Généré par IA·En savoir plus
© ANSA.it
Conflits·hier

États-Unis et Iran : un accord préliminaire pour rouvrir le détroit d'Ormuz, malgré les obstacles au Liban et sur le nucléaire

Un accord préliminaire entre Washington et Téhéran permettrait de prolonger un cessez-le-feu fragile et de rouvrir le détroit d'Ormuz, mais sa concrétisation dépend d'une signature prévue vendredi à Genève et se heurte à la guerre menée par Israël au Liban ainsi qu'au programme nucléaire iranien.

De l'hélicoptère abattu à une paix fragile

Le 9 juin, les forces américaines ont lancé des frappes contre l'Iran après que Téhéran a abattu un hélicoptère américain au-dessus du détroit d'Ormuz, provoquant l'escalade la plus vive depuis des années. Quelques jours plus tard, le président Donald Trump a annoncé sur les réseaux sociaux qu'un accord serait signé dimanche, promettant que le détroit serait « ouvert à tous » immédiatement après. Les deux parties ont finalement conclu un accord initial le lundi 15 juin, le médiateur pakistanais fixant une signature officielle pour vendredi à Genève.

Je souhaiterais que la France puisse déployer un ou deux navires.

L'accord prolongerait le cessez-le-feu et ouvrirait la voie à la réouverture de la voie maritime, mais le trafic devrait rester restreint jusqu'à la signature définitive.

Les obstacles sur la route de vendredi

Des difficultés subsistent. Israël, qui n'est pas partie prenante à l'accord, maintient qu'il ne se retirera pas des zones occupées au Liban et poursuivra ses opérations contre le Hezbollah. L'Iran a exigé que tout accord visant à mettre fin au conflit plus large inclue un arrêt des combats au Liban.

Il reste beaucoup à faire pour vendredi.

Le pacte accorde également un délai de 60 jours pour résoudre le statut du stock d'uranium hautement enrichi et du programme atomique iranien, une question qui avait nécessité des années de négociations lors de l'accord de 2015, dont Donald Trump s'était retiré.

Une flottille européenne prête à sécuriser le détroit

S'exprimant lors du sommet du G7 à Évian-les-Bains, le président français Emmanuel Macron a déclaré que la France et le Royaume-Uni sont prêts à diriger une mission navale, avec le soutien des Pays-Bas et de l'Italie, pour sécuriser le détroit une fois l'accord États-Unis-Iran mis en œuvre. La France pourrait déployer des avions de chasse sous 24 heures, des frégates sous 48 heures et un porte-avions peu après. Emmanuel Macron a averti que la réouverture du détroit assortie de péages violerait le droit international.

Nous sommes prêts à avoir, dès demain, des avions de chasse sur site qui peuvent aider aux missions de reconnaissance. Sous 48 heures, des frégates peuvent évidemment être déployées, puis le porte-avions. En somme, nous sommes prêts.

Chronologie : des frappes américaines à l'accord de réouverture d'Ormuz
  1. Les États-Unis lancent des frappes contre l'Iran après que Téhéran a abattu un hélicoptère au-dessus du détroit d'Ormuz.
  2. Donald Trump annonce qu'un accord sera signé dimanche et que le détroit rouvrira immédiatement après.
  3. Les États-Unis et l'Iran parviennent à un accord préliminaire ; le Pakistan annonce une signature pour vendredi à Genève.
  4. Emmanuel Macron déclare qu'une mission navale européenne sera prête en quelques jours une fois l'accord appliqué.
  5. Signature prévue de l'accord à Genève, suivie de la réouverture du détroit d'Ormuz.

Les marchés pétroliers attentifs au calendrier de réouverture

Le président français a ajouté que les consommateurs observeraient les effets sur les prix du pétrole « dans les semaines à venir », soulignant l'urgence de pérenniser cette réouverture. Les prix mondiaux de l'énergie, des denrées alimentaires et des matières premières ont grimpé après la fermeture du détroit, et les dirigeants, de l'Europe à la Chine, ont salué cet accord préliminaire.

Dans les semaines à venir, nous aurons un impact sur les prix du pétrole.

Le Liban espère une retombée pacifique

Le président libanais Michel Aoun a exprimé l'espoir que l'accord États-Unis-Iran « mette fin définitivement » à la guerre entre Israël et le Hezbollah, qualifiant la sécurité du Liban de « partie intégrante de tout effort visant à consolider la stabilité dans la région ».

Évian-les-Bains · Genève · Détroit d'Ormuz · Washington · Téhéran · Beyrouth · Londres

8 sources

Recevoir Pollar Weekly

La semaine en actu, chaque vendredi. Gratuit.

Gratuit. Sans traceurs, sans pub. Désinscription à tout moment.

Plus de Politique & Économie