Le Premier ministre Bart De Wever a soumis mercredi 14 octobre une nouvelle formule à ses partenaires de coalition : un « bouton d'urgence » ou « filet de sécurité » budgétaire reposant sur un effort de quatre milliards d'euros en 2027, destiné à rassurer les marchés financiers. Le plan abandonnait une réforme de la TVA qui divisait la majorité, les libéraux francophones du MR en ayant fait une ligne rouge. Son contenu restait flou : le plan gèlerait, selon les informations disponibles, l'indexation des pensions, des salaires des fonctionnaires, des allocations, des budgets de fonctionnement de l'État et des barèmes fiscaux, sans contribution des « épaules les plus larges ». Vooruit et le CD&V ont jugé l'exercice très déséquilibré, et les socialistes flamands ont boudé une réunion technique consacrée à la proposition. Samedi, le gouvernement a écarté pour l'instant l'idée d'un budget d'urgence et est revenu à un budget pluriannuel.
Le gouvernement a repris samedi 17 octobre ses travaux budgétaires en comité restreint, réuni à 10 h 30 au 16, rue de la Loi. De Wever et les vice-Premiers ministres y assistaient, et aucun d'eux ne s'est exprimé à son arrivée. Aucun consensus n'existait autour de la table sur la dernière idée de De Wever, une loi de stabilité à préparer au cas où l'on recourrait aux douzièmes provisoires. Le cabinet du Premier ministre a ensuite publié un communiqué sur l'issue de la réunion.
« Après délibération, le Kern a décidé de ne pas poursuivre cette discussion à ce stade afin de se concentrer sur la conclusion d'un accord sur un budget pluriannuel. »
Le kern se réunira à nouveau à partir de dimanche 18 octobre pour poursuivre les discussions.
Avant la pause estivale, le gouvernement s'était accordé pour trouver 10 milliards d'euros supplémentaires d'ici 2029, afin d'éviter une nouvelle dégradation des finances publiques et l'effet boule de neige de la dette publique. Les discussions ont échoué le week-end des 10 et 11 octobre. Dimanche 11 octobre, De Wever a déclaré que le pays ne commencerait pas 2027 sous douzièmes provisoires, invoquant les risques financiers qui le pèsent. Mardi 13 octobre, il n'a pas pu prononcer le traditionnel discours de politique générale à la Chambre, la deuxième fois depuis sa prise de fonction qu'il le manque. Deux jours plus tard, il était absent de la Chambre en raison d'un sommet européen.
Le vice-Premier ministre N-VA Jan Jambon a réaffirmé l'ambition de trouver 10 milliards d'euros, en insistant sur l'objectif.
Au sein de la coalition Arizona, les positions divergent sur le calendrier budgétaire. Le CD&V souligne l'importance d'un accord pluriannuel, tandis que Vooruit a rejeté la formule d'urgence comme déséquilibrée. Le chef de groupe MR Benoît Piedboeuf a insisté pour qu'un budget 2027 soit d'abord élaboré. Axel Ronse, le chef de groupe cité dans les comptes rendus, a déclaré que le bouton d'urgence ne serait activé que si la trajectoire pluriannuelle n'était pas prête à temps. L'effort de quatre milliards d'euros pour 2027 est donc la solution provisoire en discussion, face à l'objectif pluriannuel de 10 milliards d'euros.
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La coalition Arizona a repris samedi 17 octobre ses travaux budgétaires en comité restreint, après que la proposition de budget d'urgence du Premier ministre Bart De Wever s'est heurtée aux objections de Vooruit et du CD&V.
Texte IA fondé sur les articles de De Standaard, Le Soir, 7sur7 et d’autres médias. Publié .