
Collien Fernandes signe une déclaration de cessation vis-à-vis de sa fille de 14 ans
Les avocats de la fille indiquent que Fernandes a signé la déclaration le 1er octobre, après avoir partagé des détails de la vie privée de l'adolescente sur Instagram. Cette signature fait suite à un conflit public avec son ex-mari, l'acteur Christian Ulmen.
Une déclaration pour l'adolescente de 14 ans
Collien Fernandes, actrice et présentatrice, a signé le 1er octobre 2026 une « strafbewehrte Unterlassungserklärung », soit une déclaration de cessation assortie de pénalités, à l'égard de sa fille de 14 ans. Les avocats de la jeune fille, le cabinet Höch Rechtsanwälte, l'ont annoncé mercredi 7 octobre et ont indiqué que Fernandes s'était engagée à ne plus publier certaines circonstances de la vie privée de sa fille. Avant cette déclaration, Fernandes avait partagé de tels détails avec ses abonnés sur son canal Instagram, et les avocats ont déclaré à RTL que cela lui est désormais interdit. Toute violation peut entraîner des pénalités contractuelles, comme c'est l'usage pour ce type de déclarations, selon la Berliner Zeitung. Les avocats n'ont pas précisé quelles informations étaient concernées.
- Fernandes signs the cease-and-desist declaration toward her daughter
- The daughter's lawyers announce the declaration on Wednesday
- Fernandes says through her management she will not comment further
Les avocats affirment que la fille avait demandé à plusieurs reprises, par le passé et plus récemment, que les questions personnelles ne soient pas intégrées aux comptes publics de sa mère. Ils invoquent la « protection la plus élevée concevable du droit général de la personnalité en Allemagne » dont bénéficie un mineur, et estiment que la déclaration respecte désormais enfin ce souhait. La fille vit avec son père, selon la Frankfurter Allgemeine.
Des années d'accusations contre Christian Ulmen
Fernandes accuse publiquement depuis un certain temps son ex-mari, l'acteur Christian Ulmen, dans un dossier révélé initialement par Der Spiegel. Elle lui reproche des agressions physiques et la création de faux profils à son nom, par lesquels il aurait diffusé des représentations pornographiques. Les accusations ne portent pas sur des deepfakes, selon les articles. La Berliner Zeitung écrit qu'elle l'accuse d'avoir fait fonctionner pendant des années des faux profils sur les réseaux sociaux et les groupes de discussion, et d'y avoir diffusé des contenus sexualisés, des messages et des services de sexe par téléphone en se faisant passer pour elle. Ulmen est présumé innocent et nie les accusations portant sur les deepfakes et sur la diffusion de représentations pornographiques via de faux profils. N-tv rapporte que les deux sont actuellement engagés dans des procédures judiciaires l'un contre l'autre.
La réponse de Fernandes et un débat plus large
Ses accusations ont déclenché un large débat sur les violences sexuelles en ligne et des manifestations dans plusieurs villes allemandes. Jeudi, Fernandes a déclaré par l'intermédiaire de son management qu'elle ne s'exprimerait pas davantage pour l'instant. Elle critique le fait que les communiqués de presse des avocats soient utilisés contre elle et que l'on cherche à s'attirer les faveurs du public. Son communiqué dit notamment ceci.
Je continue de penser que ce sujet n'a pas sa place dans l'espace public. C'est pourquoi je ne m'exprimerai pas davantage à ce sujet pour le moment.
Le communiqué a été transmis par son management, et aucun autre commentaire public de sa part n'a été rapporté dans les articles. Sa critique porte sur les communiqués de presse des avocats plutôt que sur le contenu de la déclaration.
Un projet de loi en réponse
Un projet de la ministre fédérale de la Justice Stefanie Hubig (SPD) érigerait explicitement en infraction le « ansehensschädigende Kommunizieren unter einem Fake-Profil einer real existierenden Person », c'est-à-dire la communication sous un faux profil d'une personne réelle qui porte atteinte à sa réputation. Les articles présentent ce projet comme vraisemblablement une réponse à l'affaire Ulmen et Fernandes. Il criminaliserait aussi la détention, la production et la diffusion de vidéos de viol. Le texte reste un projet et n'a pas encore force de loi.

