Syméon du Sinaï a déclaré samedi 24 octobre qu'il signera l'accord avec l'État égyptien, la date devant être fixée dès que son état de santé le permettra.
Le Patriarcat œcuménique, les Patriarcats de Jérusalem et d'Alexandrie ainsi que les Églises de Chypre et de Grèce ont envoyé des lettres appuyant la signature.
La décision de la Cour suprême égyptienne devait être publiée le 24 octobre, après quatre suspensions, la dernière accordée le 24 août.
Les négociations ont cessé le 10 août après qu'une proposition égyptienne est restée sans réponse, à la suite de la décision de la cour d'appel d'Ismaïlia du 28 mai 2025.
Le ministère grec des Affaires étrangères a été mobilisé pour demander un gel diplomatique de la décision de justice jusqu'à la signature officielle de l'accord.
L'archevêque du Sinaï, de Faran et de Raithou, Syméon, a déclaré dans un communiqué samedi 24 octobre qu'il signera l'accord avec l'État égyptien sur le statut du monastère Sainte-Catherine. Il a écrit que la date de signature serait fixée avec les pères du monastère et le gouvernement égyptien dès que son état de santé le permettrait, puisqu'il se remet d'une grave maladie. Le communiqué clôt un différend qui menaçait la situation juridique du monastère et faisait suite à plus d'un an de dialogue. Le monastère a indiqué être entré dans ce dialogue en se tenant au droit égyptien et aux décisions des tribunaux égyptiens, avec le sentiment de sa responsabilité envers les autorités du pays où il est établi depuis quinze siècles.
« Cette évolution donne, bien sûr, à la confrérie sinaïtique et à moi-même le soutien nécessaire pour procéder à la signature de l'accord dans un proche avenir, dès que ma santé le permettra. »
Le différend remonte à une décision de la cour d'appel d'Ismaïlia du 28 mai 2025, qui, selon l'archevêque, a créé des faits dans l'ordre juridique égyptien avant son élection. Le gouvernement égyptien a ensuite soumis un projet d'accord destiné à préciser les modalités d'application de cette décision et à protéger la vie monastique du monastère. Le monastère a demandé du temps pour étudier le texte, déposer des contre-propositions et préparer un dossier scientifique sur le statu quo et les propriétés contestées. Les discussions se sont arrêtées le 10 août, la dernière proposition égyptienne d'une série d'échanges étant restée sans réponse. La décision de la Cour suprême avait été suspendue à quatre reprises, la dernière le 24 août, et la partie égyptienne avait clairement indiqué que la prorogation ne courait que jusqu'au 24 octobre, sans nouveau report.
L'acceptation de l'archevêque est intervenue après des lettres de soutien du Patriarcat œcuménique, du Patriarcat de Jérusalem, du Patriarcat d'Alexandrie et des Églises de Chypre et de Grèce, qui appuyaient la signature. Le Saint-Synode permanent de l'Église de Grèce a tenu une session extraordinaire à laquelle l'archevêque a participé par visioconférence et qui l'a soutenu à l'unanimité. Georgios Kalantzis, secrétaire général aux Affaires religieuses du ministère de l'Éducation et des Affaires religieuses, y a assisté et a informé les évêques de la gestion du dossier par le gouvernement grec. L'archevêque d'Athènes et de toute la Grèce, Ieronymos, s'est intéressé personnellement à l'affaire. Une lettre de l'ancien archevêque du Sinaï Damianos, qui désapprouvait un éventuel accord, a également été lue devant la session. Le ministère grec des Affaires étrangères a été mobilisé pour obtenir un gel diplomatique formel de la décision de justice jusqu'à la signature officielle de l'accord.
L'archevêque a remercié le gouvernement égyptien, le président Abdel Fattah el-Sisi personnellement et l'État grec pour leur aide. Le dénouement est survenu à moins de 24 heures de l'échéance fixée pour l'annonce de la décision de la Cour suprême, que des fuites annonçaient défavorable. Selon ces fuites, la décision aurait été moins favorable que celle d'Ismaïlia et n'aurait pas pu faire l'objet d'un nouvel appel. Des médias ont décrit des heures de négociations sur la formulation d'une lettre aux autorités égyptiennes, visant à éviter toute tournure susceptible de provoquer un nouveau revirement. L'état de santé de l'archevêque l'empêche de se rendre immédiatement au Caire pour signer, la date de signature sera donc fixée ultérieurement. La prochaine étape est une demande diplomatique de gel de la décision jusqu'à la signature officielle de l'accord, selon un calendrier encore à convenir.
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L'archevêque Syméon du Sinaï a annoncé samedi 24 octobre qu'il signera l'accord avec l'État égyptien sur le statut du monastère, la date devant être fixée dès que son état de santé le permettra. Plusieurs Églises orthodoxes avaient apporté leur soutien en amont.
Texte IA fondé sur les articles de H Kαθημερινή, NewsIT, iefimerida.gr et d’autres médias. Publié .