Énergie & Commerce · Washington, Riyad et Doha

Le Brent passe sous les 100 dollars après la victoire démocrate aux midterms, qui accroît la pression pour mettre fin à la guerre en Iran

Le baril de Brent est passé sous les 100 dollars mercredi 4 novembre, après que les démocrates ont pris le contrôle des deux chambres du Congrès. JD Vance a imputé la défaite républicaine à la guerre en Iran, tandis que les exportations pétrolières du Golfe restent bien inférieures à leurs niveaux d'avant-guerre.

Texte IA fondé sur les articles de La Libre.be, Stirile ProTV, Ziare.com et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Washington, Riyad, Doha · États-Unis, Arabie saoudite, Qatar
Comment on en est arrivé là
  1. 3 nov.Les élections de mi-mandat donnent aux démocrates le contrôle de la Chambre et du Sénat
  2. 3 nov.Trump déclare au Financial Times qu'aucune frappe contre l'Iran n'est prévue dans l'immédiat
  3. 4 nov.Le Brent passe sous les 100 dollars le baril, à 98,76 dollars

La vague démocrate fait passer le pétrole sous les 100 dollars

Les prix du pétrole ont nettement reculé mercredi 4 novembre, au lendemain de la victoire des démocrates à la Chambre des représentants et au Sénat lors des élections de mi-mandat tenues mardi 3 novembre. Le Brent, référence internationale, est passé sous les 100 dollars le baril pour la première fois depuis début octobre, à 98,76 dollars vers 17h05, heure de Paris, en baisse de 4,67 %. À ce moment-là, le West Texas Intermediate, référence américaine, s'établissait à 91,73 dollars. Plus tard dans la séance, le Financial Times a rapporté un Brent à 94,60 dollars, en baisse de 8,7 %, son plus bas niveau depuis deux mois. Le Brent avait déjà perdu plus de 13 % depuis le début de la semaine, selon BFMTV.

Contrats à terme Brent et WTI, 4 novembre 2026, vers 17h05, heure de Paris$/bbl
Brent (livraison janvier)
98.76 $/bbl
WTI (livraison décembre)
91.73 $/bbl

Données tirées du texte de l’article

Le Congrès et la guerre en Iran

Des analystes estiment que ce résultat pourrait réduire la marge de manœuvre de Donald Trump pour poursuivre les combats en Iran. Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote, souligne que le nouveau Congrès, qui entre en fonction en janvier, pourrait user de son pouvoir budgétaire pour contester les crédits militaires supplémentaires et peser en faveur de la diplomatie. Rebecca Babin, trader énergie senior chez CIBC, note que les opérateurs ont agi avant de réfléchir après des résultats électoraux inattendus. Seb Barker, stratège en chef des marchés chez Marshall Wace, estime que le marché s'attend à ce que les parlementaires commencent à contrôler la guerre.

« Le marché dit que le Congrès et des membres de sa propre administration vont probablement commencer à constituer une contrainte pour la guerre du président Trump en Iran. »

Seb Barker

Claudio Galimberti, économiste en chef de Rystad Energy, estime que la Maison-Blanche conserve ses prérogatives en matière de frappes, de blocus et de sanctions, mais que leur usage a désormais un coût politique plus élevé.

« Une vague démocrate modifie le coût politique de la poursuite de la guerre en Iran. »

Claudio Galimberti

Vance et Trump s'expriment

JD Vance a imputé la défaite républicaine à la guerre. Dans un message sur les réseaux sociaux, il écrit que les sondeurs ont constaté que la réponse la plus fréquente des électeurs républicains ayant voté démocrate était une exigence de « mettre fin à la guerre ». Il ajoute :

« [La] vraie raison de notre défaite est évidente pour presque tout le monde. »

JD Vance, vice-président américain

Mardi, Trump a déclaré au Financial Times que Washington ne prévoyait aucune attaque imminente contre l'Iran. Joel Hancock, analyste matières premières senior chez Natixis, note que les récentes déclarations de Trump sur l'Iran ont été conciliantes, signe d'une faible urgence d'une attaque. Trump a également déclaré au Wall Street Journal que l'Iran avait contribué aux pertes républicaines, mais il a mis en avant la hausse des prix des carburants plutôt que la guerre elle-même.

Diplomatie et approvisionnement du Golfe

Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a déclaré dans un communiqué écrit que l'hostilité américaine se poursuivrait quel que soit le parti au pouvoir à Washington. Le Qatar a intensifié sa médiation pour éviter une escalade plus large après le scrutin. Un haut responsable iranien a déclaré mardi à Reuters que les deux parties restaient loin d'un accord. Les Houthis yéménites ont affirmé avoir visé l'aéroport international King Khalid de Riyad, sans confirmation des autorités saoudiennes. Les données de suivi des navires de Vortexa établissent les exportations du Golfe en brut, condensats et produits raffinés, hors GPL, à 17,1 millions de barils par jour en octobre, contre 18,9 millions en septembre, soit encore environ les trois quarts des niveaux d'avant-guerre.

Les actions européennes suivent

À Bruxelles, le Bel 20 a gagné 2,42 % pour clôturer à un nouveau plus haut de 5 979,01 points, après avoir touché 5 984,99 points en séance et dépassé le sommet de 5 905,83 points du 28 août. Umicore a signé la meilleure performance avec une hausse de 6,25 % à 18,87 euros. Solvay a progressé de 3,75 % à 24,34 euros après la publication de chiffres définitifs du troisième trimestre confirmant les résultats plus faibles annoncés plus tôt : un chiffre d'affaires de 1,03 milliard d'euros, en baisse de 3,3 % sur un an, et un Ebitda en recul de 26,6 % à 173 millions d'euros. UCB, le groupe pharmaceutique, a gagné 2,28 % à 282,80 euros, tout en utilisant l'intelligence artificielle de la société néerlandaise Cradle pour accélérer le développement d'anticorps contre plusieurs maladies.

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Sources et contexte

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