
Le Royaume-Uni ordonne un examen urgent de la sécurité des personnalités après le meurtre d'Ann Widdecombe
La ministre de l'Intérieur, Shabana Mahmood, a déclaré lundi 12 octobre devant les Communes que le soutien policier serait étendu aux anciens députés, aux pairs et aux porte-parole des partis. Un examen indépendant dirigé par Sir Stephen Lovegrove examinera la protection accordée aux membres de la famille royale, aux ministres et aux députés après le meurtre d'Ann Widdecombe.
L'annonce
La ministre de l'Intérieur, Shabana Mahmood, a déclaré lundi 12 octobre devant les Communes que les dispositifs de sécurité des personnalités publiques de premier plan, notamment les responsables politiques et les membres de la famille royale, feraient l'objet d'un examen urgent. Cet examen fait suite au meurtre d'Ann Widdecombe, ancienne ministre conservatrice devenue par la suite une figure de premier plan du parti Reform UK de Nigel Farage. Le parquet affirme que le meurtre était motivé par l'idéologie. Mme Mahmood a précisé que l'examen porterait sur les membres de la famille royale, les ministres du gouvernement, les députés, les élus locaux et d'autres personnalités de premier plan de la vie politique britannique. Il n'inclura pas d'évaluation de cas individuels.
Soutien policier pour les non-députés
Le soutien policier sera étendu, avec effet immédiat, aux personnalités politiques qui ne sont pas actuellement députées. Cela concerne les anciens députés, les pairs, les dirigeants de partis politiques qui ne sont pas députés, les anciens membres des parlements dévolus et les porte-parole des partis. Les bénéficiaires auront accès à un officier de police référent, ainsi qu'à une aide pour des mesures de sécurité plus larges. Mme Mahmood a déclaré aux députés que la protection des personnes engagées dans la vie publique était insuffisante.
Il est clair que la protection de ceux qui servent est insuffisante.
Mme Mahmood a également indiqué que l'examen porterait sur les menaces venant de l'étranger comme de l'intérieur du pays, notamment le terrorisme, l'extrémisme, les menaces étatiques, le harcèlement et l'intimidation.
L'examen indépendant
Sir Stephen Lovegrove, ancien conseiller à la sécurité nationale du Royaume-Uni, dirigera cet examen indépendant. Il examinera la manière dont la sécurité existante est assurée et si les financements et les mesures sont utilisés efficacement. Mme Mahmood a déclaré que cet examen s'appuie sur les travaux de Sir Robert Buckland, qui mène un examen distinct sur le meurtre de Sir David Amess en 2021. Deux députés britanniques en exercice ont été tués en 2016 et 2021, années des meurtres de Jo Cox et de Sir David Amess. Mme Mahmood a présenté cet examen comme une réponse à ces pertes.
Une attaque contre une personne engagée dans la vie publique est une attaque contre chacun d'entre nous, et c'est une attaque contre la démocratie elle-même.
Le meurtre de Widdecombe et la mise en examen
Widdecombe, 78 ans, ancienne ministre conservatrice et porte-parole de Reform UK, a été retrouvée morte à son domicile de Haytor, sur le Dartmoor, dans le Devon, en juillet. Selon LBC, elle a été frappée à la tête avec un marteau à 21 reprises. Joshua Kerry, 28 ans, de Rotherham, dans le South Yorkshire, a été mis en examen pour son meurtre le 20 juillet. Il est également accusé d'une infraction terroriste visant Farage et d'autres personnalités publiques, et le parquet affirme qu'il a tenté de pénétrer au domicile de Farage, dans le sud de Londres, en avril 2025. L'organisme de contrôle de la police, l'IOPC, enquête sur la réponse policière à cette tentative.
- Le parquet affirme que Joshua Kerry a tenté de pénétrer au domicile de Nigel Farage, dans le sud de Londres
- Ann Widdecombe retrouvée morte à son domicile de Haytor, dans le Devon
- Joshua Kerry mis en examen pour le meurtre de Widdecombe
- La ministre de l'Intérieur annonce un examen de sécurité urgent et un soutien policier élargi
La protection du prince Harry
Le commissaire de la police métropolitaine, Sir Mark Rowley, a déclaré à LBC que la protection policière du prince Harry resterait sous examen. M. Rowley a indiqué que les décisions relatives à la protection policière personnelle sont prises dans le cadre d'un processus national impliquant la police, les services de sécurité et le gouvernement. Un spécialiste de la protection rapprochée, Richard Aitch, a mis en doute la gestion de la sécurité de Harry et averti que le duc et la duchesse de Sussex « jouent aux dés » avec les limites des gardes du corps privés au Royaume-Uni. M. Aitch a déclaré que le retrait des fonctions royales ne signifiait pas que les menaces contre Harry avaient disparu.

