Généré par IA·En savoir plus
© NOS
Sécurité·hier

Au moins 15 morts et plus de 70 blessés dans un incendie dans un dortoir de filles au Kenya

Un incendie dévastateur a ravagé un dortoir de l'Utumishi Girls Academy à Gilgil, dans le comté de Nakuru, tuant au moins 15 élèves et en blessant environ 73, tandis que les autorités continuent de rechercher des enfants disparus.

Un incendie ravage un dortoir tôt le matin

Vers 3 h 30, heure locale, jeudi, un incendie s'est déclaré dans un dortoir de l'Utumishi Girls Academy Senior School à Gilgil, dans le comté de Nakuru, à environ 120 kilomètres au nord-ouest de Nairobi. L'école, qui accueille plus de 800 lycéennes, hébergeait environ 220 élèves dans le dortoir touché. Les flammes ont rapidement consumé le deuxième étage, ne laissant que des murs calcinés et des fenêtres brisées, comme le montrent les images diffusées par Citizen Television. Au moins 15 élèves ont perdu la vie, certaines sources, dont un responsable de la police cité par l'Agence France-Presse, faisant état de 16 morts. La Croix-Rouge kényane et d'autres agences ont signalé que 73 autres personnes avaient été blessées, certaines grièvement ; beaucoup avaient sauté des fenêtres supérieures pour échapper aux flammes.

Chronologie de l'incendie du dortoir de Gilgil
  1. L'incendie se déclare dans le dortoir de l'Utumishi Girls Academy
  2. La Croix-Rouge kényane et les équipes d'urgence interviennent
  3. Évacuation des survivantes ; les blessées transportées à l'hôpital
  4. Le ministre de l'Intérieur Kipchumba Murkomen arrive ; les parents se rassemblent
  5. La police ratisse la zone à la recherche d'élèves disparues ; la DCI ouvre une enquête

Intervention d'urgence et recherches en cours

Les pompiers et la police se sont précipités sur les lieux et ont combattu l'incendie tout en évacuant les survivants. La Croix-Rouge kényane a déployé des équipes pour porter assistance, et les unités de réponse aux catastrophes du comté se sont jointes à l'opération multi-agences. Les élèves blessées ont été transportées vers les hôpitaux voisins du comté de Nakuru, où elles ont reçu des soins d'urgence. Masoud Mwinyi, assistant de l'inspecteur général adjoint de la police, a déclaré aux journalistes que 50 agents ratissaient les environs à la recherche d'élèves qui auraient pu fuir dans la panique et rester introuvables.

À cause de ce choc, de cette peur et de cette anxiété, beaucoup de gens sont sortis, et il faisait nuit.

Le ministre de l'Intérieur, Kipchumba Murkomen, s'est rendu sur place jeudi matin pour évaluer la situation et rencontrer les familles en détresse. La Direction des enquêtes criminelles, dirigée par Mohammed Amin, a ouvert une enquête préliminaire sur la cause de l'incendie, qui restait inconnue jeudi après-midi.

Les parents se rassemblent dans l'angoisse

Alors que la nouvelle de la tragédie se répandait, des dizaines de parents se sont précipités aux portes de l'école, désespérés d'obtenir des informations sur leurs filles. Wambui Nderitu, dont la nièce a survécu à l'incendie mais s'est cassé la jambe, a décrit la détresse des familles.

Certaines de celles qui étaient au dernier étage ont dû sauter, c'est pour ça qu'elles sont blessées.

Le gouvernement a promis des services de soutien psychologique pour les familles touchées, et les enquêteurs s'efforcent de retrouver tous les élèves.

Une tragédie nationale récurrente

Cet incendie est le dernier d'une longue série d'incendies meurtriers dans les internats kényans. En septembre 2024, 21 garçons avaient péri dans un incendie de dortoir dans le comté de Nyeri. En 2017, neuf filles étaient mortes dans un incendie dans une école du bidonville de Kibera à Nairobi. L'incendie scolaire le plus meurtrier du pays remonte à 2001, lorsque 67 élèves avaient péri dans le comté de Machakos après que des élèves eurent mis le feu à un dortoir. Un rapport du vérificateur général de 2022 a révélé que la plupart des écoles secondaires publiques manquaient de préparation de base en matière d'incendie, notamment d'extincteurs et d'alarmes fonctionnels, malgré un manuel national de sécurité détaillé publié en 2008. Les autorités n'ont pas encore déterminé si l'incendie de Gilgil était accidentel ou criminel, bien que des incidents passés aient été liés à des incendies criminels d'élèves protestant contre une discipline sévère et de mauvaises conditions. Le système d'internat généralisé au Kenya, en particulier dans les zones rurales où les trajets peuvent prendre des heures, fait que ces tragédies touchent un grand nombre d'enfants.

Incendies scolaires les plus meurtriers au Kenya depuis 2001 · deaths
Machakos (2001)
67 deaths
Kibera (2017)
9 deaths
Nyeri (2024)
21 deaths
Gilgil

8 sources

Plus de Société & Science
Cap Canaveral · Cocoa Beach
Leipzig
Kinshasa · Kampala · Bengaluru