
La Corée du Nord tire un missile balistique vers la mer du Japon à quelques jours des exercices américano-sud-coréens
La Corée du Nord a lancé mercredi un missile présumé balistique depuis sa côte est en direction de la mer du Japon, son 11e essai de ce type en 2026, à quelques jours du début des exercices militaires conjoints américano-sud-coréens le 17 août.
Détails du tir
La Corée du Nord a tiré un missile balistique depuis la zone de Wonsan, sur sa côte est, en direction de la mer du Japon vers 6h00, heure locale, mercredi (21h00 GMT mardi), selon l'état-major interarmées sud-coréen. L'engin a parcouru plus de 700 kilomètres et atteint une altitude maximale d'environ 90 kilomètres avant de s'abîmer dans des eaux situées en dehors de la zone économique exclusive du Japon, entre la péninsule coréenne et le Japon. Le projectile a été visible pour certains habitants de la région côtière du nord-est de la Corée du Sud, a rapporté Yonhap. L'armée sud-coréenne n'a pas immédiatement classé le missile comme un missile balistique à courte portée, indiquant qu'une analyse détaillée serait menée. Aucun dégât n'a été signalé.
Réactions des voisins
Le ministre japonais de la Défense, Shinjiro Koizumi, a qualifié le tir de « menace pour la paix et la sécurité dans notre région » et a indiqué que Tokyo avait déposé une vive protestation auprès de la Corée du Nord par les voies diplomatiques via l'ambassade du Japon à Pékin.
C'est un problème grave qui affecte la sécurité du peuple japonais.
Le Conseil de sécurité nationale sud-coréen a tenu une réunion de crise et a qualifié les tirs de missile balistique d'« actes de provocation », exhortant la Corée du Nord à y mettre immédiatement fin. Le Commandement américain pour l'Indo-Pacifique a déclaré que les événements ne représentaient aucune menace immédiate pour le personnel américain, les États-Unis ou le territoire de leurs alliés. Le Premier ministre japonais a ordonné aux autorités de maintenir un état de préparation complet.
Schéma de provocations
Ce tir est le 11e essai de missile balistique suspecté de la Corée du Nord en 2026 et le second en moins d'une semaine. Le 6 août, la Corée du Nord avait tiré un missile balistique depuis la même région de Wonsan, bien que Pyongyang n'ait pas signalé ce tir dans les médias d'État. Les essais menés depuis le début de l'année comprennent des missiles balistiques à courte portée, des roquettes d'artillerie et d'autres armes tactiques. La Corée du Nord est interdite de tirer des missiles balistiques en vertu de multiples résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. Les États-Unis et une quarantaine d'autres pays ont publié mardi une déclaration commune mettant en garde contre les dangers des essais de missiles balistiques non annoncés, affirmant qu'ils augmentent le risque d'erreur de calcul et nuisent à la stabilité et à la sécurité mondiales.
- La Corée du Nord tire un missile balistique depuis la zone de Wonsan
- La Corée du Sud et les États-Unis annoncent le début des exercices conjoints annuels le 17 août
- La Corée du Nord tire un missile balistique depuis Wonsan, 11e essai de 2026
- Début des exercices militaires conjoints Ulchi Freedom Shield
- Fin des exercices Ulchi Freedom Shield
Calendrier avant les exercices militaires
Le tir de missile a eu lieu deux jours après que la Corée du Sud et les États-Unis ont annoncé que leurs exercices militaires conjoints annuels, appelés « Ulchi Freedom Shield », commenceraient le 17 août et se poursuivraient jusqu'au 27 août. Ces exercices de 11 jours visent à coordonner la défense contre le Nord doté de l'arme nucléaire. Quelque 18 000 soldats sud-coréens et des personnels du contingent américain de 28 500 soldats stationnés dans le pays doivent y participer.
- Corée du Sud
- 18000 soldats
- États-Unis
- 28500 soldats
Évaluations d'experts
Hong Min, chercheur à l'Institut coréen pour l'unification nationale, a déclaré à Reuters que même si le tir était un essai d'une arme en cours de développement, le calendrier nécessitait une décision politique. Il a suggéré que la portée, la trajectoire et le lieu de lancement pourraient indiquer un missile hypersonique, bien qu'un missile lancé depuis un sous-marin soit également possible. Lim Eul-chul, expert de la Corée du Nord à l'Université Kyungnam, a déclaré que Pyongyang surveillait de près les prochains exercices.
La Corée du Nord n'a jamais laissé passer un exercice militaire conjoint sud-coréano-américain sans réagir.
Après le début des exercices Ulchi Freedom Shield de l'année dernière, le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a déclaré que ces exercices montraient la « volonté de déclencher une guerre » de Séoul et Washington et a affirmé qu'ils étaient devenus plus provocateurs, ce qui a incité la Corée du Nord à répondre par des contre-mesures « proactives et écrasantes ».


