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Diplomatie·-2 h

Les dirigeants du G7 réunis en France sur fond de cessez-le-feu américano-iranien et de menaces commerciales de Trump

Les dirigeants du G7 arrivent lundi à Évian-les-Bains pour un sommet de trois jours dominé par l'accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran, la guerre en Ukraine et les menaces douanières du président Trump.

La ville thermale d'Évian-les-Bains, qui compte un peu moins de 10 000 habitants, accueille les dirigeants du G7 du 15 au 17 juin. Le président français Emmanuel Macron, qui assure la présidence tournante, a invité un large éventail d'invités aux côtés des membres permanents (États-Unis, Royaume-Uni, Canada, France, Allemagne, Italie, Japon et Union européenne).

Le cessez-le-feu iranien et la réouverture d'Ormuz

La diplomatie du sommet s'ouvre dans le contexte d'un accord préliminaire entre les États-Unis et l'Iran pour mettre fin à leur guerre. L'annonce a été faite dimanche et un protocole d'accord doit être signé vendredi en Suisse. Donald Trump a déclaré que le détroit d'Ormuz rouvrirait vendredi et qu'il avait ordonné la levée du blocus américain sur les ports iraniens. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a indiqué qu'un accord plus large serait négocié au cours d'une période de cessez-le-feu de 60 jours, incluant un allègement des sanctions et des discussions sur le programme nucléaire iranien. Les dirigeants du G7 chercheront à obtenir des détails et à coordonner les prochaines étapes.

Nous devons nous assurer que nous pouvons, avec le président Trump, définir des objectifs communs, à commencer par la réouverture du détroit d'Ormuz.

La pression de Zelensky pour l'Ukraine

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky participera à une session de travail mardi matin. La guerre entame sa cinquième année, mais les avancées russes ont ralenti et l'Ukraine cherche à obtenir davantage de financements militaires. Volodymyr Zelensky a proposé des entretiens en tête-à-tête avec Vladimir Poutine et souhaite que les Européens jouent un rôle plus important. Un responsable de la présidence française a déclaré qu'il n'y avait "aucune concession à faire aux Russes, et aucune raison aujourd'hui de lever les sanctions". La position de Volodymyr Zelensky s'est améliorée depuis que Donald Trump lui a dit dans le Bureau ovale l'année dernière : "Vous n'avez pas les cartes en main". Il pourrait toutefois trouver le soutien américain plus difficile à obtenir, Donald Trump se concentrant sur le conflit iranien.

Cette attaque ne fait que renforcer notre détermination à tout faire, avec nos alliés et partenaires, pour œuvrer à un cessez-le-feu que la Russie refuse obstinément, puis à la paix. Nous y travaillerons lors du G7.

La menace tarifaire de Trump et l'inquiétude des alliés

Les alliés arrivent méfiants vis-à-vis des États-Unis. Donald Trump a prévenu avant son départ que les États-Unis n'auraient "pas d'autre choix" que d'appliquer des droits de douane de 100 % sur le vin français si Paris ne supprimait pas sa taxe numérique sur les géants technologiques américains. Cette menace souligne des tensions commerciales plus larges et des interrogations sur l'engagement des États-Unis envers l'ordre mondial d'après-guerre. Les responsables français se sont néanmoins réjouis d'avoir obtenu la présence de Donald Trump après son départ anticipé du sommet au Canada l'année dernière ; Emmanuel Macron a même déplacé les dates du sommet pour coïncider avec le 80e anniversaire de Donald Trump le 14 juin.

Nous n'aurions pas d'autre choix que d'appliquer des droits de douane de 100 % sur le vin français à moins que Paris ne supprime sa taxe numérique sur les géants technologiques américains.

Le différend sur les coûts de sécurité à la frontière

La plupart des dirigeants arriveront par l'aéroport international de Genève, et des milliers de manifestants se rassemblent du côté suisse. La Suisse affirme que la France refuse de contribuer aux 21,7 à 27,2 millions d'euros nécessaires pour sécuriser la frontière et encadrer les manifestations. Le directeur de la communication de la sécurité genevoise, Laurent Paoliello, a appelé la France à "contribuer financièrement aux conséquences de ses décisions". Les autorités suisses ont mobilisé 4 000 militaires et interdit tout rassemblement public après des affrontements entre la police et 600 à 700 manifestants lundi.

Il serait élégant de leur part de contribuer financièrement aux conséquences de leurs décisions.

Une table élargie et un accent sur l'IA

Emmanuel Macron a invité les dirigeants de l'Inde, du Brésil, de l'Égypte, du Kenya, de la Corée du Sud, de l'Australie, de l'Arabie saoudite, du Qatar et des Émirats arabes unis. Une session spéciale sur la guerre au Moyen-Orient se tiendra mardi. L'Afrique du Sud a été déinvitée après avoir été sollicitée initialement. Des dirigeants d'entreprises d'IA comme Anthropic, OpenAI, Google et Mistral AI sont également attendus, la France souhaitant discuter de l'essor de l'intelligence artificielle parallèlement aux crises mondiales.

Chronologie du sommet du G7 et du cessez-le-feu iranien
  1. Ouverture du sommet du G7 à Évian-les-Bains ; arrivée de Donald Trump
  2. Session de travail sur l'Ukraine et session spéciale sur le Moyen-Orient
  3. Clôture du sommet
  4. Signature prévue du protocole d'accord américano-iranien en Suisse
Évian-les-Bains · Genève

8 sources

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