
Le procès de la catastrophe de Tempi ordonne une expertise téléphonique et programme 26 témoins pour sa cinquième semaine à Larissa
La cour d'appel criminelle à trois juges de Larissa a repris les audiences le 5 octobre 2026, ordonnant une expertise numérique du téléphone d'un chef de gare alors que 36 responsables ferroviaires sont poursuivis.
Cinquième semaine d'auditions de témoins à Larissa
Le procès relatif à la catastrophe ferroviaire de Tempi a repris le lundi 5 octobre 2026, entrant dans sa cinquième semaine consécutive d'auditions de proches de victimes. Les audiences se tiennent devant la cour d'appel criminelle à trois juges de la ville grecque de Larissa. Les responsables judiciaires ont programmé trois sessions distinctes pour la semaine, avec un total de 26 témoins attendus devant les juges qui président. La phase élargie des témoignages de proches se poursuit depuis la fin de l'été, à de rares exceptions près, notamment le témoignage début septembre d'un passager survivant et les déclarations de parents de victimes grièvement blessées. Le tribunal continue d'entendre ces récits tandis qu'il constitue le dossier de preuves concernant la collision.
- Un passager survivant du train dépose son témoignage devant le tribunal de Larissa
- Le tribunal ordonne une expertise téléphonique et Dionysis Georgiadis témoigne au sujet de son fils dans le coma
- La cinquième semaine de témoignages de proches commence, répartie sur trois sessions programmées
Expertises téléphoniques et convocations rejetées
Au cours de la semaine précédente, le collège de trois juges a rendu des décisions sur une série de demandes de preuves déposées par les équipes juridiques représentant l'accusation et les familles de victimes. Le tribunal a accepté une demande formelle de lever la protection de la vie privée sur le téléphone portable du chef de gare de nuit accusé, en service au moment de la collision. Les experts de la division de police scientifique de la police hellénique ont été autorisés à procéder à des analyses en laboratoire des appels entrants et sortants, des enregistrements de SMS et de MMS, et des applications de messagerie dont Viber, avec pour instruction de récupérer toute donnée de communication supprimée. En revanche, les juges ont réservé leur décision sur une demande d'expertise complète du téléphone de service officiel utilisé par le conducteur adjoint de train de voyageurs Nikolaos Nalbantis. Le tribunal a néanmoins ordonné la confiscation immédiate de l'appareil de Nalbantis et a enjoint aux forces de l'ordre de verser un procès-verbal de saisie officiel au dossier. Le tribunal a également rejeté les demandes d'assignation comme témoins des députés grecs Adonis Georgiadis et Dimitris Markopoulos.
Nouvelles demandes de preuves déposées par les proches
Après ces décisions, les familles des victimes ont déposé trois nouvelles requêtes procédurales aux fins d'examen judiciaire. La première demande appelle à l'identification urgente et à l'expertise médico-légale de fragments osseux recueillis sur des sites de dépôt extérieurs où ont été transportés des débris et des terres excavées de la zone de la collision. Une deuxième demande sollicite du tribunal de Larissa la délivrance de convocations de témoins pour sept anciens secrétaires généraux du ministère des Infrastructures et des Transports en poste entre 2016 et 2023. La troisième requête demande au tribunal d'ordonner la production formelle de tous les documents officiels et échanges de correspondance entre le gouvernement grec et la Commission européenne sur la sécurité ferroviaire et la supervision du réseau.
Étendue des poursuites et conséquences durables pour les victimes
Le procès concerne au total 36 prévenus, dont des dirigeants anciens et actuels d'entités ferroviaires grecques, notamment l'Organisation des chemins de fer helléniques (OSE), ERGOSE et l'exploitant Hellenic Train. Outre l'examen des responsabilités d'entreprise et de régulation, le tribunal a passé en revue le bilan humain persistant de la collision à travers le témoignage présenté la semaine précédente par Dionysis Georgiadis. Il s'est adressé à la cour au sujet de l'état de son fils, Gerasimos-Iasonas Georgiadis, qui a subi de multiples blessures graves et est resté dans le coma pendant 3,5 ans depuis la nuit de la collision ferroviaire. Le témoignage a détaillé l'hospitalisation continue du jeune homme et ses besoins de traitement à long terme dans des unités de soins intensifs spécialisées et des établissements de santé.
- Responsables ferroviaires accusés
- 36
- Témoins programmés cette semaine
- 26
- Anciens secrétaires généraux du ministère dont la convocation est demandée
- 7
- Nouvelles requêtes probatoires déposées
- 3

