissement de la croissance autour de 2,2 % dans les prochains mois.

La suite

Le chiffre du PIB du département du Commerce est préliminaire et sera révisé au moins deux fois à mesure que les statisticiens collectent davantage de données. La prochaine échéance de la Fed est sa réunion de décembre, où la pression en faveur d'une hausse des taux s'est accrue après la publication de l'inflation jeudi. Les électeurs se rendent aux urnes le 3 novembre.

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Sources et contexte

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