La modélisation de 854 zones urbaines de 30 pays, abritant environ 173 millions de personnes, estime à 50 391 le nombre de décès excessifs entre juin et août 2026.
Les auteurs attribuent environ deux tiers des décès au changement climatique, contre environ 40 % au début du siècle, et RTE rapporte 32 619 décès attribuables au climat.
L'estimation dépasse les 29 480 décès de 2022, les 28 462 de 2003 et les 24 572 de 2025 dans le même cadre de zones urbaines.
Un tiers des décès de l'été sont survenus entre le 17 juin et le 1er juillet, lorsque les températures ont dépassé la moyenne de plus de 5 °C, et l'Italie a enregistré plus de 13 000 décès.
Deux études évaluées par les pairs publiées dans la revue Nature Health, dirigées par des chercheurs de l'Imperial College London et de la London School of Hygiene & Tropical Medicine, estiment que plus de 50 000 personnes sont mortes de la chaleur excessive dans les villes européennes cet été. Les auteurs ont modélisé la mortalité dans 854 zones urbaines de 30 pays : les 27 États membres de l'UE, plus le Royaume-Uni, la Norvège et la Suisse. Ces zones abritent environ 173 millions de personnes, soit près de 40 % de la population des 30 pays. L'estimation précise est de 50 391 décès entre juin et août, même si certains articles l'arrondissent à un peu plus de 50 000. Ces estimations sont statistiques, construites à partir de relevés de températures et de la relation historique entre chaleur et mortalité, et non à partir de déclarations officielles de décès.
Les chercheurs attribuent environ deux tiers des décès au changement climatique, une part qui était d'environ 40 % au début de ce siècle. Le rapport de RTE chiffre à 32 619 les décès attribuables au climat en Europe, un chiffre qui, selon lui, dépasse à lui seul l'ensemble de la mortalité liée à la chaleur de 2003 ou de 2022. Clair Barnes, de l'Imperial College London, qui dirige les deux études, a déclaré que les résultats montraient les conséquences croissantes de la hausse des températures.
« Mais cette mortalité a été considérablement aggravée par le réchauffement d'origine humaine, principalement dû à la combustion des énergies fossiles. »
Barnes a également déclaré que ces chiffres reflètent des pertes réelles derrière les statistiques, un point qu'elle a développé dans un communiqué distinct sur les résultats.
« Ces chiffres rappellent de manière crue que nos étés plus chauds et plus extrêmes ont un impact de plus en plus grave sur la santé publique. »
L'estimation 2026 est la plus élevée de tous les étés depuis 2000, soit 26 ans, dans les zones urbaines modélisées. Le même cadre donne 29 480 décès pour 2022, 28 462 pour 2003 et 24 572 pour 2025, le total de 2026 étant donc environ le double de celui de l'an dernier. Certains articles arrondissent les chiffres de 2022 et 2003 à environ 29 000 et 28 000.
Données tirées du texte de l’article
L'Europe du Sud et de l'Ouest a enregistré les températures et les taux de mortalité les plus élevés, selon les études. L'Italie a payé le plus lourd tribut, avec plus de 13 000 décès. Les zones urbaines du Royaume-Uni ont enregistré environ 4 500 décès, dont environ 2 500 attribués à la gravité accrue des vagues de chaleur provoquées par le réchauffement climatique. En Irlande, l'analyse estime à 60 le nombre de décès dans des villes comptant un peu plus de 1,5 million d'habitants, dont environ 35 attribuables au changement climatique d'origine humaine. Entre le 17 juin et le 1er juillet, lorsque les températures moyennes quotidiennes de la région ont dépassé la moyenne de plus de 5 °C, un tiers des décès de l'été sont survenus. Les températures saisonnières de l'Europe de l'Ouest ont dépassé de 2,9 °C la moyenne 1991-2020, et certains pays ont dépassé leurs moyennes historiques de jusqu'à 12 °C lors de journées particulières. Environ 6 000 personnes de moins de 65 ans sont mortes dans les zones urbaines analysées, bien que la mortalité liée à la chaleur touche principalement les personnes âgées.
Les décomptes officiels incluent généralement les coups de chaleur, mais pas toujours les décès cardiovasculaires et respiratoires que la chaleur aggrave, si bien que le bilan réel d'une vague de chaleur est souvent sous-estimé. Certains gouvernements ont commencé à publier cet été des estimations de décès liés à la chaleur quasi en temps réel, tandis que l'Espagne publie de tels chiffres depuis 2015. Les études couvrent des zones urbaines qui abritent ensemble environ 40 % de la population, et les auteurs notent que ces villes ne sont pas nécessairement représentatives de l'ensemble de l'Europe.
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Deux études évaluées par les pairs publiées dans Nature Health estiment à 50 391 le nombre de décès liés à la chaleur dans 854 zones urbaines de 30 pays entre juin et août 2026, dont environ deux tiers attribués au changement climatique.
Texte IA fondé sur les articles de The Independent, The New York Times, EL MUNDO et d’autres médias. Publié .