
Le pape Léon XIV conclut sa visite de sept jours en Espagne par un appel à l'unité et à la dignité des migrants
Après un périple de sept jours à Madrid, Barcelone et aux îles Canaries, le pape Léon XIV rentre à Rome, à la suite d'un discours au Parlement salué par une ovation debout de sept minutes, d'un accent mis sur les droits des migrants et de la bénédiction de la plus haute tour de la Sagrada Familia.
Un voyage à travers l'Espagne
Le pape Léon XIV a quitté l'Espagne le 12 juin après une visite d'une semaine qui l'a mené de Madrid à Barcelone et aux îles Canaries. Ce voyage, son premier grand déplacement international en tant que pontife, a attiré plus de 600 000 participants inscrits et a poussé des centaines de milliers de personnes à border les rues. Ses étapes comprenaient le Congrès des députés, la basilique de la Sagrada Familia à Barcelone et un centre d'accueil pour migrants à Tenerife, où il a célébré une messe de clôture avant la cérémonie officielle d'adieu.
Le discours au Parlement
Dans un discours devant la chambre basse espagnole, le pape a mis en garde contre la polarisation politique et appelé à faire du bien commun un horizon partagé. Il a reçu une ovation de sept minutes.
Il n'a pas explicitement mentionné l'avortement ou l'euthanasie, alors que les députés s'apprêtent à débattre d'un projet de loi renforçant le droit à l'euthanasie. Il a plutôt évoqué une « culture du déchet » et des limites morales au pouvoir.Si la vie cesse d'être reconnue comme une valeur fondamentale, quel avenir nos sociétés peuvent-elles avoir ?
La Catalogne et les blessures sociales
À Barcelone, le pontife a utilisé naturellement l'espagnol et le catalan et a appelé à l'unité après une rencontre avec le président de la région, Salvador Illa, qui avait parlé de « nation ». Sa visite a été marquée par un meurtre en plein jour dans le centre-ville, mais il a poursuivi ses messages sur la santé mentale et les violences de genre.
Il a également rencontré les évêques espagnols, qualifiant les abus cléricaux de « fléau » et de « plaie ouverte ».Une réalité dramatique dont l'aboutissement le plus grave sont les féminicides.
Pleins feux sur la migration
La dernière étape, à Gran Canaria et à Tenerife, a placé la migration au centre. Visitant un centre d'accueil, le pape a dénoncé la déshumanisation des migrants et plaidé à la fois pour des politiques dans les pays d'origine et pour une intégration sociale en Europe. Son langage a changé : devant les dirigeants politiques, il présentait la vie comme un objectif civilisationnel ; devant les groupes vulnérables, il parlait de la vie comme d'un chemin avec un but.
Les mots et les chiffres
À travers douze discours, cinq homélies et cinq salutations, le mot le plus fréquent du pape a été « vie » (144 mentions), suivi de « Dieu » (126) et « Église » (82). Les données, compilées par le quotidien espagnol ABC, montrent comment il a adapté chaque allocution à son auditoire.
- Vie (Vida)
- 144 mentions
- Dieu (Dios)
- 126 mentions
- Église (Iglesia)
- 82 mentions


