
L'Andalousie enquête sur la restauration scolaire après la découverte de larves dans du riz et des litiges sur les portions
Le gouvernement andalou a lancé des inspections dans les services de restauration scolaire après la découverte de larves d'insectes dans du riz dans une école de Grenade et des plaintes sur les portions à Cordoue.
Découverte de larves au CEIP Tínar à Albolote
Les autorités régionales d'Andalousie ont ouvert une enquête administrative après la détection de larves d'insectes dans un repas scolaire dans la province de Grenade. L'incident s'est produit le 18 septembre 2026 au CEIP Tínar, une école primaire de la commune d'Albolote. Un élève a filmé le plat de riz contaminé à l'aide d'une montre équipée d'une caméra, ce qui a immédiatement donné lieu à une plainte de l'association de parents d'élèves (AMPA). L'entreprise de restauration responsable du service de cantine fonctionne selon un système de distribution en liaison froide. Les registres officiels d'expédition montrent que le riz complet bio a été préparé dans une cuisine centrale à Malaga le 14 septembre 2026 avant son acheminement vers Grenade pour être servi quatre jours plus tard.
Réaction de l'entreprise de restauration et inspections sanitaires
Après la plainte, le prestataire de restauration a présenté ses excuses aux familles et lancé un protocole d'audit interne. L'entreprise a transmis aux autorités éducatives régionales une documentation détaillant l'origine des matières premières, les feuilles de route, le suivi de la réfrigération et les relevés de contrôle des températures. Pour vérifier les normes sanitaires, les inspecteurs ont examiné les repas fournis par le même prestataire au CEIP Fuentenueva à Grenade le 25 septembre 2026. La documentation examinée par les autorités sanitaires a conclu que l'entreprise de restauration respectait les exigences réglementaires en matière d'hygiène alimentaire lors de cette inspection de suivi. L'Agence andalouse de l'éducation publique a demandé les dossiers de conformité complets afin de déterminer si les conditions contractuelles avaient été enfreintes.
- Le plat de riz est préparé dans la cuisine centrale de l'entreprise de restauration à Malaga
- Le repas est servi au CEIP Tínar à Albolote, où un élève filme des larves dans le plat
- L'inspection sanitaire valide les pratiques d'hygiène du service de restauration au CEIP Fuentenueva à Grenade
- Les autorités éducatives régionales répondent aux plaintes et confirment la poursuite des audits
Contrôle régional et litiges sur les portions à Cordoue
Les constats de Grenade coïncident avec d'autres litiges sur la qualité des repas dans les écoles andalouses. Des parents de la province de Cordoue ont signalé des portions insuffisantes dans trois cantines scolaires, dont le CEIP Salvador Vinuesa, où une vidéo a circulé montrant des œufs frits accompagnés de presque aucune ratatouille. L'Andalousie sert plus de 200 000 repas scolaires par jour dans des cantines gérées directement ou sous contrat. Le contrôle repose sur deux organismes : l'Agence andalouse de l'éducation publique, qui fait appliquer les spécifications des contrats, et le programme Evacole, géré par les autorités sanitaires, chargé d'inspecter la qualité nutritionnelle. La ministre régionale de l'Éducation, María del Carmen Castillo, s'est exprimée sur ces affaires lors d'un événement à Séville le 30 septembre 2026.
Lorsqu'il y a une plainte, comme cela a été le cas ici où un menu n'était apparemment pas en bon état, l'inspection sanitaire et l'Agence andalouse de l'éducation publique sont immédiatement envoyées pour vérifier ce qui se passe.
Procédures correctives et sanctions administratives
Castillo a reconnu le mécontentement des familles concernant la présentation des repas, mais a déclaré que les plateformes de réseaux sociaux amplifient souvent des incidents localisés dans les cantines. Le ministère régional évalue si des sanctions financières ou des corrections contractuelles doivent être imposées aux prestataires de restauration à l'issue des dossiers. À Albolote, le concessionnaire de la restauration soutient que le riz complet bio provenait d'un fournisseur agréé et disposait des certifications standard de sécurité alimentaire tout au long de la distribution. Les autorités éducatives régionales ont demandé des documents supplémentaires au prestataire afin de confirmer que les normes de stockage et de préparation avaient été respectées à chaque étape.


