
Le climat des affaires de l'industrie électrique allemande atteint 24,8 points en septembre selon l'Ifo
L'indice du climat des affaires de l'Ifo pour l'industrie électrique allemande a atteint 24,8 points en septembre, porté par l'amélioration du carnet de commandes, alors que 40 % des industriels signalent des pénuries de composants intermédiaires.
Hausse des indicateurs du secteur électrique
La confiance des entreprises de l'industrie électrique allemande s'est nettement améliorée en septembre 2026, selon l'enquête mensuelle publiée jeudi par l'institut Ifo de Munich. L'indice du climat des affaires du secteur a progressé de 8,3 points pour atteindre 24,8 points, contre 16,5 points en août 2026. Il s'agit du niveau de confiance le plus élevé pour la branche depuis plus de trois ans. Cette progression est portée par une nette révision à la hausse de l'appréciation des entreprises sur leur situation actuelle. L'indice de la situation actuelle a gagné 14 points, passant de 15 points en août à 29 points en septembre, soit près du double en un seul mois. Les anticipations d'activité pour les six prochains mois progressent également, mais à un rythme plus modéré que l'indice de la situation actuelle.
Le numérique distingue le secteur de l'ensemble de l'industrie
Ce climat favorable distingue les fabricants d'équipements électriques des autres branches industrielles allemandes, toujours pénalisées par une demande atone. La branche regroupe les fabricants d'équipements de traitement de données, de composants électroniques et de produits optiques. Sa croissance est soutenue par les investissements en cours dans la numérisation des entreprises et les applications d'intelligence artificielle. L'institut Ifo qualifie la demande de septembre d'exceptionnellement positive, ce qui s'est traduit par un afflux considérable de nouvelles commandes. Ces contrats ont permis aux entreprises du secteur de se déclarer satisfaites de leur carnet de commandes total pour la première fois depuis longtemps.
Klaus Wohlrabe, responsable des enquêtes à l'institut Ifo, explique comment la branche se distingue du paysage manufacturier dans son ensemble.
L'industrie électrique est de plus en plus une locomotive économique au sein de l'industrie allemande. Alors que de nombreux secteurs industriels peinent encore face à une demande faible, les affaires vont déjà bien mieux ici.
- Climat des affaires (août 2026)
- 16.5 points
- Climat des affaires (septembre 2026)
- 24.8 points
- Situation actuelle (août 2026)
- 15 points
- Situation actuelle (septembre 2026)
- 29 points
Plans d'expansion et perspectives à l'export
Portés par l'afflux de nouvelles commandes, les fabricants d'équipements électriques établissent des plans de production orientés vers l'expansion pour les prochains mois. Plusieurs entreprises interrogées indiquent vouloir accélérer leur production et augmenter le volume produit sur leurs sites dans les mois à venir. Outre la demande intérieure, les entreprises font état d'anticipations d'exportations en hausse. Alors que plusieurs autres branches industrielles allemandes anticipent un recul de leurs ventes à l'étranger, le secteur électrique attend des impulsions de croissance des marchés internationaux.
Pénuries de composants et hausses de prix
La reprise rapide des commandes crée des difficultés opérationnelles pour les fabricants qui tentent d'honorer leurs engagements de livraison. Environ 40 % des entreprises du secteur électrique signalent des pénuries d'intrants intermédiaires critiques, citant notamment des composants comme les semi-conducteurs. Ces tensions d'approvisionnement apparaissent comme le principal obstacle opérationnel pour les entreprises qui veulent augmenter leurs cadences. Face à ces frictions sur les intrants et à une forte demande de la part des clients, un nombre croissant d'entreprises annoncent leur intention de relever leurs prix de vente à court terme.
Klaus Wohlrabe note que la disponibilité des composants constitue désormais un obstacle opérationnel plus important que la conquête de clients.
La demande n'est pas le problème actuellement. En revanche, l'approvisionnement en produits intermédiaires pourrait devenir un goulot d'étranglement.

