L'Assemblée législative du peuple (ALP), chambre transitoire du Burkina Faso, a approuvé à l'unanimité un nouveau code pénal mardi 20 octobre 2026, rétablissant la peine de mort. Les 71 membres qui ont voté ne sont pas élus et la chambre fait office de parlement du pays sous une junte militaire dirigée par le capitaine Ibrahim Traoré. Le ministère de la Justice a annoncé le vote dans une publication sur Facebook, indiquant que la réforme vise à renforcer l'ordre public et à garantir la sécurité des personnes et des biens.
« Cette réforme législative vise à renforcer l'ordre public, à consolider les valeurs fondamentales de la nation et à garantir la sécurité des personnes et des biens. »
Selon le nouveau code, la peine de mort peut être prononcée pour terrorisme, haute trahison, espionnage et parricide, ainsi que pour l'importation de produits périmés ou interdits lorsque cette importation entraîne la mort. Le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, a expliqué la portée du code dans des déclarations au portail d'information Lefaso. Le détournement de fonds est désormais passible de la prison à vie, tandis que les infractions routières peuvent être punies de peines d'emprisonnement. L'agence de presse publique AIB, citant le ministre, indique que des groupes terroristes utilisaient la relative clémence de l'ancien texte comme argument de recrutement.
La peine de mort avait été abolie pour tous les crimes fin mai 2018 sous la présidence de Roch Marc Christian Kaboré. Human Rights Watch indique que les dernières exécutions connues remontent à 1988, un point également souligné par Amnesty International. La junte, arrivée au pouvoir par un coup d'État fin septembre 2022, avait annoncé en décembre 2025 qu'elle rétablirait la peine capitale par un projet de loi adopté en Conseil des ministres. Amnesty avait exhorté la junte en 2025 à abandonner ce projet. Des ONG internationales affirment que des dizaines de voix critiques, ainsi que des journalistes et des magistrats, ont été enlevés, et que certains ont été enrôlés de force pour combattre les groupes djihadistes.
Ibrahim Traoré s'est exprimé sur la peine capitale fin septembre 2026 dans un entretien télévisé accordé à la presse, mettant en garde contre l'espionnage et la trahison.
« Si on prend un espion, la peine de mort qui est là, c'est ce qui sera appliqué. Même sous couvert d'un autre pays. »
Il a ajouté que les réactionnaires à l'intérieur du pays agissant comme agents de puissances étrangères seraient traités sans pitié s'ils étaient reconnus coupables de trahison. En septembre 2026, le parlement transitoire a également approuvé à l'unanimité une loi punissant les « pratiques homosexuelles » de deux à cinq ans de prison. Le texte présenté par le Conseil des ministres en 2025 sanctionne aussi la promotion et la pratique de l'homosexualité et des activités associées. L'homosexualité est une infraction pénale dans une trentaine de pays africains.
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L'Assemblée législative du peuple du Burkina Faso a approuvé à l'unanimité un nouveau code pénal mardi 20 octobre 2026, rétablissant la peine capitale pour terrorisme, haute trahison, espionnage et parricide.
Texte IA fondé sur les articles de Nasz Dziennik, 20minutes, Le Monde.fr et d’autres médias. Publié .