
Le syndicat des techniciens d'urgence préhospitalière portugais maintient les dates de grève de septembre après l'échec des négociations avec l'INEM
Les négociations entre le ministère de la Santé portugais, la direction de l'INEM et le syndicat STEPH se sont terminées sans accord, maintenant les grèves de 24 heures prévues les 14 et 28 septembre.
Impasse sur la grève de septembre
Les négociations entre le ministère de la Santé portugais, l'Institut national d'urgence médicale (INEM) et le Syndicat des techniciens d'urgence préhospitalière (STEPH) se sont conclues mercredi après-midi sans accord. Les responsables syndicaux ont confirmé que deux grèves de 24 heures prévues les 14 et 28 septembre restent pour l'instant programmées. Ces deux dates tombent un lundi, jour de la semaine qui enregistre habituellement le plus grand nombre d'appels d'urgence sur le réseau de dispatching médical portugais. La ministre de la Santé, Ana Paula Martins, a passé plus de trois heures à arbitrer les discussions entre les représentants syndicaux et les membres du conseil d'administration de l'INEM au ministère à Lisbonne.
Après la réunion, le président du STEPH, Rui Lázaro, a exposé la position du syndicat concernant les prochaines dates.
Pour l'instant, la grève reste programmée, et si la contre-proposition peut être acceptée par nous et que nous voyons que la réponse que l'INEM apporte n'est pas compromise et qu'elle en sort renforcée, ce que nous demandons dans le cahier de revendications, nous l'annulerons volontiers.
Réformes controversées de la flotte d'ambulances
Le conflit porte sur les plans de restructuration opérationnelle adoptés par le conseil de direction de l'INEM. Le STEPH s'oppose aux projets de conversion des ambulances de soins immédiats (SIV) en véhicules légers de transport, arguant que ce changement supprime la capacité de transporter les patients directement depuis les lieux d'intervention. Le syndicat exige également que l'INEM élargisse sa flotte d'ambulances d'urgence d'ici la fin 2027, en maintenant un minimum de deux ambulances par municipalité. En réponse, la direction de l'INEM a constamment rejeté les allégations selon lesquelles la réorganisation réduirait la capacité d'intervention, affirmant que les changements structurels renforceront l'assistance médicale.
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- Le ministère de la Santé, l'INEM et les responsables syndicaux tiennent des négociations de trois heures sans accord
- Première grève de 24 heures prévue des secouristes dans les services d'urgence de l'INEM
- Deuxième grève de 24 heures prévue des secouristes dans les services d'urgence de l'INEM
Les discussions de mercredi ont abouti à une avancée partielle sur les allocations de véhicules. La direction de l'INEM a admis la possibilité de conserver presque toutes les 56 ambulances de soins médicaux d'urgence (AEM) en service actif plutôt que de les réaffecter aux administrations hospitalières. Les négociateurs ont également discuté de la transformation des changements potentiels de véhicules en projets pilotes localisés, en particulier pour les unités de transport ventilé interhospitalier (TIV) et les unités SIV, avant d'exécuter toute modification de la flotte à l'échelle nationale.
Tensions croissantes et action en justice
Le conflit social fait suite à des semaines de tensions exacerbées entre les représentants syndicaux et la direction de l'institut. Le STEPH a officiellement annoncé les dates de grève de septembre le 13 août 2026 après avoir rejeté les mesures de restructuration. Dans une interview accordée à RTP Antena 1 peu après l'annonce, le président de l'INEM, Luís Cabral, a affirmé que le syndicat était motivé par des intentions partisanes cachées. Lázaro a rejeté l'accusation et a déposé une plainte pénale contre Cabral en réponse.
Malgré les poursuites en cours, les deux parties ont convenu de poursuivre les discussions techniques avant l'échéance de la mi-septembre. La ministre Martins a souligné que l'exécutif maintiendrait des canaux de communication ouverts tout au long de la période de négociation.
Le gouvernement et le président de l'INEM n'ont jamais refusé, et ne refuseront pas, le dialogue, compte tenu de l'immense responsabilité qu'implique la mission de l'INEM et de l'impact que toute grève dans le secteur de la santé a sur la vie des citoyens portugais.
Contre-proposition et plans de contingence
Le ministère de la Santé a annoncé que l'INEM remettra une contre-proposition détaillée répondant aux revendications du syndicat dans les prochains jours. Les deux parties prévoient d'évaluer le cadre technique la semaine prochaine avant de prendre une décision finale sur les préavis de grève. Martins a confirmé que le gouvernement mettra en place des niveaux de service minimum obligatoires si les négociations n'aboutissent pas à un accord signé avant le 14 septembre. Le secteur des urgences médicales portugaises a été sévèrement examiné lors d'une précédente grève du 30 octobre au 4 novembre 2024, lorsque des défaillances dans l'exécution du service minimum ont perturbé les interventions d'urgence et que 12 décès ont été enregistrés.


