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Conflits·hier

Les États-Unis et l'Iran s'accordent provisoirement pour mettre fin à la guerre et rouvrir le détroit d'Ormuz, mais le conflit israélo-libanais menace l'accord

Un accord préliminaire entre les États-Unis et l'Iran promet de mettre fin à des mois de guerre et de rouvrir le détroit d'Ormuz, mais la signature n'est prévue que pour vendredi et la poursuite de la guerre d'Israël au Liban pourrait compromettre le processus.

Escalade et trêve fragile

La guerre a débuté le 28 février lorsque Israël et les États-Unis ont lancé des opérations contre l'Iran. Le 9 juin, Washington a déclaré que Téhéran avait abattu un hélicoptère américain dans le détroit d'Ormuz, déclenchant des frappes en représailles. Un cessez-le-feu fragile est depuis sous tension. Les discussions se sont poursuivies en coulisses, le Premier ministre britannique Keir Starmer et le président Donald Trump ayant évoqué les efforts pour mettre fin au conflit lors d'un entretien téléphonique le 13 juin. M. Starmer a salué les progrès et a affirmé que la Grande-Bretagne était prête à soutenir la mise en œuvre de tout accord de paix.

Le même jour, M. Trump a déclaré sur les réseaux sociaux qu'un accord avec l'Iran serait signé dimanche (14 juin) et que le détroit serait immédiatement ouvert à tous. Cette signature n'a pas eu lieu.

L'accord provisoire

Lundi 15 juin, les États-Unis et l'Iran sont parvenus à un accord initial visant à élargir le cessez-le-feu et à rouvrir le détroit d'Ormuz. Le Pakistan, médiateur clé, a indiqué que l'accord serait signé vendredi à Genève. D'ici là, le trafic maritime devrait rester restreint dans ce point de passage qui assure environ 20 % du transport mondial de pétrole et dont la fermeture a provoqué une crise énergétique mondiale.

Beaucoup de choses restent à faire d'ici vendredi.

Le mémorandum prévoit un délai de 60 jours pour décider du sort des réserves d'uranium hautement enrichi de l'Iran et de son programme atomique, des questions qui avaient nécessité des années de négociations lors de l'accord nucléaire de 2015. M. Trump avait unilatéralement retiré les États-Unis de cet accord lors de son premier mandat, ouvrant la voie aux tensions qui ont culminé avec la guerre actuelle.

La guerre Israël-Liban menace le pacte

Israël ne fait pas partie de l'accord et poursuit son offensive au Liban contre le Hezbollah, soutenu par l'Iran. Le ministre israélien de la Défense a déclaré lundi que le pays ne se retirerait pas des territoires occupés au Liban. Un porte-parole du bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu a ajouté qu'Israël continuerait de se défendre contre toute menace à sa sécurité. L'Iran a insisté sur le fait que tout accord visant à mettre fin à la guerre devait inclure un arrêt des combats au Liban, ce qui pourrait à lui seul faire échouer l'accord.

Chronologie du conflit américano-iranien et des efforts de paix
  1. Israël et les États-Unis lancent la guerre contre l'Iran
  2. Les États-Unis lancent des frappes après que l'Iran a abattu un hélicoptère dans le détroit d'Ormuz
  3. M. Trump annonce la signature d'un accord pour dimanche ; M. Starmer promet le soutien du Royaume-Uni
  4. Accord provisoire américano-iranien conclu, signature prévue vendredi à Genève
  5. Signature prévue de l'accord et réouverture du détroit d'Ormuz

Tarifs et souveraineté à Ormuz

L'agence de presse iranienne Fars, citant une source proche des négociations, a rapporté que le texte final du mémorandum avait été modifié pour souligner explicitement la souveraineté de l'Iran et de l'Oman sur le détroit d'Ormuz. L'accord stipule que l'administration future des services maritimes dans le détroit sera déterminée par les deux pays. Selon la même source, le passage gratuit des navires n'est garanti que pour 60 jours, après quoi l'Iran prévoit de percevoir des frais pour la sécurité, la navigation, la protection de l'environnement et les services d'assurance. Les États-Unis ont accepté le principe de la perception de tarifs, avec une exemption de 60 jours de la part de l'Iran.

Le président français Emmanuel Macron, s'exprimant depuis l'ouverture du G7 à Évian-les-Bains, a averti que la réouverture du détroit avec l'imposition de péages serait contraire au droit international. Il a précisé que la France et la Grande-Bretagne sont prêtes à diriger une mission avec les Pays-Bas et l'Italie une fois l'accord américano-iranien appliqué, et que cette mission pourrait être déployée en deux ou trois jours.

Réaction internationale et impact sur le pétrole

Dans les semaines à venir, nous aurons un impact sur les prix du pétrole.

M. Macron a souligné la nécessité de faire de cette réouverture une réalité durable. Le président libanais Michel Aoun a salué la reconnaissance, dans le mémorandum, du fait que la sécurité du Liban est indissociable de la stabilité régionale.

Nous espérons que ces ententes se transformeront en mesures concrètes qui mettront fin définitivement au cycle de violence et établiront une phase de stabilité, de sécurité, de redressement et de reconstruction.

Des dirigeants, de l'Europe à la Chine, ont salué l'accord, mais les jours à venir détermineront s'il sera respecté.

Washington · Téhéran · Genève · Bandar Abbas · Beyrouth · Évian-les-Bains

8 sources

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