Sécurité · Hambourg
Le tribunal de Hambourg lève partiellement son ordre de perquisition visant les enregistrements de Zeit dans l'affaire Block
Le tribunal régional de Hambourg a abandonné une partie de son ordre de perquisition visant une journaliste de Zeit et l'éditeur, mais maintient la saisie des enregistrements de l'entretien avec la fille cadette. Le tribunal régional supérieur de Hambourg statuera désormais sur les recours restants.
Texte IA fondé sur les articles de tagesschau.de, watson.ch/, Spiegel Online et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).
En bref
Le 27 octobre, le tribunal a retiré l'ordre de perquisitionner les documents contractuels et déclaré illégale la saisie des enregistrements concernant la fille aînée.
Le tribunal maintient la saisie des enregistrements des 15 et 16 janvier 2024, que Spiegel Online évalue à environ dix heures.
Le tribunal régional supérieur de Hambourg doit décider si la saisie du 12 octobre a violé la liberté de la presse ou si elle était légale pour le procès.
Christina Block conteste qu'il lui soit reproché d'avoir chargé une société de sécurité israélienne d'emmener ses deux plus jeunes enfants depuis le Danemark, où ils vivaient avec Stephan Hensel.
- 15 janv.Une journaliste de Zeit s'entretient plusieurs heures avec la fille de 13 ans, en présence de son père, de sa belle-mère et de son frère
- Fin septembre 2026Publication d'extraits dans le podcast Zeit Verbrechen : House of Block
- 12 oct.Le tribunal régional de Hambourg ordonne la saisie des enregistrements audio
- 27 oct.Le tribunal lève en partie son ordre de perquisition et déclare illégale la saisie des enregistrements concernant la fille aînée
Le tribunal réduit son ordre de perquisition
Mardi 27 octobre, le tribunal régional de Hambourg (Landgericht Hamburg) a levé une partie de son propre ordre de perquisition dans l'affaire Block, après les recours de l'éditeur de Zeit et d'une journaliste du titre. Le tribunal a retiré l'ordre de perquisitionner les documents contractuels entre la journaliste ou l'éditeur et la famille Block. La chambre indique ne plus croire à l'existence de tels documents : l'avocate de la journaliste avait affirmé qu'il n'existait pas de contrats écrits et qu'aucun argent n'avait été versé, et le tribunal n'a pas mis en doute ces déclarations. Le tribunal a également limité la saisie aux enregistrements d'entretiens menés les 15 et 16 janvier 2024. Les enregistrements avec la fille aînée n'étaient pas couverts par les ordonnances, leur saisie provisoire a donc été déclarée illégale. Dans son communiqué, le tribunal s'exprime ainsi :
« Au vu de cela, la chambre a déclaré illégale la saisie provisoire des enregistrements concernant la fille aînée. »
Les enregistrements avec la fille cadette restent sous scellés
La chambre estime toujours que la saisie des enregistrements restants était légale, car ces éléments pourraient compter pour apprécier les déclarations des enfants et donc la question de la culpabilité. La journaliste de Zeit s'est entretenue plusieurs heures avec la fille de 13 ans le 15 janvier 2024, peu après l'enlèvement et avant les auditions détaillées par la police. Son père, son épouse et son frère de dix ans étaient présents pendant la conversation, selon le tribunal. La chambre soutient qu'interroger un enfant devant plusieurs adultes en position d'autorité peut créer des influences suggestives sur son témoignage. Sans la conversation complète et les questions posées, le tribunal estime qu'il pourrait être impossible d'évaluer dans quelle mesure il peut se fier aux déclarations ultérieures des enfants à la police. Les enregistrements doivent rester sous scellés pour l'instant.
Contexte de l'affaire
Christina Block est jugée comme prévenue. Il lui est reproché d'avoir chargé, après un conflit de garde, une société de sécurité israélienne d'emmener ses deux plus jeunes enfants depuis le Danemark, où ils vivaient avec son ex-mari Stephan Hensel, pour les amener en Allemagne. Christina Block conteste ces faits. Des extraits des conversations de la journaliste ont été publiés fin septembre 2026 dans le podcast « Zeit Verbrechen : House of Block », dans lequel la fille de 13 ans décrit son enlèvement en détail. La défense de Christina Block s'y est opposée, et la fille avait auparavant refusé de témoigner à la barre. La journaliste avait mené certains de ces entretiens peu après l'enlèvement, et la perquisition portait sur les enregistrements complets, pas seulement sur les extraits publiés. Le tribunal a saisi les enregistrements le 12 octobre.
La suite
Le tribunal régional supérieur de Hambourg (Oberlandesgericht Hamburg) doit désormais décider si la saisie a violé la liberté de la presse ou si elle était nécessaire au procès et donc légale. Le tribunal régional supérieur rendra la décision finale sur ces questions. Auparavant, le parquet général de Hambourg peut se prononcer. La décision de 23 pages du tribunal a été publiée mardi. Les chiffres divergent sur le volume total des enregistrements audio : Spiegel Online évoque 160 heures, tagesschau dix heures, alors que le tribunal se concentre sur environ dix heures d'enregistrements des 15 et 16 janvier 2024.
Poser une question sur ce texte
Sources et contexte
- tagesschau.deProcès Block à Hambourg : le litige sur les enregistrements de Zeit arrive devant la Cour d'appel hanséatiqueHamburger Block-Prozess: Streit um "Zeit"-Aufnahmen landet vor Hanseatischem Oberlandesgericht · original en allemand
- watson.ch/Saisies chez Zeit : le tribunal annule son propre mandat de perquisitionSicherstellungen bei "Zeit": Gericht hebt eigenen Durchsuchungsbeschluss auf · original en allemand
- Spiegel OnlineProcès Block et Zeit : le tribunal régional souligne l'importance des enregistrementsBlock-Prozess und die "Zeit": Landgericht betont Bedeutung der Aufzeichnungen · original en allemand
- der StandardSaisies chez Zeit partiellement illégales selon le tribunalSicherstellungen bei "Zeit" laut Gericht teils rechtswidrig · original en allemand
- Lieux
- Hambourg
Pollar est gratuit et sans publicité dans le texte. Ses membres le font vivre.
Soutenir Pollar