Gouvernement · Madrid

Aldama sera jugé le 17 février sur les accusations de corruption visant Bolaños

Un tribunal de Madrid a tenu l'audience préliminaire mercredi 4 novembre, et aucun accord n'a été trouvé dans la plainte de Félix Bolaños contre Víctor de Aldama. Selon des sources judiciaires, la version d'Aldama sur l'auteur de l'offre a depuis changé.

Texte IA fondé sur les articles de La Razón, europa press, El Periódico et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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En bref

Madrid · Espagne
Comment on en est arrivé là
  1. Mars à juillet 2024Ramón Bermejo aurait passé des appels vers des numéros de Ferraz et de la Moncloa, selon la version d'Aldama
  2. mai 2026Bolaños dépose la plainte au civil après la déposition d'Aldama au procès devant la Cour suprême
  3. 4 nov.L'audience préliminaire à Madrid s'achève sans accord
  4. Procès fixé au 17 févrierProcès civil sur l'atteinte au droit à l'honneur de Bolaños reprochée à Aldama

Une audience préliminaire et une date de procès

Un tribunal civil de Madrid a tenu l'audience préliminaire mercredi 4 novembre dans la plainte au civil déposée par Félix Bolaños, ministre de la Présidence, de la Justice et des Relations avec les Cortes, contre Víctor de Aldama au sujet de déclarations faites à la télévision et sur les réseaux sociaux. Cette étape permet aux parties de trouver un accord avant l'audience orale. Selon des sources judiciaires, aucun accord n'a été trouvé, et l'affaire sera donc jugée le 17 février. Aldama a été condamné par la Cour suprême dans l'affaire des masques (caso mascarillas) à quatre ans et demi de prison, mais la cour a suspendu son incarcération en raison de sa coopération présumée avec la justice. La plainte allègue une atteinte au droit à l'honneur de Bolaños et réclame 70 000 euros de dommages et intérêts.

Ce qu'Aldama a affirmé

Les déclarations ont commencé dans une émission de Telemadrid, où Aldama a dit avoir été contacté par l'intermédiaire de son chef de communication, Ramón Bermejo, et s'être vu offrir beaucoup d'argent pour se taire. Le présentateur a demandé si le ministre en personne avait appelé Bermejo, et Aldama a répondu oui.

« J'ai été contacté par l'intermédiaire de mon chef de communication, Ramón Bermejo, pour qu'on m'offre beaucoup d'argent afin que je me taise. »

Víctor de Aldama

Bermejo a répété l'accusation dans deux émissions de télévision, affirmant que le ministre avait tenté d'acheter son silence. Bolaños a déposé sa plainte en mai, après la déposition d'Aldama au procès devant la Cour suprême, et a demandé au tribunal de condamner ce qu'il qualifie de mensonges diffusés sans preuve ni fondement.

Une version modifiée et des relevés téléphoniques

Selon des sources judiciaires, Aldama a changé sa version. Il reconnaît désormais que le ministre n'a pas appelé Bermejo et que trois émissaires du ministre ont fait l'offre. Sa défense repose sur Bermejo, devenu son porte-parole après sa sortie de prison dans le cadre d'un accord de coopération avec le parquet anticorruption. Le camp d'Aldama affirme que Bermejo a appelé des numéros du siège du Parti socialiste (PSOE) rue Ferraz et de plusieurs ministères au palais de la Moncloa entre mars et juillet 2024, période à laquelle l'argent aurait été proposé. Les trois factures téléphoniques fournies par Aldama ne montrent toutefois que des appels passés par Bermejo vers les standards du Congrès des députés et du PSOE, sans aucun appel entrant, d'une durée de quelques secondes à deux minutes, selon les mêmes sources.

La position de Bolaños et la suite

Lorsqu'il a annoncé sa plainte en mai, Bolaños a déclaré ne pas connaître Aldama du tout et n'avoir jamais parlé avec lui.

« Je n'ai pas son téléphone portable, ni le sien, ni celui de la personne qui dit être son porte-parole. »

Félix Bolaños, ministre espagnol de la Présidence

Le ministre affirme que la seule preuve avancée par Aldama est une photographie prise lors d'un anniversaire de l'ancien ministre des Transports José Luis Ábalos, condamné à 24 ans de prison au procès devant la Cour suprême. La plainte demande également qu'Aldama soit enjoint de s'abstenir de déclarations similaires dans les médias, sur les plateformes numériques ou par tout autre moyen. Le procès civil du 17 février déterminera si Aldama a porté atteinte au droit à l'honneur du ministre. La chronologie ci-dessous récapitule les dates connues à ce jour.

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Sources et contexte

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