Diplomatie · Paris
Les coupes budgétaires françaises mettent en péril le projet de char MGCS après l'échec du FCAS, prévient le PDG de Rheinmetall
Après l'échec de l'avion de combat FCAS, la France prévoit d'importantes réductions budgétaires pour le MGCS, a déclaré le PDG de Rheinmetall, Armin Papperger. Le programme de char franco-allemand pourrait suivre le FCAS dans l'effondrement.
Texte IA fondé sur les articles de DIE WELT, Süddeutsche Zeitung, Handelsblatt et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
Le chancelier Merz et le président Macron ont officiellement mis fin au programme d'avion de combat FCAS le 9 juin, Dassault et Airbus n'ayant pu trouver d'accord.
La France prévoit de profondes coupes budgétaires pour le programme conjoint de char MGCS, suscitant la crainte d'un deuxième échec de coopération dans la défense.
Armin Papperger a déclaré que moins d'argent retarderait davantage le projet et qu'il ne peut pas confirmer que le MGCS existera un jour.
Rheinmetall et KNDS Deutschland développent un nouveau char officieusement appelé Leopard 3, dont l'entrée en service est prévue au début des années 2030.
Une centaine d'entreprises allemandes figurent parmi les 2 600 exposants à Eurosatory à Paris, tandis que le BDSV souligne sa disponibilité pour la coopération internationale.
- 15 juinLe salon de la défense Eurosatory ouvre à Paris avec 100 entreprises allemandes
- 1 janv.Le char Leopard 3 intérimaire devrait entrer en service
- 1 janv.Date cible initiale pour la disponibilité du char de combat MGCS
L'effondrement du FCAS jette une ombre sur le MGCS
L'industrie de défense européenne est depuis longtemps critiquée pour sa fragmentation. En 2017, l'Allemagne et la France ont lancé deux projets phares communs pour y remédier : l'avion de combat FCAS et le char de combat MGCS. Mardi 9 juin, le chancelier Friedrich Merz et le président Emmanuel Macron ont officiellement mis fin au programme FCAS, d'un montant de plusieurs milliards d'euros, après l'échec des négociations entre Dassault et Airbus. Aujourd'hui, le projet de char MGCS connaît un sort similaire.
« Le danger est toujours là, mais rien n'est encore décidé. »
Les coupes budgétaires provoquent un avertissement de Papperger
Selon le PDG de Rheinmetall, la France prévoit des réductions drastiques du budget du MGCS. Aucune enveloppe de dépenses finale n'a été convenue, mais la direction inquiète le côté allemand. Papperger a déclaré au Welt am Sonntag que moins d'argent signifierait des progrès encore plus lents sur un programme déjà en retard.
« Nous n'avons aucune décision sur le budget final. Si vous avez moins d'argent disponible, vous n'irez pas plus vite, et nous sommes déjà très lents. »
Le MGCS devait remplacer les chars Leopard 2 et Leclerc d'ici 2040 par un système de combat terrestre unique et inter-plateformes. Les partenaires comprennent Rheinmetall, le français Thales et KNDS, la société créée par la fusion de l'allemande Krauss-Maffei Wegmann et de la française Nexter, détenue par l'État.
Le Leopard 3 intérimaire progresse
Avant les turbulences du MGCS, les participants allemands Rheinmetall et KNDS Deutschland avaient déjà avancé une solution intérimaire. Un nouveau char de combat, officieusement baptisé Leopard 3 par la presse spécialisée, est en cours de développement et pourrait entrer en service au début des années 2030. La plateforme MGCS complète ne devrait pas être prête avant les années 2040.
« C'est une durée démesurée. Je ne peux pas dire aujourd'hui s'il y aura même un MGCS. »
Eurosatory ouvre avec une forte présence allemande
Malgré les frictions dans les programmes phares bilatéraux, une centaine d'entreprises allemandes participent cette semaine au salon de la défense Eurosatory à Paris. L'événement, qui se déroule du lundi au vendredi, rassemble environ 2 600 exposants de 68 pays. L'association allemande de l'industrie de défense BDSV considère cette forte participation comme un signe d'ouverture à la coopération internationale au-delà des partenariats traditionnels.
« Nous sommes présents avec une centaine d'entreprises au salon. Cela montre que nous voulons nous présenter et réseauter à l'international, et que nous sommes également intéressés par une coopération avec d'autres partenaires internationaux. »
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Sources et contexte
- DIE WELTNach FCAS-Flop: 100 deutsche Firmen auf Pariser Waffenmesse
- Süddeutsche ZeitungRheinmetall-Chef sieht Panzerprojekt in Gefahr
- HandelsblattRüstungsindustrie: Rheinmetall sorgt sich um deutsch-französisches Panzerprojekt
- Wirtschafts WocheRüstungsindustrie: Rheinmetall sorgt sich um deutsch-französisches Panzerprojekt
- Armin Papperger
- PDG de Rheinmetall
- Friedrich Merz
- Chancelier allemand
- Emmanuel Macron
- Président français
- Atzpodien
- Responsable de l'association allemande de l'industrie de défense BDSV
- Lieux
- Paris
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