Diplomatie · Athènes et Jérusalem

La Grèce, Chypre et Israël rejettent le mémorandum turco-libyen, jugé contraire aux droits des États tiers

Les responsables de la défense de la Grèce, de Chypre et d'Israël se sont réunis à Athènes le 5 novembre 2026 et ont déclaré que le mémorandum turco-libyen ne peut produire d'effets juridiques pour les États tiers. Les discussions ont aussi porté sur les liens entre industries de défense et sur la protection des voies maritimes et des infrastructures critiques.

Texte IA fondé sur les articles de NEWS 24/7, iefimerida.gr, Η Ναυτεμπορική et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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En bref

Athènes, Jérusalem · Grèce, Israël
Comment on en est arrivé là
  1. 22 déc.Sommet trilatéral des dirigeants à Jérusalem, adoption d'une déclaration commune
  2. 20 oct.La Chambre des représentants libyenne ratifie le mémorandum Turquie-Libye
  3. 5 nov.Les ministères de la Défense se réunissent à Athènes et réaffirment leur opposition au mémorandum

Position commune à Athènes

Les chefs de la politique de défense et d'autres hauts responsables des ministères de la Défense de la Grèce, de Chypre et d'Israël se sont réunis à Athènes le jeudi 5 novembre 2026. La réunion trilatérale a porté sur le renforcement de la coopération en matière de défense et sur les défis de sécurité communs en Méditerranée orientale. Les trois parties y ont réaffirmé leur opposition commune au mémorandum entre la Turquie et la Libye, qu'elles jugent contraire aux droits souverains des États tiers et aux règles internationales sur la juridiction maritime. Dans leur déclaration commune, elles ont ajouté que ce mémorandum ne peut produire d'effets juridiques pour les pays tiers. Les ministères ont indiqué que les trois pays réaffirmaient leur engagement partagé en faveur de la paix, de la stabilité, de la sécurité et de la prospérité en Méditerranée orientale et dans la région au sens large.

« Les trois parties ont réaffirmé que la coopération en matière de défense est un pilier essentiel du partenariat trilatéral. »

Ministères de la Défense de Grèce, de Chypre et d'Israël

Le mémorandum et la République de Chypre

Le mémorandum est au centre de la déclaration, et les parties ont souligné la nécessité de respecter le droit de la mer tel qu'il ressort du droit international coutumier. Par ailleurs, les trois ministères ont réaffirmé leur soutien à la souveraineté, à l'indépendance et à l'intégrité territoriale de la République de Chypre, en invoquant les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies et le droit international. Ils ont aussi estimé qu'aucun pays de la région ne devrait servir de base de lancement à des actions menaçant la sécurité régionale, et ont appelé à dissuader les activités qui sapent la stabilité en Méditerranée orientale. Certains articles ont rattaché ce message aux recherches en cours pour la liaison électrique Great Sea Interconnector (GSI), un projet que la déclaration commune ne mentionne pas. Le texte reprend également l'invitation des dirigeants aux autres partenaires partageant les mêmes vues à rejoindre le cadre trilatéral.

Industrie de défense et sécurité maritime

Une part importante des discussions a porté sur la sécurité maritime et la protection des infrastructures critiques en Méditerranée orientale, alors que les défis pesant sur les routes énergétiques et le transport maritime s'accentuent. Les parties ont présenté la coopération énergétique comme un facteur clé de stabilité et de résilience régionales, et se sont opposées à toute tentative de l'entraver. Sur l'industrie de défense, elles ont évoqué les partenariats entre leurs industries de défense, le développement et la production conjoints de systèmes de défense, ainsi qu'un renforcement de la coopération technologique. Elles ont aussi examiné la création d'un groupe de travail trilatéral sur l'industrie de défense, destiné à mutualiser les capacités collectives, à améliorer l'interopérabilité et à élargir la base industrielle du partenariat. Les parties ont convenu d'intensifier la coordination face aux menaces communes, notamment le terrorisme, la prolifération des systèmes d'armes avancés et les activités déstabilisatrices d'acteurs étatiques et non étatiques.

Contexte et chronologie

La coopération actuelle repose sur une déclaration commune adoptée lors d'un sommet des dirigeants à Jérusalem le 22 décembre 2025. La Chambre des représentants libyenne a ratifié le mémorandum Turquie-Libye le 20 octobre 2026, une date que les trois ministères n'ont pas rattachée à une étape précise dans leur déclaration. La réunion d'Athènes a suivi environ deux semaines plus tard, le 5 novembre. L'enchaînement de ces étapes est présenté ci-dessous.

La déclaration n'a annoncé ni calendrier pour le groupe de travail ni réunion de suivi, de sorte que les prochaines étapes concrètes restent floues à la lecture des textes publiés.

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Sources et contexte

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