Logement · Lisbonne et Coimbra

Lisbonne : les manifestations pour le logement se poursuivent, la gauche et les socialistes réclament le retrait de la loi sur les locations

Les manifestations pour le logement se sont poursuivies à Lisbonne le samedi 24 octobre 2026, le BE, Livre et le PCP s'étant joints à la marche. Le dirigeant du PS, José Luís Carneiro, a demandé au gouvernement de retirer la nouvelle loi sur les locations.

Texte IA fondé sur les articles de PÚBLICO, Diário de Notícias, RTP et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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Lisbonne, Coimbra · Portugal

Les manifestations gagnent Lisbonne

Les manifestations pour le logement qui se tiennent à Lisbonne depuis environ une semaine se sont poursuivies le samedi 24 octobre 2026. Une manifestation appelée par le campement de tentes de Lisbonne, connu sous le nom d'acampada, était prévue à 15 heures et devait partir de Marquês de Pombal en direction de Rossio. Les protestations visent la politique du gouvernement en matière de logement et une nouvelle loi sur les locations, approuvée avec les voix du PSD, de l'Initiative libérale et de Chega, aujourd'hui en commission au Parlement.

La gauche divisée sur le remède

Le BE, Livre et le PCP ont rejoint la marche à Lisbonne. Le BE et Livre veulent l'abandon de la loi, tandis que le PCP souhaite la rééquilibrer. Le coordinateur du BE, José Manuel Pureza, a déclaré que le gouvernement avait reconnu perdre la bataille dans la rue et estimé que la loi devait être rejetée.

« Le gouvernement a compris qu'il perdait dans la rue, et chaque jour qui passe est une défaite de plus. »

José Manuel Pureza, coordinateur du Bloco de Esquerda

Pureza a prédit que la loi connaîtrait le même sort que le paquet travail et suggéré que Chega pourrait reculer, en pointant les revirements constants d'André Ventura. Il a décrit les manifestations comme massives, pacifiques et démocratiques, et estimé qu'elles devaient se poursuivre jusqu'à ce que le gouvernement admette sa défaite.

Isabel Mendes Lopes, co-porte-parole de Livre, a qualifié la loi d'« absolument cruelle » et estimé que le ton du gouvernement s'était beaucoup adouci après une phase d'interventions enflammées, voire insultantes. Elle a demandé à Luís Montenegro de ne pas attiser et polariser davantage la société, et plaidé pour un vrai dialogue sur les solutions de logement lors du débat sur le budget de l'État pour 2027, avec davantage de logements publics et la fin des fonds immobiliers et des avantages fiscaux pour ceux qui profitent de la spéculation. Le conseiller municipal PCP à Lisbonne, João Ferreira, a soutenu que la réponse passait par la lutte contre la spéculation immobilière et par la stabilité des contrats de location.

Carneiro demande le retrait de la loi

À Coimbra, avant une réunion avec les députés socialistes sur le budget de l'État pour 2027, le dirigeant du PS José Luís Carneiro a critiqué l'absence de réponses du gouvernement sur le coût de la vie et le logement. Il a demandé au premier ministre et aux ministres d'expliquer pourquoi ils tardaient à répondre.

« Le gouvernement doit mettre la nouvelle loi sur les locations dans un tiroir, car les gens ont déjà compris que cette loi facilitera les expulsions. »

José Luís Carneiro, secrétaire général du PS

Carneiro a soutenu que, le pays étant incapable de construire ou de mettre sur le marché suffisamment de logements neufs, des expulsions plus faciles créeraient une immense insécurité pour les jeunes, les familles de la classe moyenne et les personnes âgées. Il a indiqué que le PS présenterait des propositions budgétaires visant à alléger la pression sur les revenus des ménages et les finances des entreprises, chacune avec des sources de financement identifiées. Il a également estimé que le ministre Miguel Pinto Luz devait trancher sur l'avenir du responsable de l'IHRU.

Les chiffres de l'offre de Benfica

Carneiro a cité une offre de logements de la junte de paroisse de Benfica, à Lisbonne, où 6 000 personnes ont postulé pour 70 logements. Il a précisé que 40 % de ces candidats partageaient déjà un logement avec des proches et, plus surprenant, que certains le partageaient avec des inconnus. Il a aussi cité le chiffre d'un jeune sur cinq vivant en colocation, un nombre qui, selon lui, a augmenté de plus de 18 %.

Candidats pour 70 logements dans une offre de logement à Benfica
Candidats
6000
Logements proposés
70

Données tirées du texte de l’article

Carneiro a rejeté la responsabilité du PS dans ce secteur, affirmant que la loi de 2012 avait dérégulé le marché « d'un extrême à l'autre » et que les gouvernements PS de la période d'assistance financière avaient cherché à répondre à la loi Cristas.

Cristas rejette la responsabilité

L'ancienne ministre Assunção Cristas a répondu dans un message sur X, rejetant les critiques contre la « loi Cristas » et attribuant au Parti socialiste la responsabilité des loyers élevés. Elle a affirmé que les loyers étaient dus « uniquement et exclusivement » au PS, qui a gouverné pendant huit ans. Elle a décrit la réforme de 2012, conçue à l'époque de la troïka, comme équilibrée et protectrice des locataires fragiles et des personnes âgées.

« Au terme de la période transitoire de cinq ans, l'État aurait dû faire ce que la loi prévoyait, c'est-à-dire verser une subvention au loyer. »

Assunção Cristas, ancienne ministre

Cristas a affirmé qu'António Costa avait échangé cinq ans contre dix, et que la mesure avait pris fin au terme de ces dix années. Pureza, de son côté, a décrit des manifestations présentes dans différentes régions du pays, une dimension qui, selon lui, justifiait de les poursuivre. La loi sur les locations reste en commission au Parlement.

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