Le prince Alois a refusé de sanctionner un projet de loi qui aurait dépénalisé l'avortement jusqu'à 12 semaines, adopté par le Parlement par 13 voix contre 12 le 2 septembre 2026. Il disposait de six mois après ce vote pour le signer ou le rejeter.
C'est le premier veto utilisé par Alois depuis que son père lui a transmis ses fonctions en 2004, et la maison princière affirme qu'un système fondé sur des délais ne protège pas suffisamment la vie à naître.
L'initiative Fristenlösung für Liechtenstein a commencé à récolter des signatures en février 2026 et en a recueilli plus de 4 970, contre 1 000 requises pour saisir le Parlement.
La responsable de l'initiative, Tatjana As'Ad, a qualifié la situation de surréaliste, et une manifestation est prévue samedi 24 octobre à Vaduz.
Le prince héréditaire Alois a refusé de signer un projet de loi qui aurait dépénalisé l'avortement au Liechtenstein durant les douze premières semaines de grossesse. La maison princière a indiqué dans un communiqué qu'il reste convaincu qu'un système fondé sur des délais ne protège pas suffisamment la vie à naître, qu'elle qualifie de bien juridique essentiel. Le texte avait été adopté par le Parlement le 2 septembre 2026 par 13 voix contre 12. C'est le premier veto d'Alois depuis le début de sa régence, en 2004, lorsque son père, Hans-Adam II, lui a transmis ses fonctions. Alois avait clairement affiché son opposition bien avant le vote, déclarant en juin qu'il opposerait son veto à la réforme même si elle était adoptée par le Parlement ou par référendum.
La maison princière a ajouté que le prince voyait une marge de changement dans des mesures ciblées, comme la levée de l'interdiction de la publicité ou un soutien aux femmes avant, pendant et après la grossesse. La Constitution confère ce droit de veto au prince héritier-régent, et un référendum de 2012 l'a confirmé comme absolu. Alois disposait de six mois à compter du vote du 2 septembre pour signer ou rejeter la loi. Le Liechtenstein est une petite principauté alpine d'environ 40 000 habitants qui combine démocratie directe et monarchie dotée de larges pouvoirs exécutifs.
La réforme était portée par l'initiative citoyenne Fristenlösung für Liechtenstein, qui a commencé à récolter des signatures en février 2026. Elle a recueilli plus de 4 970 signatures, soit environ un quart des électeurs inscrits et bien au-delà des 1 000 nécessaires pour la transmettre au Parlement. Le texte visait à dépénaliser l'avortement jusqu'à 12 semaines, à faire prendre en charge l'intervention par l'assurance maladie et à lever l'interdiction nationale de diffuser des informations sur l'accès à l'avortement.
Données tirées du texte de l’article
Un sondage d'août créditait la réforme de 62 % de soutien parmi les électeurs. Le Parlement a ensuite approuvé le texte de justesse le 2 septembre, et les députés ont rejeté un référendum national sur la question par le même décompte de 13 voix contre 12.
Données tirées du texte de l’article
L'avortement reste illégal au Liechtenstein, sauf lorsque la vie ou la santé d'une femme est gravement menacée ou que la grossesse résulte d'une agression sexuelle. Aider une personne à avorter est passible de trois ans de prison, tandis qu'une femme qui provoque son propre avortement encourt jusqu'à un an. Proposer ou faire la publicité de services d'avortement est également interdit, mais les avortements pratiqués à l'étranger ne sont pas sanctionnés. Les femmes sont légalement autorisées à se rendre à l'étranger pour l'intervention depuis 2015, principalement en Suisse et en Autriche. Un rapport de 2025 de l'Association des droits humains du Liechtenstein estimait à 40 le nombre de femmes se rendant en Suisse pour avorter. L'initiative visait à supprimer les obstacles liés au déplacement, notamment le coût, l'organisation de la garde des enfants et l'absence de véhicule.
Tatjana As'Ad, qui a mené l'initiative et travaille pour le petit parti de gauche Liste libre, a déclaré que le groupe s'attendait à ce résultat mais se sentait néanmoins déçu.
« Nous ne sommes pas vraiment surprises, mais nous sommes tout de même déçues. »
Elle a estimé que le veto n'empêcherait guère les avortements et ne ferait que les déplacer vers d'autres pays.
« C'est surréaliste, ce qui se passe en ce moment en 2026 dans un État au cœur de l'Europe. »
Les initiatrices ont affirmé qu'une seule personne passait outre une décision soutenue par près d'un quart des électeurs et adoptée par le Parlement, et elles ont annoncé de nouvelles actions. Une manifestation est prévue samedi 24 octobre à Vaduz, la capitale.
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Le prince héréditaire Alois a bloqué un projet de loi qui aurait dépénalisé l'avortement jusqu'à 12 semaines, après son adoption par le Parlement par 13 voix contre 12 le 2 septembre. C'est le premier veto de sa régence, commencée en 2004.
Texte IA fondé sur les articles de EL PAÍS, HotNews.ro, RTP et d’autres médias. Publié .