Élections · Jérusalem et Nazareth

La élections israéliennes ne dégagent aucune majorité claire, le Likoud en tête des premières projections

Netanyahu affirme que les vrais résultats seront connus dans un ou deux jours, tandis que les partis arabes pourraient être arbitres avec environ 18 sièges.

Texte IA fondé sur les articles de The New York Times, The Independent, Al Jazeera Online et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Jérusalem, Nazareth · Israël

Décompte initial et projections

Les Israéliens ont voté le mardi 27 octobre et le résultat reste en suspens. Avec plus de la moitié des bulletins dépouillés, The Times of Israel créditait le bloc de Benjamin Netanyahu de 56 sièges et l'alliance de Gadi Eisenkot de 49, sans qu'aucun des deux ne paraisse en mesure de dégager une voie claire vers une majorité de gouvernement. Les chaînes israéliennes 12 et 13 projetaient le Likoud à environ 27 sièges et le parti Yashar d'Eisenkot à 21, ce qui donnerait au Likoud une avance nette sur tous les autres partis. Netanyahu a déclaré à ses partisans au siège du Likoud, à Jérusalem-Ouest, que les « vrais résultats » seraient connus dans un ou deux jours. La commission électorale centrale israélienne a estimé la participation à environ 77,7 %, ce que The Independent a décrit comme la plus élevée depuis des décennies.

Sièges projetés à ce stade, Likoud et Yasharsièges
Likoud
27 sièges
Yashar (Eisenkot)
21 sièges

Données tirées du texte de l’article

Les partis arabes en position d'arbitres

Le décompte n'étant pas achevé, les partis menés par des Arabes détiennent environ 18 sièges, près du double des 10 obtenus lors du dernier scrutin, selon The Independent. Ces partis pourraient faire franchir le seuil de 61 sièges à un bloc d'opposition en difficulté au sein d'une Knesset de 120 sièges, ce qui leur donnerait les moyens de peser sur les droits des communautés arabes et sur une perspective d'État palestinien. Netanyahu a clairement fait savoir qu'il ne formerait pas de coalition avec eux, une démarche qui compromettrait son partenariat avec les groupes de colons d'extrême droite, comme ceux d'Itamar Ben Gvir. Au siège de la Liste commune à Nazareth, la nouvelle selon laquelle le parti pourrait obtenir jusqu'à 12 sièges a été accueillie par des manifestations de joie.

« Nous refusons l'occupation et le racisme, et nous resterons ici. »

Faten Gattas, candidate de la Liste commune citée au siège du parti à Nazareth

La candidate de la Liste commune Faten Gattas a exposé clairement la position du parti après la publication des premiers résultats.

Les arguments de Netanyahu pour un nouveau mandat

Netanyahu a soutenu qu'un gouvernement de droite devait être formé pour garantir la sécurité d'Israël à long terme et qu'il ne pouvait s'appuyer sur des partis arabes « qui sont contre notre existence ». S'exprimant à Jérusalem, il a énuméré ce qu'il a présenté comme les acquis de son mandat depuis 2022. Il a affirmé qu'Israël avait éliminé Mohammed Deif, Ismail Haniyeh, Yahya Sinwar, Hassan Nasrallah et le guide suprême iranien Ali Khamenei, et il a cité les zones de sécurité à l'intérieur de Gaza, au Liban et en Syrie.

« Nous avons accompli des merveilles qui ont changé le visage du Moyen-Orient. »

Benjamin Netanyahu, premier ministre israélien et chef du Likoud

Netanyahu a également déclaré qu'Israël avait une occasion historique, avec le président américain Donald Trump, d'écarter définitivement la menace iranienne. Alon Pinkas, ancien ambassadeur israélien qui fut consul général à New York, estime que le parti arrivé en tête pourrait devoir conclure un accord de coalition inconfortable pour gouverner, alors que les électeurs de l'opposition ne voudraient pas d'un accord avec le bloc de Netanyahu. Marwan Bishara, analyste politique senior d'Al Jazeera, a déclaré que Netanyahu avait tenté d'afficher un « visage brave » quant aux perspectives de son parti.

Les enjeux régionaux

The New York Times rapporte que peu de gens au Moyen-Orient attendent un tournant dans les relations avec Israël, et les analystes s'attendent à ce que le résultat laisse largement intacte la doctrine sécuritaire israélienne. Cette doctrine, durcie depuis les attaques menées par le Hamas le 7 octobre 2023, consiste à affaiblir l'Iran, à occuper des zones du Liban et de la Syrie et à privilégier souvent la force militaire sur la diplomatie. Le chroniqueur de l'Irish Times Michael McDowell cite des médias américains selon lesquels Netanyahu aurait cherché à lancer une action militaire contre l'Iran avant le scrutin, action à laquelle l'armée israélienne aurait apparemment refusé de participer. McDowell soutient également qu'une telle attaque aurait pu faire monter les prix du pétrole et du gaz, compliquant les efforts de Donald Trump pour conserver le contrôle du Congrès lors des élections de mi-mandat. Il écrit qu'il y a tout lieu de soupçonner que de nouvelles attaques militaires contre l'Iran pourraient suivre les élections si les deux dirigeants se maintiennent au pouvoir.

La suite

La formation d'une coalition en Israël devrait être un processus difficile et imprévisible, compte tenu de la proportionnalité radicale du système électoral, selon McDowell. Netanyahu affirme que les vrais résultats seront connus dans un ou deux jours. McDowell présente le choix offert aux électeurs comme celui entre un gouvernement allié à la droite et une Knesset ouverte à la solution à deux États, soutenue par la grande majorité des États membres de l'ONU.

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