Gouvernement · Lisbonne, Sines et Montalegre
Operação Influencer : les procureurs n'ont toujours pas accès à 30 des 150 appareils saisis
Trois ans après les perquisitions qui ont entraîné la chute du gouvernement d'António Costa, le ministère public indique ne pas pouvoir ouvrir 30 des 150 appareils saisis. Il invoque les recours de la défense et un différend avec le juge d'instruction sur le choix des courriels.
Texte IA fondé sur les articles de Jornal Expresso, Diário de Notícias, RTP et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).
En bref
Les expertises techniques sont achevées sur environ 120 des 150 appareils saisis lors des perquisitions de novembre 2023 ; les 30 restants ne peuvent être ouverts par les procureurs.
Les recours des mis en cause et des personnes perquisitionnées expliquent le blocage dans un nombre significatif de cas, dont une procédure pendante devant le Tribunal constitutionnel, née d'un refus du juge d'instruction en octobre 2025.
Le juge d'instruction exige de sélectionner lui-même les courriels pertinents, et un recours visant à unifier la jurisprudence est pendant devant la Cour suprême de justice.
Les procureurs transcrivent des conversations interceptées, auditionnent des témoins, interrogent les mis en cause et analysent des données bancaires, fiscales et documentaires, dans le cadre de trois enquêtes distinctes.
- janvier 2026Une entité collective non identifiée se pourvoit devant le Tribunal constitutionnel
- avril 2026La cour d'appel de Lisbonne donne raison aux procureurs sur l'accès aux courriels
- 5 nov.Le PGR publie un point d'étape à trois ans ; 30 appareils restent inaccessibles
Trois ans plus tard, 30 appareils restent verrouillés
Le jeudi 5 novembre 2026, deux jours avant le troisième anniversaire des perquisitions menées à la résidence officielle du Premier ministre le 7 novembre 2023, le ministère public (PGR) a publié un communiqué de trois pages sur l'affaire Operação Influencer. Ces perquisitions ont précédé la chute du gouvernement d'António Costa. Sur les quelque 150 appareils numériques saisis à l'époque, 30 restent inaccessibles aux procureurs. Les expertises techniques sont achevées sur environ 120 appareils, dont le contenu est en cours d'analyse. Le PGR affirme qu'il existe des raisons sérieuses de croire que les appareils verrouillés contiennent des communications essentielles à la manifestation de la vérité, et que ce défaut d'accès limite l'enquête dans ses axes centraux.
- Saisis
- 150 appareils
- Expertises techniques achevées (environ)
- 120 appareils
- Toujours inaccessibles
- 30 appareils
Données tirées du texte de l’article
Recours de la défense et différend sur les courriels
Le PGR attribue ce blocage, dans un nombre significatif de cas, à l'exercice des droits de la défense par les mis en cause et les personnes perquisitionnées, principalement par la voie de recours. Le communiqué décrit trois situations. En octobre 2025, le juge d'instruction a refusé aux procureurs l'accès aux courriels ; ils ont fait appel devant la cour d'appel de Lisbonne, qui leur a donné raison en avril 2026. Un mis en cause a ensuite porté l'affaire devant le Tribunal constitutionnel, où elle a été distribuée en septembre et reste pendante. Un second recours, déposé en janvier 2026 par une entité collective qui n'est ni mise en cause ni identifiée par le PGR, a suivi la défaite de cette entité devant la cour d'appel l'année précédente. Dans la troisième situation, le juge ne s'est prononcé sur d'autres appareils, dont les comptes de messagerie de deux avocats, qu'après que la décision d'avril est devenue définitive, ce qui fait dépendre en pratique sa décision du Tribunal constitutionnel.
Un différend sur la sélection des courriels
Au cœur de l'impasse, un désaccord entre les procureurs et le juge d'instruction, que le PGR dit vouloir voir clarifié publiquement. Le juge estime que lui seul peut sélectionner les courriels pertinents comme preuves, de sorte que les procureurs ne peuvent consulter ces messages avant cette sélection. Le PGR note que les tribunaux ont rendu des décisions contradictoires sur la question, la plupart ayant toutefois retenu la position des procureurs. Un recours visant à unifier la jurisprudence a été déposé devant la Cour suprême de justice. Le PGR a également demandé au gouvernement et au Parlement une clarification législative, mais dit ne connaître aucune initiative législative en la matière.
L'enquête se poursuit sur plusieurs fronts
Le PGR assure que l'enquête n'a jamais été interrompue. Les travaux se poursuivent sur la transcription et la traduction des conversations jugées importantes, sur l'audition de témoins et sur l'interrogatoire des mis en cause. L'analyse d'un volume important de données bancaires, fiscales, documentaires, informatiques et de communications est en cours et a donné lieu à plusieurs rapports. Trois enquêtes distinctes issues de l'affaire sont également examinées sur la base des éléments personnels et documentaires disponibles. L'unité de conseil technique du PGR prépare une note technique sur le dossier « SIMPLEX urbanismo/industrial », à partir de nouveaux témoignages et documents.
« L'enquête, qui n'a jamais été à l'arrêt, se poursuit dans toutes les procédures, sous réserve des contraintes décrites, sous le secret de l'instruction et avec un caractère urgent. »
L'affaire de 2023
Le 7 novembre 2023, cinq personnes ont été interpellées puis remises en liberté : Vítor Escária, alors chef de cabinet de M. Costa ; l'avocat Diogo Lacerda Machado ; l'ancien maire de Sines Nuno Mascarenhas ; ainsi qu'Afonso Salema et Rui Oliveira Neves, administrateurs de Start Campus. Les soupçons portent sur des infractions économiques et financières liées à un centre de données à Sines, à l'exploration de lithium à Montalegre et Boticas, et à la production d'hydrogène énergétique à Sines. Diário de Notícias rapporte que M. Costa, aujourd'hui président du Conseil européen, avait été qualifié de suspect dans un communiqué du PGR de 2023, sans être formellement mis en examen.
Poser une question sur ce texte
Sources et contexte
- Jornal ExpressoOperação Influencer : trois ans après les perquisitions, le ministère public n'a toujours pas accès à 30 des 150 appareils saisisOperação Influencer: três anos depois das buscas, MP continua sem acesso a 30 dos 150 dispositivos apreendidos · original en portugais
- Diário de NotíciasOperação Influencer. Le ministère public déclare que 30 appareils saisis restent inaccessiblesOperação Influencer. PGR diz que 30 dispositivos apreendidos permanecem inacessíveis · original en portugais
- RTP - Rádio Televisão Portuguesa« Operação Influencer ». Le ministère public pointe du doigt des blocages numériques et des recours en attente"Operação Influencer". Ministério Público aponta bloqueios digitais e recursos pendentes · original en portugais
- ObservadorOperação Influencer : le ministère public justifie le retard de l'enquête par les recours des accusésOperação Influencer: MP justifica demora na investigação com recursos de arguidos · original en portugais
- António Costa
- Ancien Premier ministre dont le gouvernement est tombé après les perquisitions de 2023 ; aujourd'hui président du Conseil européen selon Diário de Notícias
- Vítor Escária
- Chef de cabinet de M. Costa au moment de son interpellation en 2023
Pollar est gratuit et sans publicité dans le texte. Ses membres le font vivre.
Soutenir Pollar