Élections · Hénin-Beaumont, Paris et Bordeaux
Marine Le Pen promet la priorité du logement social aux citoyens français dans un discours de campagne pour 2027
Dans un discours de 38 minutes à Hénin-Beaumont, Marine Le Pen a présenté des politiques de logement donnant la priorité aux ressortissants français pour les logements sociaux et abrogeant les quotas SRU en vue de sa campagne présidentielle de 2027.
Texte IA fondé sur les articles de Le Figaro.fr, 20minutes, L'Opinion et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait
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En bref
Marine Le Pen a proposé de réserver les attributions de HLM municipaux et les aides personnalisées au logement (APL) exclusivement aux citoyens français, remplaçant les critères de revenus et de dépendance existants.
Le programme prévoit l'abrogation de la loi SRU de 2000, qui impose aux communes de plus de 3 500 habitants (1 500 dans l'agglomération parisienne) de disposer de 20 % à 25 % de logements sociaux d'ici 2025.
Emmanuelle Cosse, présidente de l'Union sociale pour l'habitat, a rejeté les propositions, notant que les ménages étrangers représentent 15 % des locataires sociaux et que près de 2,9 millions de ménages étaient en attente d'un logement en 2025.
- 13 sept.Le Pen présente son programme logement lors d’un discours politique à Hénin-Beaumont
- 22 sept.Le congrès annuel de l’HLM français se tient à Bordeaux
- octobre 2026Le Rassemblement National prévoit le lancement officiel de sa campagne présidentielle de 2027 à Orléans
Le logement au cœur de la campagne à Hénin-Beaumont
La candidate du Rassemblement National à la présidentielle, Marine Le Pen, a placé la politique du logement au centre de son retour politique le 13 septembre 2026 à Hénin-Beaumont. S'exprimant pendant 38 minutes devant des sympathisants, Le Pen a été la seule oratrice de l'événement, auquel assistait le président du parti Jordan Bardella pour son 31e anniversaire. Le Pen a déclaré que la réforme du logement serait l'une des principales entreprises de son quinquennat si elle était élue en 2027. Son discours a passé sous silence plusieurs sujets internationaux et nationaux, notamment la guerre en Ukraine, l'Iran, Ceuta, l'Union européenne, les retraites et le voile islamique. Au lieu de cela, le discours s'est concentré sur le pouvoir d'achat et les conditions de vie des classes moyennes, tout en attaquant le bilan d'Emmanuel Macron et des anciens Premiers ministres Édouard Philippe et Gabriel Attal.
« Après 10 ans de Macron, Édouard Philippe et Gabriel Attal, on ne fait plus d'analyse, on fait une autopsie. »
Priorité nationale et programme de déréglementation
Le cœur du programme de Le Pen applique les règles de priorité nationale au marché du logement en restreignant les attributions de logements sociaux municipaux (HLM) et les aides personnalisées au logement (APL) aux ressortissants français. Dans ce cadre, la nationalité remplacerait les niveaux de revenus et la taille de la famille comme principal critère d'accès au logement social. Le Pen a proposé d'abroger la loi Solidarité et Renouvellement Urbains (SRU) de 2000, qui impose aux communes de plus de 3 500 habitants (ou 1 500 dans l'agglomération parisienne) de disposer de 20 % ou 25 % de logements sociaux d'ici 2025. Son programme comprend également la vente de certains logements sociaux à des citoyens français, l'expulsion des familles de criminels condamnés des logements publics et l'adoption d'une législation anti-squat. Pour stimuler l'offre de logements privés, Le Pen a proposé de céder gratuitement des terrains publics aux promoteurs en échange de constructions locatives abordables, de transformer des bureaux commerciaux vides en résidences, de réduire les normes environnementales de construction et de remplacer la réglementation actuelle sur les certificats de performance énergétique par des prêts à taux zéro pour la rénovation.
« Les citoyens français, quelle que soit leur couleur de peau ou leur religion, auront la priorité dans leur propre pays. »
Réactions des organismes de logement et des associations de locataires
Les propositions ont immédiatement suscité des critiques de la part des responsables du secteur du logement et des organisations de locataires. Emmanuelle Cosse, présidente de l'Union sociale pour l'habitat (USH) et ancienne ministre du Logement, a qualifié le projet de restriction des logements sociaux aux ressortissants français de caprice xénophobe. Cosse a déclaré que les candidats étrangers ne bénéficient pas d'un traitement préférentiel dans les attributions, notant que leur taux d'accès reste inférieur à celui des ménages français. Selon les chiffres de l'USH, les familles étrangères représentent 15 % des locataires du parc social français, contre 12 % enregistrés neuf ans plus tôt. La Confédération nationale du logement a déclaré que la restriction de l'accès sur la base de la nationalité ne résoudrait pas la pénurie de logements, notant que près de 2,9 millions de ménages étaient en attente d'un logement social en 2025. L'association a fait valoir que blâmer les résidents étrangers donne une image erronée du manque sous-jacent de construction de logements sociaux.
« Les étrangers ne sont pas favorisés pour l'accès aux logements sociaux, il n'y a pas de favoritisme. Leur accès est même inférieur à celui des ménages français. »
Contexte législatif et prochain sommet du secteur
Ces annonces politiques précèdent le congrès annuel de l'HLM, qui se tient du 22 au 24 septembre 2026 à Bordeaux. Les critères de nationalité pour les logements sociaux figurent dans les campagnes de Le Pen depuis 2017, lorsqu'elle affirmait que les logements sociaux étaient attribués de manière disproportionnée aux nouveaux arrivants, position qu'elle a réitérée lors de la course présidentielle de 2022. En 2024, le groupe parlementaire du Rassemblement National a déposé un projet de loi visant à faire de la nationalité française le premier critère examiné dans les commissions d'attribution de logements sociaux. Alors que le discours de Hénin-Beaumont a présenté la première plateforme nationale pour l'élection présidentielle de 2027, Le Pen a annoncé que sa campagne présidentielle officielle débutera en octobre 2026 à Orléans.
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Sources et contexte
- Le Figaro.frLoi SRU, encadrement des loyers, passoires thermiques : les positions des candidats à la présidentielle sur le logement
- 20minutesNon, donner la priorité aux Français sur le logement social ne résoudra pas la pénurie
- L'OpinionCrise du logement : malgré ses contradictions, Marine Le Pen dicte le tempo
- Le Monde.fr" Une lubie xénophobe " : les propositions sur le logement de Marine Le Pen suscitent un tollé
- Marine Le Pen
- Candidate du Rassemblement National à l'élection présidentielle française de 2027
- Jordan Bardella
- Président du Rassemblement National
- Emmanuelle Cosse
- Présidente de l'Union sociale pour l'habitat et ancienne ministre du Logement
- Emmanuel Macron
- Président de la France
- Édouard Philippe
- Ancien Premier ministre de la France
- Gabriel Attal
- Ancien Premier ministre de la France
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