Macroéconomie · Munich et Hambourg

Allianz estime que les vagues de chaleur estivales ont réduit de 113 milliards d'euros la production économique européenne

Un rapport de l'assureur Allianz estime que les vagues de chaleur estivales ont réduit le produit intérieur brut européen de 113 milliards d'euros cette année, avec des pertes concentrées en Italie, en Allemagne et en France.

Texte IA fondé sur les articles de watson.ch/, La Libre.be et Wirtschafts Woche. Publié . Comment il est fait

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Munich, Hambourg · Allemagne

Impact macroéconomique de la chaleur extrême

Les températures estivales extrêmes ont réduit la production économique européenne d'environ 113 milliards d'euros au cours de l'année en cours, selon des résultats publiés jeudi par l'assureur allemand Allianz. L'impact négatif sur l'ensemble de l'Europe représente un peu moins de 0,5 % de la production économique totale projetée pour cette année. Les dommages économiques se sont manifestés principalement par des perturbations de la production et une réduction de la création de valeur dans plusieurs secteurs. Ces réductions découlent directement de la baisse de productivité des travailleurs, de l'allongement des temps de pause requis et d'un absentéisme plus élevé des employés pendant les périodes prolongées de fortes chaleurs. Parmi les pays européens, l'Italie a connu la plus forte baisse de son produit intérieur brut, estimée à 28 milliards d'euros. L'Allemagne arrive deuxième avec 25 milliards d'euros de production réduite, tandis que la France enregistre la troisième réduction, à 20 milliards d'euros.

Pertes estimées du PIB dues aux vagues de chaleur estivales 2026 par paysmds €
Italie
28 mds €
Allemagne
25 mds €
France
20 mds €

Données tirées du texte de l’article

Structure du Climate Risk Tracker

Les résultats proviennent du premier calcul du Climate Risk Tracker, un outil analytique développé conjointement par des économistes et des experts en risques. Le projet a réuni des chercheurs du groupe munichois Allianz (DAX), de sa filiale hambourgeoise Allianz Trade (assurance-crédit) et de la division allemande d'assurance dommages. Le modèle d'évaluation fonctionne en associant des relevés météorologiques collectés, des historiques de sinistres d'assurance et une modélisation prédictive des perturbations économiques. Au-delà des pertes immédiates de productivité du travail, l'assureur a analysé les tendances météorologiques plus larges influençant les trimestres à venir. Les analystes de l'entreprise se montrent prudents quant aux projections économiques pour l'année prochaine, évoquant la récurrence périodique du phénomène El Niño dans l'est de l'océan Pacifique et son influence perturbatrice sur les conditions atmosphériques globales.

Pertes matérielles sur cinq ans en Allemagne

Le rapport a distingué les ralentissements de productivité liés à la chaleur des dommages structurels tangibles causés par les tempêtes violentes, les inondations et autres phénomènes naturels connexes. Pour la seule Allemagne, Allianz a calculé un total de 50 milliards d'euros de dommages dus à de tels événements catastrophiques naturels au cours des cinq dernières années. En moyenne annuelle, les pertes liées aux catastrophes sur ces cinq années ont été deux fois plus élevées que les moyennes annuelles enregistrées pendant la période de référence 2000–2019. En comparaison, les pertes mondiales dues aux catastrophes naturelles sur la même période ont augmenté à un rythme plus modéré, de 54 %. Frank Sommerfeld, responsable de l'assurance dommages allemande chez Allianz, a évoqué l'impact disproportionné observé sur le marché intérieur.

« L'Allemagne est particulièrement touchée par les dégâts liés au climat. »

Frank Sommerfeld

Écarts de réchauffement et concentration des actifs

L'accélération des dommages physiques en Europe est directement liée au réchauffement atmosphérique régional, les latitudes nord s'étant réchauffées plus rapidement que les autres masses terrestres. La Norvège a enregistré le changement le plus marqué parmi les pays observés, avec une température moyenne 2025 supérieure de plus de 3,7 degrés Celsius à sa moyenne de référence 1950–1970. L'Allemagne et la France se situent dans la tranche moyenne-haute des pays européens, chacune enregistrant des températures moyennes 2025 supérieures de plus de 2 degrés Celsius à leurs moyennes historiques 1950–1970. Outre les facteurs atmosphériques, les pertes financières totales reflètent la concentration des actifs physiques. Les pays densément peuplés et à forte production économique subissent des pertes financières plus importantes lors d'événements graves, car les infrastructures, les usines, les bâtiments résidentiels et les véhicules sont concentrés dans les zones exposées.

Hausse moyenne de la température en 2025 par rapport à la référence 1950–1970°C
Norvège
3.7 °C
Allemagne
2 °C
France
2 °C

Données tirées du texte de l’article

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