Football · Seattle, San Francisco et Los Angeles

Les villes hôtes de la Coupe du monde aux États-Unis réclament à la FIFA des contributions non versées de 1 million de dollars

Onze villes américaines ayant accueilli des matchs de la Coupe du monde 2026 affirment que la FIFA leur a verbalement promis un million de dollars chacune au titre de l'héritage, mais n'a pas versé la somme, ce qui ajoute aux critiques visant le président Gianni Infantino.

Texte IA fondé sur les articles de Blick.ch, France 24, LaSexta et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Seattle, San Francisco, Los Angeles, Dallas · États-Unis
Comment on en est arrivé là
  1. Mi-2026La direction de la FIFA assure verbalement aux villes qu'elles recevront chacune un million de dollars, mais aucune déclaration publique n'est faite.
  2. Juillet 2026La Coupe du monde se termine avec l'Espagne battant l'Argentine en finale au MetLife Stadium.
  3. Août 2026Les paiements restent impayés ; les dirigeants des villes hôtes confient à The Athletic qu'ils relancent la FIFA pour obtenir des mises à jour.

La promesse

Avant la Coupe du monde des clubs 2025 aux États-Unis, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a annoncé une « contribution d'héritage » d'un million de dollars à chacune des 11 villes hôtes, destinée à des mini-terrains et à des projets sociaux. Lorsque les hôtes de la Coupe du monde 2026, Seattle, la région de la baie de San Francisco, Los Angeles, Dallas, Houston, Kansas City, Atlanta, Philadelphie, New York/New Jersey, Miami et Boston, ont demandé s'ils recevraient la même chose, la direction de la FIFA les a assurés à plusieurs reprises verbalement, selon quatre dirigeants de comités d'accueil qui se sont exprimés anonymement auprès de The Athletic. Les assurances ont été données lors de réunions mais n'ont jamais été rendues publiques. Plus de deux semaines après la victoire de l'Espagne sur l'Argentine en finale au MetLife Stadium, le total de 11 millions de dollars reste impayé. La FIFA a refusé de commenter.

« Nous prenons notre travail social très au sérieux, c'est pourquoi nous sommes en train de créer la Fondation FIFA États-Unis. Dans le cadre de l'héritage de la Coupe du monde des clubs de la FIFA aux États-Unis, nous contribuerons un million de dollars à chaque ville hôte pour soutenir des projets sociaux locaux. »

Gianni Infantino, président de la FIFA

Les coûts pour les villes hôtes

Les sites américains ont supporté de lourdes dépenses pour la sécurité, les transports et la logistique tandis que la FIFA percevait l'essentiel des recettes de billets, de diffusion et de sponsoring. Le comité de la Coupe du monde de Kansas City a reçu 86,8 millions de dollars de fonds publics, et le Missouri a renoncé à environ 15,6 millions de dollars de taxe de vente sur les billets. Le MetLife Stadium, site de la finale, a investi environ 13 millions de dollars dans une pelouse prête pour la Coupe du monde. Le gouvernement fédéral américain a alloué 625 millions de dollars à la sécurité du tournoi. Les villes étaient également tenues de fournir des escortes policières pour les VIP et de retirer toute publicité non FIFA des stades. Il n'existe aucun bilan public commun des coûts et des recettes, et plusieurs municipalités estiment avoir perdu de l'argent lors de l'événement malgré l'activité économique.

La situation financière de la FIFA

Le budget de fonctionnement du tournoi pour la FIFA était d'environ 2,7 milliards de dollars, tandis que l'organisation a déclaré des revenus supérieurs à 15 milliards de dollars pour le cycle 2023-2026. Le tournoi de 39 jours, élargi à 48 équipes pour la première fois, a contribué à ces chiffres records. Deux dirigeants de villes hôtes ont confié à The Athletic qu'ils étaient surpris que la FIFA, après avoir célébré de tels revenus, traîne pour verser des paiements d'un million de dollars par ville, des sommes dérisoires par rapport à la manne que les villes ont contribué à générer. Certains comités d'accueil sont désormais en train de mettre fin à leurs activités, ce qui complique la question de savoir quelle entité recevrait d'éventuels fonds, et d'autres tentent de finaliser leurs rapports financiers sans certitude quant aux paiements.

Pression croissante sur Infantino

Ce litige est la dernière controverse pour Infantino, déjà sous le feu des critiques de l'UEFA et d'autres confédérations en raison de sa tentative avortée d'attirer des investissements privés dans la Coupe du monde. Les fonds d'héritage impayés, bien que modestes dans le contexte du budget global de la FIFA, sont devenus un symbole du déséquilibre entre le succès commercial de l'instance dirigeante et la charge financière imposée aux villes hôtes.

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