
Les syndicats de la fonction publique portugaise réclament une hausse des salaires de 6,5 % à l'ouverture des négociations
La FESAP a rencontré mardi des responsables du gouvernement portugais pour réclamer une hausse minimale des salaires de 6,5 % et un salaire de base de 1 050 euros pour les agents publics en 2027.
Premières séances de négociation à Lisbonne
Mardi 6 octobre 2026, le gouvernement portugais a ouvert son cycle annuel de négociations avec les syndicats représentant les agents de l'administration publique. La secrétaire d'État à l'Administration publique, Marisa Garrido, a reçu la Fédération des syndicats de l'administration publique et des entités publiques (FESAP), affiliée à la confédération UGT, au ministère des Finances à Lisbonne. Marisa Garrido a également programmé des séances mardi après-midi avec le Frente Sindical, dirigé par le Syndicat du personnel technique de l'État (STE), et la Fédération nationale des travailleurs de la fonction publique et sociale (Frente Comum). Ces réunions d'ouverture ont servi de première plateforme aux structures syndicales pour présenter leurs revendications économiques formelles. À l'issue de la rencontre, les représentants syndicaux ont indiqué que le gouvernement avait reçu et examiné leurs propositions sans prendre d'engagements immédiats.
Les revendications salariales de la FESAP pour 2027
Le secrétaire général de la FESAP, José Abraão, a pressé l'exécutif de réviser l'accord pluriannuel qui encadre les rémunérations du secteur public, invoquant la hausse du coût de la vie. La fédération a proposé de porter la rémunération de base du secteur public à 1 050 euros en 2027, ce qui représente une revalorisation du salaire minimum de 6,5 %, soit 95 euros, pour l'ensemble des fonctionnaires. José Abraão a souligné que la hausse de 2,3 % prévue par l'accord pluriannuel en vigueur ne permet pas de préserver le pouvoir d'achat face à la hausse actuelle des prix. Les représentants de la FESAP ont insisté sur le fait que l'accord pluriannuel contient des dispositions explicites autorisant des révisions si les circonstances macroéconomiques changent.
Nous ne pouvons pas accepter qu'il y ait des travailleurs qui, avec une inflation de trois et quelques pour cent, continuent de bénéficier d'une augmentation de 2,3 %, ce qui dégrade leur pouvoir d'achat.
- Accord pluriannuel
- 2.3 %
- Proposition de la FESAP
- 6.5 %
Indemnités et conditions de travail
Au-delà des salaires de base, la FESAP a renouvelé sa demande de porter à 10 euros l'indemnité journalière de repas dans la fonction publique, totalement exonérée d'impôt. Cette demande d'un titre-repas de 10 euros exonéré d'impôt reprend la position présentée par le syndicat lors du précédent cycle de négociations. La plateforme syndicale réclame également la valorisation des carrières générales de la fonction publique et des ajustements du système d'évaluation de la performance de l'administration publique SIADAP. José Abraão a affirmé que le syndicat ne réclamait pas de mesures irresponsables qui mettraient en danger les comptes publics, soulignant que le contexte économique a changé depuis la signature de l'accord initial.
Ce que nous avons, c'est un accord qui prévoit que, chaque fois que les circonstances changent, nous le réexaminerons et chercherons à améliorer l'accord que nous avons conclu. C'est ce que nous cherchons à faire.
Prochaines étapes du cycle de négociations
Interrogé sur la position de l'exécutif, José Abraão a rapporté que le gouvernement n'avait ni exclu ni accepté de revalorisations supérieures au seuil convenu lors des discussions de mardi. La direction syndicale a renvoyé à l'exécutif la responsabilité de déterminer les enveloppes budgétaires finales destinées au personnel du secteur public.
C'est dans ces moments que les gouvernements doivent être suffisamment solides pour aider ceux qui en ont besoin.
Une deuxième séance de négociation est prévue à la fin de la semaine prochaine ou au début de la semaine suivante, après la présentation du projet de budget de l'État pour 2027. Le ministre des Finances, Joaquim Miranda Sarmento, doit participer à la prochaine réunion aux côtés des représentants de l'administration publique pour poursuivre les discussions.


