RécitÉlections législatives en Israël

Élections · Tel-Aviv et Jérusalem

Les sondages de sortie des urnes en Israël montrent une impasse, ni Netanyahu ni Eisenkot n'approchant la majorité

Les sondages de sortie des urnes publiés mardi 27 octobre ne plaçaient ni le bloc Likoud de Benjamin Netanyahu ni l'alliance d'opposition autour de Gadi Eisenkot en mesure d'atteindre les 61 sièges nécessaires pour obtenir la majorité à la Knesset, qui en compte 120.

Texte IA fondé sur les articles de The Independent, Irish Independent, Le Monde.fr et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Photo : יהב טרודלר (Yahav Studio‬‏), CC BY-SA 3.0 (Wikimedia Commons, recadrée)
Comment on en est arrivé là
  1. Avant l'ouverture des bureaux de voteTrump réaffirme son soutien « complet et total » à Netanyahu
  2. Ouverture des bureaux, 7 heures heure localeLe vote commence, les bureaux devant fermer à 22 heures
  3. Fermeture des bureaux, 22 heures heure localeFin du vote, suivie des sondages de sortie des urnes
  4. Publication des sondages de sortie des urnesLes chaînes de télévision ne placent aucun des deux dirigeants en mesure d'obtenir une majorité

Les sondages de sortie des urnes ne dégagent aucun vainqueur

Les sondages de sortie des urnes diffusés par les chaînes de télévision israéliennes mardi 27 octobre dessinaient une impasse apparente. Ni le bloc Likoud de Benjamin Netanyahu ni l'alliance d'opposition autour de Gadi Eisenkot ne semblaient en mesure d'atteindre les 61 sièges nécessaires. Les bureaux de vote ont ouvert à 7 heures, heure locale, et devaient fermer à 22 heures. Les résultats définitifs pourraient prendre plusieurs jours, et les petits partis pourraient finalement décider qui formera le gouvernement. Aucun parti dans l'histoire de la Knesset n'a remporté 61 sièges à lui seul : les négociations de coalition sont donc la voie habituelle, et Netanyahu pourrait rester en fonction à titre intérimaire pendant leur déroulement.

Participation et vote de la diaspora

La participation s'annonçait comme la plus élevée depuis des décennies. Sacha Kester, spécialiste d'Israël qui s'est exprimée depuis Tel-Aviv pour De Volkskrant, a déclaré qu'il s'agissait de la plus forte depuis 1973. Yossi Shain, politologue à l'université de Tel-Aviv et ancien député, a confié à La Stampa qu'elle était déjà la plus élevée depuis 45 ans. Kester a estimé qu'environ 70 000 Israéliens vivant à l'étranger étaient revenus voter, un groupe qui, selon elle, s'oppose généralement à Netanyahu. Shain a indiqué que des dizaines de milliers de personnes avaient fait le déplacement, de quoi peut-être faire basculer un ou deux sièges, tout en précisant qu'il s'agissait d'impressions avant le dépouillement.

Participation arabe et Liste commune

Kester a indiqué que les Arabes israéliens, qui représentent environ 20 % de la population, votaient en nombre, ce qui, selon elle, inquiétait le camp de Netanyahu. Les pronostiqueurs restaient prudents sur l'effet de ce vote, mais une forte hausse des suffrages des Israéliens d'héritage palestinien pourrait limiter les gains de la coalition de droite de Netanyahu. Tout gouvernement formé pour l'écarter aurait probablement besoin du soutien des partis arabes, une perspective que nombre de dirigeants de partis juifs jugent contestable. Sami Abu Shehadeh, ancien député écarté de la course, dirige Balad, parti nationaliste palestinien et antisioniste. Il a été écarté après que la commission électorale israélienne s'est prononcée contre lui à cause d'un article qu'il avait écrit à chaud sur le 7 octobre, et la Cour suprême a refusé d'annuler cette décision. Interrogé par Il Fatto Quotidiano, il a prédit la plus forte participation arabe jamais enregistrée et peut-être 10 sièges pour la Liste commune, mais, à la question de savoir si cette liste soutiendrait Eisenkot, il a répondu par un soupir en demandant pourquoi on continuait à traiter Israël comme un État normal.

Trump, Netanyahu et le dernier sprint

Avant l'ouverture des bureaux de vote, Donald Trump a réaffirmé son soutien « complet et total » à Netanyahu. Il a également fait allusion au conflit non résolu entre les États-Unis et Israël face à l'Iran, écrivant que « nous finirons bientôt le travail » à moins que « ils ne changent de méthode, rapidement ». Il a ajouté un avertissement sur la direction israélienne :

« Si Israël a le mauvais dirigeant, c'est-à-dire quiconque d'autre que Bibi [Netanyahu], l'Amérique devra faire ce travail elle-même, et je n'y suis pas enclin. »

Donald Trump, président américain ayant publiquement soutenu Netanyahu avant le vote

Netanyahu a exhorté ses partisans à se rendre aux urnes. Dans une vidéo décrite par De Volkskrant, il a demandé à ses sympathisants de renoncer à la plage et au barbecue pour aller voter, et il a présenté la journée en des termes crus :

« C'est un moment décisif. »

Benjamin Netanyahu, premier ministre israélien cherchant à se maintenir au pouvoir après le scrutin

Le Monde décrit Yair Netanyahu, le fils du premier ministre, comme omniprésent sur les réseaux sociaux, où il a mis en marche une « machine à poison » pour nuire aux adversaires de son père.

Les deux principaux concurrents

Netanyahu, 77 ans, a passé près de 19 des 30 dernières années à la tête du gouvernement et a survécu à plusieurs crises politiques. Il nie les accusations de corruption qui le visent de longue date et fait face à des critiques sur les défaillances du renseignement qui ont permis à des combattants dirigés par le Hamas de tuer 1 200 personnes et de prendre 251 otages. Eisenkot, 66 ans, est un ancien chef d'état-major qui met en avant ses références en matière de sécurité tout en se positionnant comme centriste sur le plan intérieur. La guerre à Gaza lui a pris un fils et deux neveux. Il est entré en politique il y a quatre ans, a rejoint le cabinet de guerre de Netanyahu après l'attaque du Hamas et en est parti huit mois plus tard, critiquant la direction du premier ministre. Environ 60 % des parieurs de Polymarket misaient sur Eisenkot comme prochain premier ministre, contre 27 % pour Netanyahu.

Parieurs de Polymarket soutenant chaque candidat comme prochain premier ministre%
Gadi Eisenkot
60 %
Benjamin Netanyahu
27 %

Données tirées du texte de l’article

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Sources et contexte

Tel-Aviv, Jérusalem · Israël

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