Diplomatie · New York, Téhéran et Washington

Les États-Unis et l'Iran tiennent des discussions directes à New York alors que Trump lance un ultimatum à l'ONU

Des négociateurs des États-Unis et de l'Iran se sont rencontrés pendant trois heures à New York mardi, marquant leur premier engagement diplomatique direct depuis juin, au milieu de près de sept mois de conflit militaire.

Texte IA fondé sur les articles de tagesschau.de, Tages Anzeiger, DIE WELT et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

New York, Téhéran, Washington · États-Unis, Iran
Comment on en est arrivé là
  1. 28 févr.Les États-Unis lancent des frappes militaires contre l'Iran en raison de préoccupations nucléaires
  2. juin 2026Des négociations directes en Suisse produisent un accord-cadre préliminaire
  3. 22 sept.Les délégations américaine et iranienne tiennent des discussions de trois heures à New York médiatisées par le Pakistan et le Qatar
  4. 3 nov.Élections de mi-mandat du Congrès américain prévues

Discussions directes en marge de l'Assemblée générale de l'ONU

Des responsables américains et iraniens se sont rencontrés pendant trois heures à New York mardi lors de l'Assemblée générale des Nations unies, marquant le premier contact diplomatique direct entre les deux nations depuis juin. Le président américain Donald Trump a déclaré aux journalistes que les discussions s'étaient très bien déroulées, tandis que les médias d'État iraniens ont confirmé que la session avait eu lieu à la suite d'une demande de l'envoyé spécial américain Steve Witkoff. Witkoff et le gendre de Trump, Jared Kushner, représentaient la délégation américaine. Des reportages du New York Times et d'Axios, citant des responsables régionaux et gouvernementaux, ont identifié le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi comme le principal participant iranien. Les discussions ont été médiées par le Pakistan et le Qatar, qui ont plaidé pour une désescalade régionale. Des spéculations avaient également émergé avant l'assemblée sur une possible rencontre entre Trump et le président iranien Masoud Pezeshkian, qui doit s'adresser à l'ONU, bien que les responsables n'aient confirmé aucune rencontre présidentielle.

Demandes iraniennes et le détroit d'Ormuz

Les échanges diplomatiques se sont concentrés sur l'établissement d'un cadre de paix, le transit par le détroit d'Ormuz constituant le différend central. Le radiodiffuseur d'État iranien IRIB a rapporté qu'Araghchi a présenté des conditions spécifiques pour la réouverture de la voie navigable stratégique. Téhéran a exigé la levée immédiate du blocus naval américain opérant au large des côtes iraniennes, le dégel et la libération de tous les avoirs financiers iraniens bloqués, et un arrêt complet de la guerre sur tous les fronts opérationnels. Les négociations directes étaient restées gelées depuis juin, lorsqu'un cadre préliminaire signé en Suisse s'est effondré sous le regain de tensions militaires.

Trump lance un ultimatum lors du débat général

Dans un discours de quarante minutes à l'Assemblée générale de l'ONU, Trump a alterné entre l'énumération de ses réalisations nationales et le lancement d'un ultimatum au gouvernement iranien. Il a présenté l'avenir de Téhéran comme un choix entre un règlement négocié qui rétablit la prospérité économique et une destruction militaire complète.

« Si l'Iran choisit la guerre, la république finira en enfer, sans aucune chance de survie et sans espoir de grandeur future ni de générations suivantes. »

Donald Trump, président des États-Unis

Trump a lu principalement à partir d'un téléprompteur, remerciant deux fois le Conseil de sécurité de l'ONU et félicitant le Danemark pour un récent compromis sur le Groenland. Cependant, il a adressé de vives critiques aux organismes internationaux, notamment la Cour pénale internationale et le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, tout en attaquant les réglementations proposées sur l'intelligence artificielle en les comparant à la recherche sur le changement climatique. Il a également revendiqué le mérite d'avoir mis fin à huit conflits mondiaux pendant son mandat.

Contexte militaire et pressions politiques intérieures

Le conflit armé a commencé le 28 février 2026, lorsque les États-Unis ont lancé des frappes militaires pour empêcher l'Iran de développer des armes nucléaires. Bien que la Maison Blanche ait initialement prévu de conclure l'opération en quelques semaines, les combats se sont étendus sur près de sept mois, impliquant les États du Golfe qui accueillent des installations militaires américaines. Le conflit prolongé et les augmentations associées des prix de l'énergie et de l'essence sur le marché intérieur ont créé des tensions politiques avant les élections de mi-mandat américaines du 3 novembre. Tagesschau a cité un sondage indiquant que plus de 70 % des citoyens américains désapprouvent la politique étrangère de Trump. Avant que Trump ne prenne la parole, le secrétaire général sortant de l'ONU, António Guterres, et le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva se sont adressés à l'assemblée, appelant au multilatéralisme international plutôt qu'à la division.

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