Gouvernement · Berne et Zurich

Le ministre suisse de la Défense face au Parlement sur les coûts du F-35 et 104 millions de francs d'honoraires juridiques

Le ministre de la Défense Martin Pfister est sous le feu des critiques à Berne pour les promesses de prix fixes non tenues concernant les avions de combat F-35 et les 2,7 millions de francs versés au cabinet externe Homburger.

Texte IA fondé sur les articles de Neue Zürcher Zeitung et Blick.ch. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Berne, Zurich · Suisse
Comment on en est arrivé là
  1. 2013Les électeurs suisses rejettent le fonds d'acquisition des Gripen lors d'un référendum
  2. 2019Le Parlement approuve un arrêté de 6 milliards de francs pour de nouveaux avions de combat
  3. septembre 2022La Suisse signe un contrat d'achat avec les États-Unis pour des avions F-35
  4. 21 sept.Le ministre de la Défense Martin Pfister fait face à la séance de questions au Parlement

Historique des acquisitions et litiges sur les coûts

Les autorités fédérales suisses ont décidé en 2013 de remplacer la flotte vieillissante des F-5 par des avions Gripen suédois, mais les électeurs ont rejeté le fonds d'acquisition correspondant lors d'un référendum populaire. Avec l'arrivée en fin de vie des F-5 Tiger et des F/A-18, le Parlement a approuvé fin 2019 un arrêté fédéral pour acquérir de nouveaux avions de combat dans la limite de 6 milliards de francs suisses, basée sur l'indice des prix à la consommation de janvier 2018. En septembre 2022, la Suisse a signé un contrat d'achat formel avec les États-Unis pour des avions Lockheed Martin F-35. L'accord est désormais contesté à Berne sur le libellé exact d'une prétendue garantie de prix fixe, ainsi que sur la hausse des coûts d'exploitation prévus. Des acquisitions supplémentaires de défense aérienne rencontrent des difficultés, les systèmes de missiles Patriot commandés devant arriver plus tard et coûter plus cher que convenu initialement.

Dépenses fédérales en conseils juridiques externes

L'examen des conditions d'achat s'est élargi après que des rapports ont montré que le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) avait contourné son personnel juridique interne. Le département a directement engagé le cabinet zurichois Homburger pour évaluer le contrat américain et examiner les clauses controversées de prix fixe, bien que le cabinet ait indiqué ne pas être spécialisé dans les transactions d'armement américaines. Grégoire Gogniat de l'Office fédéral des constructions et de la logistique a confirmé que Homburger a reçu près de 2,7 millions de francs suisses du DDPS entre 2022 et 2025. Dans l'ensemble de l'administration fédérale, les avis et évaluations juridiques externes ont coûté environ 104 millions de francs sur ces quatre années, soit une moyenne d'environ 25 millions de francs par an, dont près de 23,5 millions de francs en 2025. D'autres ministères ont eu recours à des arrangements similaires, notamment le Département fédéral des finances sous Karin Keller-Sutter, qui a versé près de 2 millions de francs au cabinet Niederer Kraft Frey dans le cadre d'un plafond de 10 millions de francs lors du rachat de Credit Suisse par UBS en mars 2023.

Dépenses fédérales en expertise juridique et mandats externes sélectionnésmillions CHF
Total expertise juridique (2022–2025)
104 millions CHF
Expertise juridique fédérale (2025)
23.5 millions CHF
Honoraires Homburger DDPS (2022–2025)
2.7 millions CHF
Mandat Niederer Kraft Frey CS
2 millions CHF

Données tirées du texte de l’article

Enquête parlementaire et secret de l'évaluation

Le litige contractuel a conduit à un interrogatoire direct du ministre suisse de la Défense Martin Pfister lors de la séance de questions au Parlement le 21 septembre 2026. Les parlementaires se sont concentrés sur l'évaluation des achats effectuée par Armasuisse, qui a utilisé le processus de hiérarchie analytique tout en gardant confidentiels les mécanismes de notation clés. Le DDPS a refusé de répondre aux questions des médias concernant l'effectif exact du service juridique interne d'Armasuisse, invoquant un rapport en cours de la Commission de contrôle du Conseil national. Le conseiller national socialiste Ueli Schmezer a soumis des questions formelles exigeant la transparence sur la question de savoir si les normes d'acquisition favorisaient l'avion américain.

« Les critères ont-ils été adaptés au F-35 ? »

Ueli Schmezer

Presses sécuritaires régionales et examen judiciaire

Le secret entourant les critères d'évaluation a atteint le Tribunal fédéral suisse, qui examine actuellement l'affaire. La controverse se déroule alors que les États européens augmentent leurs budgets de défense après l'invasion de l'Ukraine par la Russie en février 2022, un environnement dans lequel la Suisse a été confrontée à des cyberattaques et à de la désinformation parrainées par des États. La Suisse continue de manquer de capacités complètes de défense aérienne à longue portée, et le Parlement a approuvé un financement supplémentaire pour la flotte de chasseurs. Les parlementaires et les auditeurs continuent d'examiner si les fonds alloués couvriront la livraison finale et les besoins opérationnels.

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Sources et contexte

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