Si le Parlement flamand adopte la motion en conflit d'intérêts, les mesures de Crucke sont suspendues pendant 60 jours, une période prolongeable de 60 jours supplémentaires, et le dossier est transmis au Comité de concertation.
Jean-Luc Crucke veut remplacer la norme actuelle de 7 nœuds avec rafales par une moyenne de 8 nœuds de vent arrière pour les pistes 25 et 07, un changement qui exige selon la Flandre une évaluation d'impact approfondie.
Le ministre-président Matthias Diependaele (N-VA) estime que le plan risque de repousser le bruit vers la périphérie flamande autour de Bruxelles, tandis que Ben Weyts (N-VA) juge inacceptable le bruit des avions au-dessus de la région.
Le gouvernement flamand a activé une motion en conflit d'intérêts contre les décisions prises par le ministre fédéral de la Mobilité Jean-Luc Crucke (Les Engagés) en matière de bruit des avions à Brussels Airport, à Zaventem, en Flandre. La démarche a été annoncée le vendredi 23 octobre et le dossier est désormais transmis au Parlement flamand, qui doit se prononcer par un vote. Selon les informations disponibles, l'issue de ce vote est jugée très probable. Si la motion est adoptée, les mesures de Crucke seraient suspendues pendant 60 jours. La question sera également portée devant le Comité de concertation, qui réunit les représentants du gouvernement fédéral et des entités fédérées.
Le ministre-président flamand Matthias Diependaele (N-VA) a présenté cette démarche comme une réponse à un ministre agissant dans son propre intérêt.
« Ici, un ministre défend ses propres intérêts, et nous trouvons cela particulièrement regrettable. »
Le 1er octobre, Jean-Luc Crucke a dévoilé une série de mesures visant à réduire le bruit pour les riverains de l'aéroport. Elles comprennent une descente continue plus silencieuse à l'approche des avions, une étude sur le relèvement à 4 000 pieds de l'altitude à laquelle les appareils entament leur descente, et des décollages depuis le seuil de piste hors heures de pointe. Les mesures structurelles, dont la loi aérienne, ne seraient pas mises en place avant 2027. L'élément le plus contesté concerne les règles de vent, le ministre voulant remplacer la norme actuelle de 7 nœuds avec rafales par une moyenne de 8 nœuds de vent arrière pour les pistes 25 et 07. Selon la VRT, le plan prévoit aussi des atterrissages plus pentus et à plus haute altitude au-dessus du nord de Bruxelles sur la route 07L, avec des normes de vent plus souples afin que moins d'appareils empruntent cette route.
Matthias Diependaele soutient que le plan déplacerait le bruit hors de Bruxelles vers les communes flamandes : moins d'avions au-dessus de la capitale signifie davantage d'avions ailleurs, notamment au-dessus de la périphérie flamande. Ben Weyts (N-VA), ministre flamand chargé de la périphérie, avait déjà menacé d'une motion en conflit d'intérêts le jour même de la présentation du plan. Ben Weyts contestait l'augmentation du bruit des avions au-dessus de la région et a résumé le différend sans détour.
« Pour ce qui est des avantages, Zaventem est un aéroport belge. Pour ce qui est des nuisances, il devient soudain flamand. »
Matthias Diependaele a déclaré que les nuisances ne devaient pas continuer à se déplacer vers la Flandre et qu'une répartition équitable était indispensable.
« Les nuisances ne doivent pas continuer à être repoussées toujours plus loin vers la Flandre. »
Matthias Diependaele a également affirmé que la norme de vent ne pouvait pas être modifiée sans autre forme de procès et que tout changement exigeait une évaluation approfondie de ses conséquences, la sécurité primant et les riverains devant être pris en compte. La ministre de l'Environnement Jo Brouns (CD&V) a indiqué que le gouvernement voulait imposer une concertation afin de parvenir à une approche équilibrée qui protège la qualité de vie des riverains et offre à l'aéroport une sécurité juridique.
Si le Parlement flamand adopte la motion, les décisions de Jean-Luc Crucke sont suspendues pendant 60 jours, et selon la VRT, cette période pourrait en principe être prolongée une fois de 60 jours supplémentaires. Matthias Diependaele a déclaré qu'il aurait préféré que l'on se concerte au préalable et a appelé à un dialogue attentif entre les gouvernements concernés. Le différend se déplace désormais vers le Comité de concertation, où le gouvernement fédéral et les entités fédérées doivent trancher la question. Les mesures structurelles, dont la loi aérienne, ne sont pas attendues avant 2027 : la question de la répartition du bruit entre Bruxelles et la Flandre restera donc ouverte un certain temps.
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Le gouvernement flamand a activé une motion en conflit d'intérêts contre les mesures antibruit du ministre fédéral Jean-Luc Crucke à Brussels Airport, estimant que le plan reporterait le bruit sur les communes flamandes.
Texte IA fondé sur les articles de La Libre.be, 7sur7, De Standaard et d’autres médias. Publié .