Gouvernement · Bruxelles
Le roi des Belges retient la démission de De Wever jusqu'à vendredi, les négociations budgétaires dans l'impasse
Les partis de la coalition veulent donner une nouvelle chance aux négociations budgétaires, mais Maxime Prévot estime à 50/50 la probabilité de nouvelles élections. Le roi examine jusqu'à vendredi 6 novembre la démission du Premier ministre Bart De Wever.
Texte IA fondé sur les articles de De Standaard, 7sur7 et De Morgen. Publié . Comment il est fait
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En bref
La coalition cherche 10 milliards d'euros d'économies, et le roi examine la démission de Bart De Wever jusqu'à vendredi 6 novembre.
Maxime Prévot, des Engagés, a estimé à 50/50 la probabilité d'élections, tandis que Vincent Van Peteghem a déclaré qu'un nouveau scrutin signifierait six à huit mois de négociations.
La dernière table budgétaire de De Wever prévoyait une contribution de 1,2 milliard d'euros des épaules les plus solides, jugée trop élevée par le MR et trop faible par Vooruit.
Le relèvement de la taxe sur les titres de 0,3 à 0,4 pour cent devait rapporter 300 millions d'euros, et 300 millions d'euros supplémentaires étaient attendus d'une taxe sur les actions nominatives.
- 3 nov.Van Peteghem déclare dans De tafel van Ruben être frustré par la situation
- 5 nov.Valerie Van Peel se rend chez le roi sans commentaire, dernière dans la file des présidents de parti
- 6 nov.La décision du roi sur la démission de Bart De Wever est attendue pour vendredi
Un blocage budgétaire et un détour par le palais
Le gouvernement cherche depuis environ deux mois 10 milliards d'euros d'économies pour son budget, et les discussions sont bloquées. Jeudi 5 novembre, les présidents de parti étaient encore reçus par le roi. La présidente de la N-VA, Valerie Van Peel, est arrivée en dernier dans la file des présidents de parti et est repartie sans faire de commentaire. Le roi examine jusqu'à vendredi 6 novembre la démission du Premier ministre Bart De Wever, date à laquelle la manière dont le budget sera élaboré devrait être clarifiée. Un effet boule de neige de la hausse des coûts d'intérêt se profile si le blocage persiste.
Des élections comme menace et un appel à négocier
Maxime Prévot, des Engagés, vice-Premier ministre, estime à 50/50 la probabilité d'élections. Tous les partis de la majorité veulent donner une nouvelle chance aux discussions, et aucun ne pousse à un nouveau scrutin. Le ministre du Budget Vincent Van Peteghem, du CD&V, a déclaré mardi soir 3 novembre dans l'émission De tafel van Ruben qu'il était frustré que la responsabilité de véritables solutions ne soit pas assumée.
« Je comprends la frustration des gens, mais des élections ne seraient bonnes pour aucun parti. »
Van Peteghem a averti que même un résultat électoral identique entraînerait six à huit mois de négociations gouvernementales, ce qui pourrait déstabiliser les marchés financiers. Sans accord, a-t-il dit, le pays se rapprocherait des conditions grecques plus qu'on ne le pense.
« Sans accord, nous nous rapprochons des conditions grecques plus qu'on ne le pense. »
Il espère qu'une solution pourra être trouvée en une ou deux semaines et que, dans un scénario optimiste, deux jours de véritables négociations pourraient suffire.
Les mouvements de jeunesse appellent à la responsabilité
Les organisations de jeunesse de la N-VA, du CD&V, du MR et des Engagés ont publié un communiqué commun appelant à un sens des responsabilités dans la politique nationale. Elles estiment que les 10 milliards d'euros d'économies prévues doivent être réalisées quoi qu'il arrive à la crise politique. Les Jongsocialisten, mouvement de jeunesse de Vooruit, n'ont pas signé. Leur président Brent Bellefroid a déclaré :
« Nous n'allons pas faire cela aux dépens des travailleurs, des malades et des pensionnés. »
Bellefroid estime que l'effort doit être partagé équitablement, avec une contribution des plus fortunés, millionnaires compris.
Le point de blocage : les épaules les plus solides
La dernière table budgétaire de De Wever prévoyait une contribution de 1,2 milliard d'euros des épaules les plus solides. Le MR la jugeait trop élevée, tandis que Vooruit la trouvait trop faible, et le vice-Premier ministre socialiste Frank Vandenbroucke a mis en garde contre « une boîte vide ». Selon des sources, la table contenait 250 millions d'euros de mesures sur les entreprises, plus 170 millions d'euros d'économies sur les sociétés sans personnel et avec un seul client. Le relèvement du taux de la taxe sur les titres de 0,3 à 0,4 pour cent devait rapporter 300 millions d'euros, et une nouvelle taxe sur les actions nominatives des sociétés cotées devait en rapporter 300 millions d'euros supplémentaires.
- Relèvement du taux de la taxe sur les titres (de 0,3 à 0,4 pour cent)
- 300 millions d'euros
- Taxe sur les actions nominatives des sociétés cotées
- 300 millions d'euros
- Mesures sur les entreprises
- 250 millions d'euros
- Économies sur les sociétés sans personnel et avec un seul client
- 170 millions d'euros
Données tirées du texte de l’article
Les actions nominatives sont détenues directement par la société, souvent dans des entreprises familiales et des PME, même si des entreprises plus grandes sont aussi concernées, et les fondateurs devaient en être exemptés. Le fondateur et directeur général d'Odoo, Fabien Pinckaers, avait menacé cet été de quitter le pays si une taxe sur la fortune frappant ses actions était introduite, un projet qu'il chiffrait à 30 millions d'euros d'impôts par an. Vooruit est tiède sur le relèvement de la taxe sur les titres, arguant que cette taxe approche de son plafond. Le parti doute aussi qu'une taxe sur les actions nominatives survive à la Cour constitutionnelle, par crainte d'une discrimination. Le CD&V voit dans la taxe sur les titres le meilleur moyen de cibler les véritables riches.
La suite
La décision du roi sur la démission de De Wever est attendue pour vendredi 6 novembre. D'ici là, la question de savoir qui paie la part des épaules les plus solides reste le point central des discussions. La taxe sur les titres et la taxe prévue sur les actions nominatives sont au cœur du différend. Aucun parti ne vise ouvertement de nouvelles élections, mais l'estimation de 50/50 avancée par Prévot maintient cette issue en vue.
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Sources et contexte
- De StandaardLa présidente du N-VA Van Peel est partie sans commentaire après avoir vu le RoiN-VA-voorzitter Van Peel zonder commentaar vertrokken bij koning · original en néerlandais
- De StandaardValerie Van Peel (N-VA) arrive en tant que dernière présidente de parti chez le RoiValerie Van Peel (N-VA) komt als laatste partijvoorzitter in de rij aan bij de koning · original en néerlandais
- 7sur7Feuilleton de "drama queens" ou réel intérêt: comment le Roi peut-il débloquer la situation?
- De MorgenQue veut demander le Premier ministre De Wever aux épaules les plus solides ? Son offre ultime analyséeWat wil premier De Wever vragen van de sterkste schouders? Zijn ultieme bod ontleed · original en néerlandais
- Bart De Wever
- Premier ministre N-VA dont le roi examine la démission jusqu'à vendredi 6 novembre
- Valerie Van Peel
- Présidente de la N-VA qui s'est rendue chez le roi sans faire de commentaire
- Maxime Prévot
- Vice-Premier ministre des Engagés qui a estimé à 50/50 la probabilité d'élections
- Vincent Van Peteghem
- Ministre du Budget CD&V qui met en garde contre des élections et un scénario à la grecque
- Frank Vandenbroucke
- Vice-Premier ministre socialiste (Vooruit) qui a mis en garde contre une boîte vide
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