Sécurité · Sulina et Sofia

La mer Noire détrône le détroit d'Ormuz comme route maritime la plus meurtrière pour les marins

Les attaques contre des navires ont tué au moins 40 marins en mer Noire cette année, contre 24 morts dans le détroit d'Ormuz. Plus de 570 navires ont été touchés.

Texte IA fondé sur les articles de HotNews.ro, polsatnews.pl et Libertatea. Publié . Comment il est fait

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En bref

Sulina, Sofia · Roumanie, Bulgarie
Comment on en est arrivé là
  1. 6 oct.Deux navires de commerce touchés par des drones dans la zone économique exclusive bulgare ; l'un a coulé, l'autre a pris feu
  2. 15 oct.Le pétrolier chimiquier Wine Trader touché par deux drones de type Geran à 13 milles nautiques de Sulina ; sept des 12 membres d'équipage disparus
  3. 15 octobre 2026, quelques heures plus tardLe pétrolier chimiquier Yara J endommagé dans les mêmes eaux

Les eaux les plus meurtrières pour les marins

La mer Noire est devenue en 2026 la route maritime la plus dangereuse au monde pour les marins. Selon la société de sécurité maritime Ambrey et l'Organisation maritime internationale, plus de 570 navires ont été attaqués dans cette mer cette année, faisant au moins 40 morts parmi les équipages. À titre de comparaison, le détroit d'Ormuz a enregistré 24 décès de marins confirmés dans des attaques commencées après le 28 février, et 118 navires de commerce y ont été attaqués. La mer Noire totalise donc plus de morts de marins que toute autre étendue d'eau cette année, dépassant la région du golfe Persique, qui a pourtant attiré bien plus l'attention mondiale. Les armateurs et les associations d'armateurs affirment que le risque y dépasse désormais celui du Moyen-Orient, même si les marges commerciales y sont plus faibles.

Marins tués dans des attaques en 2026, par voie maritimemorts
Mer Noire (au moins)
40 morts
Détroit d'Ormuz (confirmés)
24 morts

Données tirées du texte de l’article

Escalade et auteurs des attaques

Les attaques se sont intensifiées au troisième trimestre. Ambrey recense environ 387 navires attaqués entre juillet et septembre, plus de cinq fois le trimestre précédent, avec une moyenne de plus de quatre attaques par jour. Certains navires ont été touchés dans les tirs croisés d'attaques contre des ports, d'autres ont été visés directement, et pétroliers, cargos et transporteurs de céréales sont tous exposés. Ambrey indique que la Russie est responsable d'environ 90 % des frappes contre des navires enregistrées au cours des 45 derniers jours. L'Ukraine mène sa propre campagne contre les navires et les infrastructures portuaires russes, lancée d'abord contre les livraisons de carburant vers la Crimée occupée, puis élargie à la navigation dans le détroit de Kertch, qui relie la mer Noire à la mer d'Azov.

Navires de commerce attaqués en 2026, par voie maritimenavires
Mer Noire (plus de 570)
570 navires
Détroit d'Ormuz
118 navires

Données tirées du texte de l’article

Thomas Alexa, analyste principal chez Ambrey, affirme que les méthodes d'attaque évoluent. L'Ukraine frappait auparavant les collecteurs de chargement des cargos ou neutralisait les salles des machines et les appareils à gouverner, mais elle attaque désormais les passerelles et les locaux d'équipage, comme le fait la Russie, ce qui pourrait augmenter les pertes humaines parmi les équipages.

Incidents au large de la Roumanie et de la Bulgarie

Les attaques ont atteint les zones économiques exclusives et les eaux territoriales de la Roumanie et de la Bulgarie, deux membres de l'OTAN et de l'UE. Le 6 octobre, deux navires de commerce ont été touchés par des drones dans la zone économique exclusive bulgare, l'un a coulé et l'autre a pris feu. Le Premier ministre bulgare a convoqué l'ambassadeur de Russie à Sofia et réclamé un renforcement de la défense aérienne au sein de l'OTAN. Le 15 octobre, le pétrolier chimiquier Wine Trader a été frappé par deux drones russes de type Geran à 13 milles nautiques de Sulina, en Roumanie, alors qu'il se rendait à Giurgiulesti, en Moldavie. Sept de ses 12 membres d'équipage ont disparu après l'attaque, qui a été suivie d'un incendie à bord. Quelques heures plus tard, un autre pétrolier chimiquier, le Yara J, a été endommagé dans les mêmes eaux.

Coûts du fret et calcul du risque

Les organisations du transport maritime indiquent que certaines compagnies sont encore prêtes à affronter les risques sur les routes pétrolières du Moyen-Orient, où les taux de fret ont atteint des niveaux record. Elles sont plus nombreuses à hésiter à envoyer leurs navires en mer Noire, où les marges sont plus faibles et le commerce bien plus dangereux. Oleg Grygoriuk, président du syndicat ukrainien des travailleurs du transport maritime, décrit la situation sans détour.

« Pour moi, la mer Noire et les escales dans les ports ukrainiens sont presque suicidaires. Le sentiment général est qu'il existe une menace constante pour la vie. »

Oleg Grygoriuk, président du syndicat ukrainien des travailleurs du transport maritime

Les organisations du transport maritime affirment que la hausse du bilan humain accroît la pression sur les armateurs, et les attaques atteignent désormais les eaux de deux membres de l'OTAN et de l'UE. Ambrey et l'OMI restent les sources de ces bilans, et les informations provenant des deux régions restent fragmentaires.

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