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Diplomatie · Londres et Bruxelles

Le Royaume-Uni réintègre Erasmus+ à partir du 1er janvier 2027, les candidatures ouvrent en novembre

Le gouvernement britannique a confirmé mardi 27 octobre 2026 que le Royaume-Uni revient dans le programme Erasmus+ de l'UE le 1er janvier 2027. Les candidatures des jeunes Britanniques ouvrent en novembre, et le programme est ouvert à tous les types d'établissements d'enseignement.

Texte IA fondé sur les articles de HotNews.ro, La Libre.be, inews.co.uk et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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Londres, Bruxelles · Royaume-Uni, Belgique
Comment on en est arrivé là
  1. 2020Le Royaume-Uni quitte Erasmus+ avec l'accord de Brexit
  2. novembre 2026Ouverture des candidatures au programme
  3. 1 janv.Le Royaume-Uni réintègre Erasmus+

Ce que le gouvernement a confirmé

Le gouvernement britannique a confirmé mardi 27 octobre 2026 que la Grande-Bretagne réintégrera le programme d'échange étudiant Erasmus+ à partir du 1er janvier 2027. Le ministre des Affaires étrangères Hamish Falconer a déclaré devant la Chambre des communes que les jeunes Britanniques pourront candidater dès novembre pour étudier, se former ou acquérir une expérience professionnelle dans l'Union européenne. Le programme ne se limite pas aux étudiants universitaires : les élèves de l'enseignement professionnel, les apprentis, les apprenants adultes, les groupes scolaires, les entraîneurs sportifs et le personnel éducatif peuvent aussi y participer. M. Falconer a appelé les députés de tous les bancs à travailler avec le British Council afin que leurs établissements s'engagent.

M. Falconer l'a formulé ainsi au Parlement :

« Les candidatures ouvrent en novembre. Elles ne concernent pas seulement les étudiants de premier cycle universitaire. Elles s'adressent aux établissements d'enseignement de toutes sortes. »

Hamish Falconer, ministre des Affaires étrangères

Le contexte de la décision

Le Royaume-Uni a quitté Erasmus+ avec l'accord de Brexit de 2020, le Premier ministre de l'époque, Boris Johnson, jugeant que le programme n'offrait pas un bon rapport qualité-prix. Le programme Turing l'a remplacé, avant d'être supprimé lorsque le gouvernement a annoncé le nouvel accord avec l'UE. Le retour a été annoncé pour la première fois dans le cadre de l'accord de réinitialisation post-Brexit avec Bruxelles en 2025, sous l'ancien Premier ministre Keir Starmer. La décision remonte à un sommet Royaume-Uni-UE en mai, et un accord a été conclu en décembre. Le gouvernement avait indiqué auparavant s'attendre à ce que plus de 100 000 personnes en bénéficient, et il a souligné que les étudiants défavorisés profitent généralement beaucoup de leur participation. Londres avait aussi indiqué qu'il paierait environ 570 millions de livres (648 millions d'euros) pour participer à l'année universitaire 2027-2028.

Un débat plus large sur les liens avec l'UE

Le Premier ministre Andy Burnham a également remis à l'ordre du jour le rapprochement avec l'UE. Lundi 26 octobre, il a déclaré vouloir que la Grande-Bretagne réintègre l'UE « au cours de ma vie », une remarque que Downing Street a ensuite qualifiée d'opinion personnelle et non de politique gouvernementale. Il a déclaré sur ITV, dans l'émission Good Morning Britain, que le Royaume-Uni avait subi un Brexit plus dur que ce que la campagne référendaire avait promis. Ses propos ont divisé les députés travaillistes, tandis que les responsables de l'opposition se sont montrés très critiques. M. Burnham a aussi appelé à un débat honnête sur un retour à la libre circulation avec l'UE.

M. Burnham a tenté de limiter les attentes sur le calendrier :

« Je ne propose pas de réintégrer l'UE au cours de cette législature. »

Andy Burnham, premier ministre

Libre circulation et argument économique

Robert Jenrick, passé à Reform UK, a déclaré sur BBC Radio 4, dans l'émission Sunday, que M. Burnham proposait d'ouvrir les frontières, estimant que cela tirerait les salaires britanniques vers le bas et accentuerait la pression sur le logement et le NHS. Goldman Sachs estime qu'un rapprochement avec l'UE pourrait réduire sensiblement le coût du Brexit et chiffre à environ 1 % de PIB, soit quelque 30 milliards de livres, le gain qu'apporterait une union douanière. Les données du Migration Observatory de l'université d'Oxford montrent que Londres a enregistré une baisse de 10 % de l'emploi des ressortissants de l'UE entre juin 2019 et juin 2021. La baisse des effectifs dans l'hôtellerie-restauration de la capitale a atteint un peu moins de 30 % sur la même période. Le chercheur Ben Brindle a déclaré que les secteurs comptant de nombreux emplois peu qualifiés, comme l'hôtellerie-restauration et les transports, profiteraient le plus d'un vivier de main-d'œuvre plus large.

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