Santé & Éducation · New Delhi

Dans certains quartiers de Delhi, les PM2,5 dépassent 30 fois les recommandations de l'OMS avant Diwali

La qualité de l'air à Delhi a atteint un niveau « très mauvais » mercredi 4 novembre, avec des PM2,5 supérieures à 461 microgrammes par mètre cube dans certains districts. Les restrictions entrées en vigueur début novembre n'ont pas ralenti la brume, et les feux d'artifice de Diwali sont prévus dimanche.

Texte IA fondé sur les articles de Bloomberg Business, Le Soir, Spiegel Online et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

New Delhi · Inde
Comment on en est arrivé là
  1. octobre 2026Delhi enregistre sa moyenne d'AQI d'octobre la plus basse en huit ans
  2. Début novembre 2026Les restrictions sur les véhicules les plus polluants et sur les chantiers entrent en vigueur
  3. 4 nov.Les PM2,5 dépassent 461 microgrammes par mètre cube dans certains districts, plus de 30 fois la recommandation de l'OMS, selon IQAir
  4. 8 nov.Diwali ; la Cour suprême a autorisé les pétards verts pendant quelques heures la veille et le jour même

La qualité de l'air se dégrade fortement

La brume s'est épaissie mercredi 4 novembre au-dessus de la capitale indienne. Un indice de 379 à 10 heures, à l'échelle de la ville, se situait près du haut de la fourchette de 301 à 400 que l'organisme indien de surveillance de la pollution classe comme « très mauvaise », alors qu'une mesure plus matinale, mercredi, s'établissait à 377. Au-delà de 400, les relevés entrent dans la catégorie « sévère ». La société de mesure de la qualité de l'air IQAir a rapporté des niveaux de PM2,5 supérieurs à 461 microgrammes par mètre cube dans certains districts, soit plus de 30 fois la valeur recommandée par l'OMS pour ces particules fines. Les particules PM2,5 sont assez petites pour passer dans la circulation sanguine, et l'agglomération autour de la capitale compte plus de 30 millions d'habitants.

Les mesures prises ont eu peu d'effet

Les autorités ont restreint la circulation et les chantiers. Les véhicules les plus polluants sont interdits d'entrée dans la ville et l'activité de construction est suspendue, des mesures entrées en vigueur début novembre. Les autorités ont également activé le deuxième palier du Plan d'action gradué pour la réponse (GRAP), une série de dispositions contre la poussière et les émissions des véhicules. Jusqu'ici, ces mesures n'ont guère dissipé la brume, qui s'installe sur la ville de novembre à janvier, les températures plus fraîches maintenant les polluants près du sol.

Ce qui alimente la brume

Le ministère de l'Environnement attribue 23 % de la pollution hivernale de Delhi aux gaz d'échappement, 20 % à la combustion de biomasse, notamment les feux de résidus de récolte, et environ 9 % à l'industrie, dont les centrales au charbon. La part la plus importante, 27 %, provient des polluants formés lorsque les émissions de ces sources réagissent dans l'air. Jacob Koshy, journaliste scientifique et auteur, indique que les engrais épandus sur les champs autour de Delhi y contribuent aussi, l'ammoniac qui s'en échappe réagissant avec d'autres polluants pour former des particules fines secondaires. Les experts pointent la baisse des températures, des vents faibles et la multiplication des brûlis de résidus agricoles dans le Pendjab et l'Haryana voisins. Auparavant, une tempête avait apporté de la pluie et des vents plus forts qui avaient nettoyé l'air, mais une fois le temps stabilisé, les vents de nord-ouest sont revenus et ont porté la fumée des champs en feu vers la capitale.

Part de la pollution hivernale de Delhi par source, selon le ministère de l'Environnement%
Gaz d'échappement
23 %
Combustion de biomasse
20 %
Industrie et centrales au charbon
9 %

Données tirées du texte de l’article

Diwali et le bilan sanitaire

Diwali tombe le dimanche 8 novembre, et les feux d'artifice devraient faire grimper la pollution. La Cour suprême a autorisé les pétards « verts », conçus pour émettre moins, pendant quelques heures la veille de la fête et le jour même. Ces limites sont souvent ignorées, et des détonations de pétards étaient déjà audibles dans la capitale. L'an dernier, la ville s'était réveillée dans le smog au lendemain de la fête, alors même qu'une juridiction avait demandé à la population d'utiliser des feux d'artifice moins polluants. Une étude publiée en 2024 dans The Lancet Planetary Health estimait que 3,8 millions de personnes étaient mortes en Inde entre 2009 et 2019 en lien avec la pollution de l'air.

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