
Le procureur demande la condamnation du principal suspect dans la mort de Marios, 11 ans, tué par une balle perdue lors d'une fête scolaire en Grèce
Le procureur du procès concernant la mort en 2017 de Marios Souloukos, 11 ans, tué par une balle perdue lors d'une fête scolaire à Menidi, a exhorté le tribunal à condamner le principal accusé pour homicide intentionnel avec dol éventuel et à refuser toute circonstance atténuante.
Scène d'audience
La cour d'assises mixte d'Athènes était bondée jeudi, avec la famille, les amis et les anciens camarades de classe de Marios Souloukos. Les camarades portaient des T-shirts noirs à son nom. Le procureur Antonios Kasapis a commencé son réquisitoire en exprimant son choc que l'affaire ait mis près de dix ans à être jugée, rappelant que lorsqu'il avait reçu le dossier, il pensait qu'elle était déjà close.
Je ne sais pas ce qu'une société devrait attendre quand ses enfants sont assassinés lors d'une fête scolaire en temps de paix.
Le jour fatal
Un après-midi de juin 2017, des élèves et des parents s'étaient rassemblés dans la cour de la 6e école primaire de Menidi pour un spectacle de fin d'année. Au milieu des festivités, Marios, 11 ans, s'est effondré. L'autopsie a révélé qu'il avait été touché à la tête par une seule balle. L'enquête a montré que deux hommes roms faisaient la fête à proximité et tiraient en l'air. Une balle a touché le garçon ; d'autres ont frappé des toits et des parties du bâtiment scolaire.
Demande du procureur
Kasapis a soutenu que le principal accusé connaissait le risque mortel de tirer dans une zone densément peuplée à côté d'une école et avait accepté la possibilité de tuer quelqu'un. Il a donc demandé au tribunal de le déclarer coupable d'homicide intentionnel avec dol éventuel.
Il savait très bien ce qu'il faisait. Il a tiré sans discernement.
Le procureur a souligné que la conscience du risque par l'homme suffisait – peu importait qu'il connaisse ou non la victime personnellement.
Aucune indulgence
Kasapis a exhorté le tribunal à n'accorder aucun facteur atténuant au principal accusé. Il a déclaré que l'homme n'avait montré aucun remords et que des témoins avaient attesté que des tirs d'armes à feu tout aussi imprudents continuaient dans la région. Il a qualifié cette pratique de pathologie sociale qui doit cesser.
Celui qui tire des coups de feu en l'air est celui qui ne veut pas voir les autres danser. Pour cacher sa propre infériorité.
Position du deuxième accusé
Pour le deuxième accusé, qui a également tiré, le procureur a recommandé l'acquittement. Il a expliqué que ses tirs constituaient légalement une « tentative inapte » car ils n'auraient pas pu causer la mort. De plus, l'abolition de la disposition légale pertinente entre 2019 et 2021 rendait la condamnation impossible. Le deuxième accusé avait admis avoir tiré deux fois mais maintenu qu'il savait que ses tirs n'étaient pas létaux.
Une société qui abandonne ses enfants
Kasapis a cité l'historien Hérodote – « Il est toujours injuste pour un parent d'enterrer son enfant » – et le dicton de Crésus selon lequel personne n'est assez insensé pour préférer la guerre en temps de paix, appliquant les deux à la perte d'un enfant non pas au combat mais lors d'une fête scolaire. Il a décrit l'incident comme « une injustice indicible contre l'ensemble de la société » et a qualifié la culture des tirs lors des célébrations de marque d'insécurité et d'arriération qui reflète un échec plus large de l'État et de la communauté. La salle d'audience, a-t-il dit, ne devrait pas être un lieu d'applaudissements ; le fait qu'un enfant soit mort et qu'un homme doive aller en prison est la preuve d'un échec collectif.


