Diplomatie · Athènes

Le chef du PASOK, Nikos Androulakis, attaque Kyriakos Mitsotakis sur le mémorandum Turquie-Libye et le câble chypriote

Lundi 2 novembre, le chef du PASOK, Nikos Androulakis, a déclaré que le Premier ministre n'avait fait que son devoir à l'ONU et a appelé à un cadre de « nouvelle Helsinki » avec la Turquie.

Texte IA fondé sur les articles de NEWS 24/7, NewsIT, in.gr et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Photo : PASOK, CC BY-SA 2.0 (Wikimedia Commons, recadrée). Photo d'archives, 2013

Androulakis attaque le gouvernement sur la politique étrangère

Le chef du PASOK, Nikos Androulakis, a profité d'un discours devant la commission Expansion et Solidarité de son parti, lundi 2 novembre, pour accuser le gouvernement de privilégier la communication sur le fond en politique étrangère. Il a écarté les affirmations d'un succès diplomatique du Premier ministre Kyriakos Mitsotakis au Conseil de sécurité de l'ONU, affirmant que le chef du gouvernement avait simplement fait son devoir, comme tout Premier ministre l'aurait fait dans des circonstances similaires. Répondant aux évocations d'un succès national, il a estimé qu'un tel succès se juge à son efficacité. Nikos Androulakis a soutenu que les résultats de la ligne actuelle relèvent surtout de la communication et non du fond. Il a présenté le combat de son parti comme une lutte nationale et sociale plutôt que de patriotisme partisan, et appelé le pays à tourner la page.

« Un succès national se juge à son efficacité. »

Nikos Androulakis, chef du PASOK

Le mémorandum Turquie-Libye et le câble chypriote

Nikos Androulakis a déclaré que le gouvernement avait disposé de sept ans pour traiter le mémorandum Turquie-Libye et qu'il n'y était pas parvenu. Il a cité le ministre des Affaires étrangères Giorgos Gerapetritis, qui avait affirmé que les « plaies béantes » avec la Libye se refermaient, et soutenu que la confirmation du mémorandum par l'est de la Libye prouve le contraire. Il a qualifié ce résultat d'échec. Sur l'interconnexion électrique Grèce-Chypre, il a signalé des retards dans la pose du câble et affirmé qu'Athènes n'avait jamais fourni de données concrètes ni de calendrier au Parlement. Il a demandé au Premier ministre d'informer le Parlement et le public grec du calendrier d'un projet qu'il a décrit comme d'un coût économique élevé et d'une vaste importance géopolitique. Nikos Androulakis s'est également interrogé sur le sens réel de « eaux calmes », citant comme exemples possibles le mémorandum, la doctrine de la « Patrie bleue » qu'il dit qu'Ankara s'apprête à inscrire dans la loi, et les obstacles turcs au câble. Nikos Androulakis a affirmé que le câble doit être achevé dans le respect du droit international.

« Ce projet touche à nos droits souverains et doit être mené à bien selon les règles du droit international. Ni plus, ni moins. »

Nikos Androulakis, chef du PASOK

Venizelos soutient le Premier ministre

Quelques heures avant l'intervention de Nikos Androulakis, Evangelos Venizelos, ancien vice-Premier ministre et ancien chef du PASOK, a accordé un entretien à Meganews Radio 104.6 dans lequel il a soutenu la position de Kyriakos Mitsotakis à l'ONU, pour la deuxième fois en deux jours. Interrogé sur la disposition de l'opposition à aider le gouvernement à construire une position diplomatique unifiée, Evangelos Venizelos a répondu qu'elle n'y avait pas été invitée. Il a soutenu que ces dernières années, la politique avait produit le conflit plutôt que le consensus sur la stratégie, et que ce conflit allait nécessairement s'accentuer en période préélectorale. Il a estimé que les affaires internationales du pays n'attendraient pas le calendrier politique intérieur grec.

« Quand le pays s'exprime à l'ONU, et surtout devant le Conseil de sécurité, c'est le pays qui parle. »

Evangelos Venizelos, ancien vice-Premier ministre et ancien chef du PASOK

L'élargissement du parti et de nouvelles critiques au Parlement

La commission a annoncé 21 nouveaux membres, dont des universitaires et des élus locaux. Par ailleurs, le député PASOK Michalis Katrinis, s'exprimant dans l'hémicycle, a déclaré que l'absence apparente de stratégie nationale avait conduit aux impasses et aux échecs diplomatiques actuels. Il a demandé pourquoi Kyriakos Mitsotakis n'avait pas réclamé une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU condamnant le mémorandum, et pourquoi il ne l'avait pas dénoncé un mois plus tôt devant l'Assemblée générale de l'ONU. Michalis Katrinis a également exigé des comptes sur les dommages à Kotroni et sur le coût de leur réparation. Il a réclamé une information complète sur les termes d'une option d'achat portant sur trois avions de transport KC-390 supplémentaires.

La proposition de « nouvelle Helsinki » et les inquiétudes plus larges

Nikos Androulakis a proposé une « nouvelle Helsinki » pour répondre à la crise des relations gréco-turques. Selon son plan, l'union douanière UE-Turquie, lancée en 1996, serait modernisée par un texte juridique actualisé incluant aussi des sanctions économiques automatiques chaque fois que la Turquie violerait les droits souverains de la Grèce et de Chypre. Il a également affirmé que les choix américains avaient déstabilisé le Moyen-Orient, et que Donald Trump s'acheminait vers un accord avec la Russie en l'absence de l'Europe, ce qui, selon lui, place l'Union européenne dans une position précaire. Il a appelé à une politique étrangère et de défense européenne unique. Il a ajouté que les Grecs consacrent chaque année des milliards d'euros à l'armement, tandis que d'autres pays européens affectent des sommes comparables à la santé et à l'éducation.

Poser une question sur ce texte

Sources et contexte

Athènes · Grèce

Pollar est gratuit et sans publicité dans le texte. Ses membres le font vivre.

Soutenir Pollar