
Un juge italien libère la mère et des proches détenus après la disparition de sœurs, et leur impose de rester dans la province de Latina
Un juge des audiences préliminaires à Sulmona a validé l'arrestation de Valentina D'Acunto, de son compagnon et de son père, mais a remplacé la détention par une obligation de résidence et des pointages quotidiens deux fois par jour.
La décision du tribunal
Un juge des audiences préliminaires à Sulmona, Giulia Sani, a validé les arrestations de trois personnes détenues pour la disparition de deux sœurs d'un domicile familial à Civitella Alfedena. Le juge ne les a pas renvoyées en prison, imposant plutôt la mesure moins sévère de l'obbligo di dimora (obligation de résidence) dans la province de Latina. Valentina D'Acunto, la mère des deux filles, son compagnon Vincenzo Esposito et son père Marco D'Acunto doivent désormais se présenter deux fois par jour aux carabiniers pour signer. La décision est intervenue à l'issue d'une audience de cinq heures qui a débuté vers 9 h 30 le 25 juin 2026.
L'obligation de résidence est une mesure suffisante pour empêcher les auteurs de répéter ce genre d'actions à l'avenir.
Le parquet avait indiqué au tribunal que la détention n'était pas nécessaire, et la juge Sani a convenu que l'obligation de résidence suffisait pour écarter le risque de réitération de l'infraction. Après avoir accompli les formalités, les trois rentreront chez eux.
La disparition et la découverte
Les sœurs, Sarah Di Giacinto (12 ans) et Alysia Di Giacinto (16 ans), ont quitté le domicile familial de Civitella Alfedena dans la nuit du 7 au 8 juin 2026. Elles ont été retrouvées deux semaines plus tard, le dimanche 22 juin, à Formia, une ville de la province de Latina. Les filles séjournaient chez une parente éloignée de leur mère, une femme de 80 ans initialement décrite comme une tante.
- Les sœurs Sarah et Alysia Di Giacinto quittent le domicile familial de Civitella Alfedena dans la nuit du 7 au 8 juin.
- Les deux filles sont retrouvées à Formia chez une parente éloignée de leur mère.
- La mère Valentina D'Acunto, son compagnon Vincenzo Esposito et le grand-père Marco D'Acunto sont arrêtés aux premières heures.
- L'audience de validation commence au tribunal de Sulmona devant la juge des audiences préliminaires Giulia Sani.
- La juge Sani valide les arrestations et impose une obligation de résidence dans la province de Latina.
La mère, son compagnon et son père ont été arrêtés aux premières heures du lundi 23 juin, quelques heures seulement après que les mineures ont été localisées. Une quatrième personne, la parente âgée qui avait hébergé les filles, est également visée par l'enquête mais n'a pas été placée en garde à vue.
L'accusation et les arguments de la défense
Les trois sont accusés de séquestration aggravée en réunion (sequestro di persona aggravato in concorso). Lors de l'audience de validation, tous trois ont répondu aux questions de la juge. La défense a plaidé que la qualification correcte aurait dû être la soustraction de mineurs, et non la séquestration. La juge Sani n'a pas retenu cet argument.
Valentina D'Acunto a fourni quelques explications, mais ce sont ses convictions personnelles. Son objectif était de récupérer ses filles.
Le procureur, Luciano D'Angelo, a déclaré que les investigations ne sont pas encore terminées et que des enquêtes complémentaires restent ouvertes pour établir d'éventuelles responsabilités d'autres personnes.
Suite judiciaire
L'avocat de la défense Luca Cupolino, qui représente Vincenzo Esposito et Marco D'Acunto, a déclaré qu'il attendrait les motifs écrits de l'ordonnance de précaution avant de décider d'un éventuel recours devant le Tribunal de la révision (Tribunale del Riesame). L'avocat de Valentina D'Acunto, Enrico Mastantuono, a indiqué que la mère et les autres membres de la famille avaient regretté leurs actes et "pris conscience de ce qu'ils avaient fait."
Contexte familial
Les filles vivaient au domicile familial de Civitella Alfedena en raison d'une séparation difficile entre leurs parents. La mère et le père avaient tous deux déposé des plaintes contre le personnel du foyer, alléguant une surveillance insuffisante. La disparition est survenue quelques jours après l'annonce du retrait de l'autorité parentale à la mère. Le père, Stefano Di Giacinto, s'est précipité à la caserne des carabiniers pour embrasser ses filles dès qu'il a appris qu'elles avaient été retrouvées.

