Élections · Washington et Los Angeles

Le ministère de la Justice de Trump demande à la Cour suprême d'écarter jusqu'à 20 000 bulletins californiens

L'administration Trump a demandé à la Cour suprême des États-Unis d'ordonner à la Californie d'écarter jusqu'à 20 000 bulletins de vote par correspondance de personnes dont elle conteste la citoyenneté, alors que le dépouillement est déjà bien avancé avant le scrutin du 3 novembre 2026.

Texte IA fondé sur les articles de NRC, The New York Times, Bloomberg Business et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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En bref

Washington, Los Angeles · États-Unis

Dernière ligne droite des midterms

Le président Donald Trump tient des meetings dans les fiefs républicains à la clôture de la campagne des midterms, appelant les électeurs à élire des candidats républicains pour que son administration achève le travail entamé il y a deux ans. Une chronique situe sa cote d'approbation nette nationale à -27 points et affirme que les sondages le montrent en difficulté sur chaque politique, de l'inflation à l'immigration. La même chronique attribue la hausse des factures à ses droits de douane et à sa décision d'entrer en guerre avec l'Iran. Un modèle de prévision donne aux démocrates 95 % de chances de reconquérir la Chambre et 54 % de chances de prendre le Sénat. Le jour du scrutin tombe le mardi 3 novembre 2026.

L'immigration devient un handicap

L'immigration, qui avait poussé de nombreux électeurs aux urnes en 2024, s'est transformée en difficulté pour les républicains. La frontière sud est largement fermée, et les tentatives de passage illégal sont tombées d'un pic de près de 250 000 en novembre 2023 à environ 11 000 en août 2026. L'offensive répressive qui l'a accompagnée a suscité de vives critiques, avec de grandes rafles à Los Angeles, Chicago et Minneapolis et une capacité de détention fédérale plus que doublée via des contrats avec des prisons locales, des entrepôts réaménagés et des villes de tentes. Les sondages publics suggèrent que les électeurs font désormais davantage confiance aux démocrates sur l'immigration, même si les électeurs républicains restent plus mobilisés par le sujet. Le sénateur Ruben Gallego, démocrate élu en Arizona il y a deux ans, a résumé la position républicaine sans détour.

« Les républicains sont vraiment en décalage avec ce que pensent les Américains sur l'immigration, exactement comme les démocrates étaient en décalage en 2024 »

Ruben Gallego, sénateur démocrate élu en Arizona il y a deux ans

Gallego a aussi déclaré que les électeurs ne veulent ni de forces de l'immigration brutales ni de profilage racial. Certains militants des droits électoraux latinos craignent que les récentes rafles en Californie ne fassent baisser la participation hispanique, tandis que d'autres attendent l'inverse dans plusieurs des circonscriptions les plus disputées de la Chambre.

Le ministère de la Justice et la bataille du vote

Le ministère de la Justice du procureur général Todd Blanche a ouvert plusieurs fronts juridiques dans les dernières semaines de la campagne. Bloomberg rapporte que l'administration a demandé à la Cour suprême des États-Unis d'ordonner à la Californie d'écarter jusqu'à 20 000 bulletins de vote par correspondance de personnes dont elle conteste la citoyenneté, alors que le dépouillement est déjà bien avancé dans l'État. Dans la dernière semaine d'octobre, des lettres ont été envoyées aux responsables électoraux des 50 États, les avertissant que le fait de ne pas conserver les archives électorales pendant 22 jours pourrait entraîner des poursuites pénales. Un juge fédéral avait plus tôt dans la semaine critiqué l'administration pour des menaces similaires contre des responsables électoraux dans une autre affaire. Un porte-parole du ministère a déclaré qu'il suit les faits et le droit, et non le calendrier politique de quiconque.

Au cours de l'année écoulée, le ministère a exigé des listes électorales non expurgées, perquisitionné des bureaux électoraux et affirmé que des non-citoyens avaient voté en grand nombre, des affirmations que plusieurs enquêtes bipartisanes ont jugées extrêmement rares. Shelby Wayment, avocate au sein du Safeguarding Democracy Project de la faculté de droit de l'UCLA, décrit la stratégie sans détour.

« Ils essaient de créer le chaos et la méfiance dans le système »

Shelby Wayment

Affaires de fraude électorale et un super PAC

À la fin octobre 2026, plus de 220 personnes dans 28 États avaient été poursuivies en lien avec des infractions électorales pendant le second mandat de Trump, dans le cadre d'un effort visant à repérer, arrêter et médiatiser ces affaires pendant plusieurs mois. Une femme de 30 ans originaire d'Inde, résidente permanente légale et mère de deux jeunes enfants, s'est rendue dans un tribunal fédéral du centre de Los Angeles. Le gouvernement affirme dans des documents judiciaires qu'elle s'est inscrite sur les listes électorales en 2022 et a voté en 2024 de manière illégale, parce qu'elle n'est pas citoyenne, et qu'elle a fait de fausses déclarations dans sa demande de naturalisation. Certains détenus ont été retenus pendant des jours, et au moins un homme reste incarcéré dans une prison du Texas.

Par ailleurs, un super PAC nommé Our Heritage Matters, enregistré le 15 octobre 2026, a dépensé 6,5 millions de dollars lors des 10 derniers jours de la campagne en courriers et publicités numériques soutenant des candidats de tiers partis obscurs, avec quasiment aucune chance de remporter le vote du 3 novembre. Les dépenses passent par deux sociétés à responsabilité limitée du Delaware créées le 6 octobre, qui n'ont signalé aucune autre activité. Le PAC n'a pas à divulguer ses donateurs avant décembre, et les courriers suivis par la société de surveillance du courrier Mintt suggèrent une opération de « spoiler » visant les électeurs républicains.

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