Gouvernement · Varsovie

28 juges de la Cour suprême boycottent l'assemblée, qui n'atteint pas le quorum sur le TK

Kapiński a déclaré que l'assemblée n'avait pas le quorum nécessaire pour adopter une résolution sur le Tribunal constitutionnel, tandis que 55 juges ont soutenu une résolution du Collège s'opposant à la destitution du président du TK, Bogdan Święczkowski.

Texte IA fondé sur les articles de rmf24.pl, forsal.pl, TVP Info et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Varsovie · Pologne
Comment on en est arrivé là
  1. Nuit du 30 au 31 octobreKapiński et le président Karol Nawrocki se rendent au siège du Tribunal constitutionnel
  2. 3 novembre, avant 14 heures28 juges annoncent qu'ils ne participeront pas à l'assemblée
  3. 3 novembre, 14 heuresL'assemblée générale extraordinaire des juges de la Cour suprême doit s'ouvrir
  4. 3 novembre, après-midiKapiński déclare lors d'un point presse qu'il n'y avait pas de quorum pour une résolution

Les juges boycottent l'assemblée

Le mardi 3 novembre, le premier président de la Cour suprême, Zbigniew Kapiński, a convoqué à 14 heures une assemblée générale extraordinaire des juges de la Cour suprême afin de prendre position sur la situation autour du Tribunal constitutionnel (TK). Avant son ouverture, 28 des 125 juges de la Cour ont annoncé qu'ils n'y participeraient pas. Włodzimierz Wróbel, juge de la chambre pénale, a publié sur Facebook deux déclarations au libellé identique : l'une signée par 15 juges de la chambre pénale, l'autre par 13 juges de la chambre civile et de la chambre des affaires publiques. Le porte-parole de la Cour, Igor Zgoliński, a déclaré qu'il était difficile de prévoir combien de juges seraient présents.

Le quorum absent à l'assemblée

Lors d'un point presse dans l'après-midi, Kapiński a déclaré que l'assemblée ne pouvait pas adopter de résolution faute de quorum. Il en a imputé la responsabilité à une partie des juges, ceux nommés avant 2017, qu'il a qualifiés d'anciens juges. Il a indiqué qu'il n'y avait pas de quorum dans la chambre civile ni dans la chambre pénale. Il a ajouté que 55 juges présents soutenaient une résolution que le Collège de la Cour (Kolegium SN) avait déjà adoptée sur la situation du TK.

« Malheureusement, en raison de la position de certains juges, les juges dits anciens nommés avant 2017, le quorum requis pour que l'assemblée générale adopte une résolution n'était pas réuni. »

Zbigniew Kapiński, premier président de la Cour suprême
Positions des juges de la Cour suprême sur l'assemblée du 3 novembrejuges
Ont refusé d'y participer
28 juges
Présents et favorables à la résolution du Collège
55 juges

Données tirées du texte de l’article

Ce que dit la résolution du Collège

La résolution du Collège, publiée sur le site de la Cour suprême à l'ouverture de l'assemblée, exprime une ferme opposition aux actions qui sapent les principes constitutionnels de la justice. Elle vise nommément la destitution du président du TK, Bogdan Święczkowski, qu'elle juge contraire à l'article 7 de la Constitution. Le document soutient que le juge le plus ancien ne peut diriger les travaux du TK que lorsque les postes de président et de vice-président sont vacants, une condition qui, selon lui, n'était pas remplie. De l'avis du Collège, les fonctions de président du TK ont donc été confiées à une personne qui n'a pas qualité pour les exercer. Le Collège souligne que cette destitution est intervenue sans base légale et hors des procédures prévues par la loi.

Les objections des juges à l'égard de Kapiński

Les 28 signataires avancent quatre raisons pour refuser de participer. Ils estiment que Kapiński a été nommé au poste de premier président en violation de la Constitution et de la loi de 2017 sur la Cour suprême. Ils objectent également que l'assemblée devait inclure des juges nommés selon les règles du Conseil national de la magistrature (KRS) de 2017, dans une procédure qui, selon eux, violait gravement la Constitution. Une troisième objection porte sur la date de convocation, qui contrevient selon eux à l'article 17 §2a de la loi sur la Cour suprême, et la quatrième sur l'impossibilité d'atteindre le quorum. Les déclarations critiquent aussi la visite nocturne de Kapiński avec le président Karol Nawrocki au siège du TK dans la nuit du 30 au 31 octobre, en soulignant que le Tribunal est un organe judiciaire qui doit être à l'abri des pressions politiques et que ses seuls juges doivent décider de son fonctionnement. Elles estiment que les contacts entre le premier président et l'exécutif, y compris le président de la République, doivent se limiter aux cas strictement définis par la loi.

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Sources et contexte

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