Le parquet met en examen Nelson Vassalo pour terrorisme après un jet de cocktail molotov au Parlement
Le parquet a mis en examen Nelson Vassalo pour 20 infractions, dont des infractions terroristes et une tentative d'homicide, après le jet d'un cocktail molotov lors d'une manifestation de la Marcha pela Vida. Il reste en détention provisoire pendant la suite de la procédure.
La mise en examen
Le parquet du Departamento Central de Investigação e Ação Penal (DCIAP) a mis en examen Nelson Vassalo, graphiste et ancien enseignant, pour 20 infractions liées au jet d'un cocktail molotov sur des manifestants devant l'Assembleia da República. Les chefs de poursuite comprennent huit tentatives d'infraction terroriste avec intention éventuelle, une tentative d'infraction terroriste avec intention directe et une infraction terroriste avec intention directe, en concours apparent avec huit tentatives d'homicide qualifié avec intention éventuelle. Il est également poursuivi pour une tentative d'incendie avec intention directe et pour détention d'une arme prohibée. La mise en examen a été rendue publique le vendredi 16 octobre 2026, les charges ayant été portées par la procureure du DCIAP Cláudia Oliveira Porto.
- Tentatives d'infraction terroriste, intention éventuelle
- 8 infractions
- Tentative d'infraction terroriste, intention directe
- 1 infractions
- Infraction terroriste, intention directe
- 1 infractions
- Tentative d'homicide qualifié, intention éventuelle
- 8 infractions
- Tentative d'incendie, intention directe
- 1 infractions
- Détention d'arme prohibée
- 1 infractions
L'attaque
Les faits se sont produits lors de la Marcha pela Vida, une manifestation organisée par la Federação Portuguesa pela Vida devant l'Assembleia da República. Selon le parquet, l'accusé a fabriqué lui-même le cocktail et l'a lancé sur des participants, qu'il assimilait aux courants de la droite conservatrice, capitalistes, d'extrême droite et fascistes. Correio da Manhã et JN datent l'attaque du 21 mars 2026, tandis qu'Observador évoque une attaque en février. La défense conteste depuis le début tout mobile idéologique. Observador rapporte que le Tribunal da Relação a récemment confirmé la validité de la thèse de l'accusation.
Radicalisation idéologique
Le parquet décrit un processus qui s'est déroulé au moins de 2021 à avril 2026, au cours duquel Vassalo se présentait comme un militant du mouvement Okupa. La mise en examen résume ce processus en ces termes :
A suivi un processus continu de radicalisation idéologique et opérationnelle, se présentant comme un militant du mouvement Okupa.
Il aurait prôné l'abolition pratique de la propriété privée au profit d'un droit au logement et de l'occupation illégale de bâtiments vacants, ainsi que le vandalisme, le terrorisme urbain et le sabotage de plateformes immobilières. Le parquet cite aussi son obsession marquée pour la division de classe et une rhétorique d'inspiration marxiste contre ce qu'il appelait la bourgeoisie, qu'il associait à la droite conservatrice et religieuse, aux capitalistes, aux propriétaires et aux fascistes. Il aurait publiquement tenu des discours de haine et encouragé la haine et la violence contre ces groupes.
Arrestation et détention provisoire
L'Unidade Nacional Contraterrorismo de la Polícia Judiciária l'a arrêté le 13 avril. Il est en détention provisoire depuis cette date, et le parquet a demandé au juge d'instruction de le maintenir en détention. Observador rapporte que l'enquête a été confiée à la section centrale antiterroriste de l'Unidade Nacional de Contraterrorismo, le ministère public pilotant l'affaire.
- Selon le parquet, le processus de radicalisation commence au moins à partir de cette année
- Cocktail molotov lancé sur des participants de la Marcha pela Vida devant l'Assembleia da República
- L'Unidade Nacional Contraterrorismo l'arrête, la détention provisoire commence
- Mise en examen du DCIAP rendue publique, recensant 20 infractions
L'accusé
Vassalo est un ancien enseignant et un ancien membre du Parti socialiste (PS). Correio da Manhã le décrit comme un militant du PS qui s'était éloigné du parti et avait annoncé œuvrer à sa propre exclusion. Le média lui donne 40 ans, tandis que JN lui en donne 39. La liste des chefs de poursuite de la mise en examen est le seul élément de l'affaire entièrement établi à ce stade, le procès n'ayant pas encore commencé.