
Le magnat de la mode canadien Peter Nygard reconnu coupable d'agression sexuelle dans les années 1990 à Montréal, s'ajoutant à une peine de 11 ans
L'ancien dirigeant de la mode de 84 ans, déjà condamné à 11 ans de prison pour des agressions à Toronto, a choisi de ne pas contester les preuves d'un incident de 1997-1998 dans son penthouse de Montréal.
Verdict de culpabilité à Montréal
Le lundi 13 juillet 2026, Peter Nygard, 84 ans, a été reconnu coupable d'agression sexuelle et de séquestration par un juge québécois à Montréal. Il a comparu par liaison vidéo depuis la prison ontarienne où il purge une peine de 11 ans pour avoir agressé sexuellement quatre femmes à Toronto. Nygard a choisi de ne pas contester le résumé de l'accusation, mettant brusquement fin à un procès prévu de 10 jours devant un juge seul. Les procureurs québécois l'avaient inculpé en 2022 pour un chef d'agression sexuelle et un chef de séquestration.
Le revirement de M. Nygard a été assez soudain.
Le procureur de la Couronne Laflamme a ajouté que la plaignante était prête à témoigner. L'avocate de la défense Gerri Wiebe a déclaré par la suite que la décision de ne pas contester avait été influencée par sa santé fragile et la menace d'extradition vers les États-Unis. L'identité de la plaignante reste protégée par une ordonnance de non-publication.
L'agression de 1997-1998
Les documents judiciaires détaillent que Nygard a rencontré la victime dans un bar lorsqu'elle avait 18 ans et aspirait à devenir mannequin. Il a organisé un déjeuner pour discuter de sa carrière, puis lui a dit qu'il avait oublié ses clés et l'a emmenée dans son penthouse de Montréal. Une fois à l'intérieur, il l'a enfermée dans la chambre et l'a agressée sexuellement. L'agression a eu lieu entre novembre 1997 et novembre 1998. Il lui a ensuite promis une vie de luxe aux Bahamas à condition qu'elle ait des relations sexuelles avec lui et d'autres femmes.
La juge Nathalie Fafard a accepté la condamnation de Nygard à Toronto en 2023 comme preuve de faits similaires, notant les parallèles dans la façon dont il ciblait les jeunes femmes et exploitait son statut de magnat de la mode.
Un bilan juridique qui s'alourdit
Nygard, qui a immigré au Canada depuis la Finlande lorsqu'il était enfant, a fondé Nygard International, l'un des plus grands fabricants de vêtements pour femmes au Canada. Il organisait des fêtes remplies de célébrités dans sa propriété des Bahamas avant que son empire commercial ne s'effondre sous le poids des allégations d'agression sexuelle. Il purge déjà une peine de 11 ans prononcée en septembre 2024 pour l'agression de quatre femmes à Toronto entre la fin des années 1980 et 2005. Un jury torontois l'a condamné en 2023, et une cour d'appel de l'Ontario a rejeté son recours plus tôt cette année.
En octobre 2025, d'autres accusations historiques au Manitoba ont été suspendues après qu'un juge a statué que la police n'avait pas conservé d'anciens dossiers, violant le droit de Nygard à un procès équitable.
- Nygard agresse sexuellement et séquestre une jeune femme de 18 ans dans son penthouse de Montréal.
- Démissionne de son poste de président ; Nygard International dépose le bilan après le raid du FBI.
- Les procureurs québécois inculpent Nygard d'agression sexuelle et de séquestration.
- Un jury torontois le condamne pour agression sexuelle sur quatre femmes.
- Condamné à 11 ans de prison dans l'affaire de Toronto.
- Accusations suspendues au Manitoba en raison de problèmes de procédure.
- Un juge québécois le déclare coupable ; Nygard ne conteste pas les preuves.
L'extradition vers les États-Unis se profile
Alors que ses procédures canadiennes sont en grande partie résolues, Nygard fait face à une extradition vers New York, où il est inculpé de neuf chefs d'accusation, notamment d'association de malfaiteurs et de trafic sexuel. Les procureurs américains décrivent un "schéma de conduite criminelle sur plusieurs décennies" impliquant au moins une douzaine de victimes entre 1990 et 2020. Nygard a démissionné de son poste de président de Nygard International en 2020, peu avant que l'entreprise ne dépose son bilan après que le FBI a perquisitionné son siège social à New York.
Sa santé est fragile et le transférer maintenant pourrait mettre sa vie en danger.
Wiebe a déclaré que Nygard demandera au ministre canadien de la Justice de suspendre l'extradition en raison de son âge et de sa santé précaire. La date de la peine pour la condamnation au Québec n'a pas encore été fixée.


